Archives pour octobre 2009

CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L’IMPERIALISME

octobre 31, 2009

CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L’IMPÉRIALISME

Le monde capitaliste s’apprête à célébrer en grande pompe le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Des cérémonies et des festivités sont prévues dans des différentes villes européennes notamment à Berlin en présence des deux caniches de l’impérialisme, l’ancien électricien des chantiers polonais de Gdansk, Lech Walesa et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente un essai psychanalytique de l’événement, on découvre derrière les délires médiatiques et le pavoisement, un monde capitaliste comateux depuis l’effondrement des grandes américaines et un système impérialiste en état de décomposition avancé.

 

Si l’on suit la chronologie exacte des événements qui ont abouti à la chute du mur de Berlin, le monde capitaliste aurait dû célébrer l’événement non pas un 9 novembre mais un 10 septembre. Car, la chute du mur de Berlin a réellement commencé non pas le 9 novembre 1989 mais le 10 septembre 1989 quand 12 000 européens affluèrent sur les frontières autrichiennes dont la majorité était originaire de l’ex-RDA. Le 9 novembre 1989 n’était qu’une mise en scène orchestrée par les mass medias américaines et européennes à des fins de propagande politique. La réunion tenue à Malte en décembre 1989 entre George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev rappelle curieusement à celle de Yalta (4-11 février 1945) entre Roosevelt, Staline et Churchill à une différence près, la rencontre de Malte allait annoncer l’émergence d’un monde unipolaire sous l’hégémonie américaine alors que la conférence de Yalta était le prélude de la guerre froide et de la division du monde en deux blocs.

 

Une analyse minutieuse et une rétrospective de la chute du mur de Berlin montrent que le 9 novembre 1989 n’est qu’en apparence le triomphe du capitalisme sur le socialisme, et celui de l’idéologie du marché sur le communisme. Bien au contraire, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 sonne le glas de l’hégémonie américaine et marque après coup le commencement de la fin du système impérialiste. Sans aucun doute, la chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est ont-elles été une aubaine pour les capitalistes européens et américains en fermant les usines et en démantelant les industries non rentables en Europe et aux Etats-Unis pour les délocaliser dans les ex-Etats socialistes où la main-d’œuvre est bon marché.

 

DES GUERRES SANS ISSUE

 

L’idée que le 9 novembre 1989 marque la fin de l’histoire avec la fin de la guerre de la guerre froide et le triomphe du capitalisme sur le communisme relève du fantasme idéologique de Fukuyama et ses acolytes. Avec la chute du mur de Berlin et la disparition de l’union soviétique, les Etats-Unis étaient devenus incontestablement le maître incontesté du monde. Le seul Etat socialiste qui résistait à l’hégémonie américaine, l’ex-Yougoslavie, a été démantelée et dépecée en une myriade d’enclaves et de chapelles. Quand Milosevic a voulu résister, l’Otan s’était chargée de l’éliminer par la force et la violence d’abord en bombardant la Serbie en avril-mai 1999 et ensuite en le punissant par la création d’un tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Un mois après les événements du 11 septembre 2001, les Etats-Unis sous le couvert de l’Otan bombardent l’Afghanistan et éliminent les Talibans du pouvoir à Kaboul. A peine terminée la guerre en Afghanistan que les Américains et leurs satellites commençaient à préparer leur prochaine guerre contre le régime irakien de Saddam Hussein accusé de cacher les fameuses ADM(armes de destruction massive). Après l’occupation de l’Irak le 9 avril 2003, les Etats-Unis avaient pour prochaine cible le régime syrien de Bachar Al-Assad accusé de soutien au Hezbollah libanais et aux terroristes palestiniens. L’Iran qui faisait partie de l’Axe du mal avec l’Irak et la Corée du Nord était également en ligne de mire de l’administration Bush. Pour instaurer la pax americana au Moyen Orient, les Etats-Unis ont poussé Israël, leur fidèle allié dans la région à liquider les deux mouvements de résistance, le Hezbollah libanais durant la guerre de juillet-août 2006 et le Hamas palestinien pendant la guerre de Gaza de décembre 2008-janvier 2009. 

 

DÉCONFITURE DE LA PUISSANCE AMÉRICAINE

 

Grâce à la résistance irakienne et aux Talibans, les Etats-Unis ont lamentablement échoué en Irak et en Afghanistan après avoir subi de lourdes pertes en hommes et après avoir dépensé des sommes astronomiques. Les Etats-Unis sont aujourd’hui un pays exsangue à cause de leurs guerres extérieures et une économie en panne. Pour l’instant il n’existe aucune solution en vue pour sortir des bourbiers irakiens et afghans. Pendant que les Américains sont embourbés en Irak et en Afghanistan, la Russie et la Chine étendent leur zone d’influence, la première en opérant un retour en force dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale et du Caucase happées un moment par l’oncle SAM et la deuxième en prenant pied en Afrique et au Moyen-Orient. L’impotence américaine et l’inaction de l’OTAN et de l’Europe durant la guerre russo-géorgienne de l’été 2008 montrent un reflux de l’influence américaine dans la région de la mer caspienne. 

 

Aux déboires des Etats-Unis en Asie centrale s’ajoutent ceux du Moyen-Orient où Israël soutenu par son allié et protecteur américain s’est montré incapable de vaincre et d’éliminer les deux seuls mouvements de résistance au Moyen-Orient, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Mais le plus grand échec les Etats-Unis Moyen-Orient Moyen Orient réside dans son incapacité à faire plier l’Iran sur son programme nucléaire. Malgré les pressions internationales et les menaces permanentes de sanction, l’Iran n’a pas bougé d’un iota sur son programme nucléaire et il l’a monté encore une fois lors des dernières négociations de Vienne grâce à une patiente et efficace diplomatie fondée sur le principe du « oui mais ».

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FAOUZI ELMIR

Mots-clés : mur de Berlin, capitalisme, impérialisme

 

 

 

  

LA FIN DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

octobre 24, 2009

LA FIN DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

 

Il faut d’abord dire quelques mots sur ce que nous entendons par propagande sioniste internationale. Il convient de distinguer entre propagande sioniste internationale et propagande sioniste menée à l’intérieur de l’État d’Israël. Une propagande sioniste internationale est le fait de groupes, de partis politiques, de lobbies juifs et non juifs, de gouvernements comme ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne, etc. Par leur défaitisme, les pays arabes font indirectement de la propagande sioniste internationale. Rappelons qu’une propagande vise des objectifs et nécessite une organisation sophistiquée. L’objectif de la propagande est la modification de la posture psychologique des individus en vue de l’action ou de prise de position par rapport à un problème donné. Pour atteindre son objectif, la propagande utilise des moyens de communication de masse, les mass medias. Dans nos sociétés capitalistes, ceux qui peuvent faire de la propagande, ce sont les grands groupes capitalistes et les États qui les servent, c’est-à-dire ceux qui détiennent les moyens financiers pour acheter et contrôler les mass medias. Contrairement aux apparences trompeuses, il n’y a pas plusieurs propagandes dans les sociétés capitalistes, il ne saurait y avoir qu’une seule, la propagande capitaliste. Les « deux partis uniques » qui alternent au pouvoir pour mieux gérer les intérêts du Capital aux Etats-Unis et en Europe sont élus avec l’aide des mass medias détenues et contrôlées par ce même Capital. Pour dissiper un dernier malentendu lourd de conséquences, il n’y a aucune différence entre la propagande politique des capitalistes privés et la propagande d’État, car l’une et l’autre concourent à une même fin, créer des individus aliénés et abrutir les masses pour mieux les dominer.

 

Cela dit, s’il est impossible de mener une contre-propagande à l’intérieur des États, il n’en est pas de même à l’échelle internationale où une propagande politique peut être combattue et neutralisée par une propagande adverse du fait de l’existence de clivages idéologiques entre les Etats. Par exemple, à l’époque de l’Union soviétique et du bloc socialiste, la propagande capitaliste internationale avait en face d’elle une propagande capable de la contrecarrer. Pour annihiler les effets d’une propagande adverse, il faut d’abord se doter de moyens humains et matériels équivalents. Il faut ensuite repérer les thèmes centraux de la propagande adverse et les réfuter systématiquement en faisant apparaître leurs visées idéologiques et politiques. Aujourd’hui, grâce à l’internet et aux satellites, la propagande capitaliste et impérialiste mondiale a du plomb dans l’aile et elle commence à être combattue, neutralisée et démasquée comme propagande. Mais dès lors qu’une propagande a été démasquée comme propagande, elle perd ses effets escomptés. Nous nous trouvons aujourd’hui dans le même cas de figure qu’à l’époque de l’union soviétique et du bloc de l’Est, avec l’émergence d’une contre-propagande menée sur la scène internationale par de nouveaux dirigeants politiques comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez qui n’hésitent pas à se servir des conférences internationales comme tribune politique pour vilipender le sionisme et l’impérialisme. Sans parler d’autres supports d’information indépendants qui ne sont plus tributaires des multinationales de l’information occidentales pour retransmettre leurs propres images, fabriquer leurs propres nouvelles et fournir leurs propres interprétations des faits et des événements. Nous voilà donc à un tournant qui annonce non seulement la fin de la propagande capitaliste, impérialiste et sioniste mais la fin de toutes les propagandes. 

 

LE DESSOUS DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

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FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : propagande, sionisme

LE RAPPORT GOLDSTONE, C’EST DE LA POUDRE AUX YEUX

octobre 20, 2009

RAPPORT GOLDSTONE:

C’EST DE LA POUDRE AUX YEUX

 

Par Faouzi Elmir pour mecanopolis

 

Après maints rebondissements, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (CDH), vient d’adopter le rapport Goldstone sur les crimes commis durant la guerre de Gaza en décembre 2008-janvier 2009. L’adoption du rapport Goldstone a été obtenue grâce au soutien de la Chine, de la Russie, des Etats arabes et d’autres pays du Tiers monde. Les Etats-Unis ont voté contre, la France et l’Allemagne s’étant abstenues. La publication du rapport Goldstone intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre le Hamas et l’Autorité palestinienne dont le représentant avait demandé, lors d’un premier vote, à la surprise générale, le report des discussions au mois de mars prochain.

 

La commission présidée par le juge sud africain, Richard Goldstone, a été créée dans le but de dire si oui ou non il y a eu violations des lois de la guerre et du droit humanitaire international et si des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis pendant l’offensive israélienne contre la bande de Gaza. Comme par le passé, Israël a refusé toute coopération avec la commission d’enquête et a empêché ses membres de se rendre dans les territoires occupés. Les éléments contenus dans le rapport Goldstone ne sont donc pas le résultat d’un travail sur le terrain mais ils ont été rassemblés à partir des rapports et enquêtes réalisés par des ONG et des organisations de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International, et Human Rights Watch. Les conclusions préliminaires du rapport Goldstone constatent qu’en effet des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été commis durant l’offensive israélienne contre la bande de Gaza. Comme on pouvait s’y attendre, dès la publication du rapport Goldstone, le gouvernement israélien, ses défenseurs zélés, les Etats-Unis, l’Europe ainsi que le lobby sioniste international qui contrôle les grands médias internationaux ont violement réagi en qualifiant les conclusions de la Commission Goldstone de partial et d’unilatéral, oeuvre de supporters inconditionnels de la cause palestinienne au sein du conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Les zélotes sionistes accusent le rapport Goldstone d’être l’œuvre de supporters inconditionnels de la cause palestinienne mais ils oublient cependant que Richard Goldstone est d’abord et avant tout un juif sud africain connu pour ses liens et ses amitiés avec plusieurs organisationnels sionistes tant à l’intérieur de l’Etat sioniste qu’à l’extérieur. Pour légitimer la mort de 1400 palestiniens, les 6000 blessés et brûlés par les nouvelles bombes à phosphore et toutes les destructions matérielles, les zélotes sionistes répètent à satiété, la sempiternelle légitime défense et le droit d’Israël de se défendre contre « l’armada » du Hamas qui, comme chacun le sait, n’a que des roquettes artisanales qui sont des pétards mouillés à côté des bombes larguées par l’aviation israélienne. On a pu remarquer qu’après chaque guerre ou massacre de civils palestiniens ou libanais, la propagande sioniste internationale se met rapidement en marche en débitant la même ritournelle qui est aujourd’hui connue et archi connue et qui est usée jusqu’à la corde pour qu’elle mérite un examen attentif ou une quelconque réfutation. Néanmoins, la question récurrente est la suivante: si l’État sioniste n’avait rien à se reprocher pourquoi refuserait-il toute coopération avec les commissions chargées d’enquêter sur les crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en territoires palestiniens occupés?

 

LE RAPPORT GOLDSTONE : UN CADEAU EMPOISONNÉ

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BARACK OBAMA, PRIX NOBEL DE LA PAIX: UNE HISTOIRE A DORMIR DEBOUT

octobre 10, 2009

BARACK OBAMA, PRIX NOBEL DE LA PAIX :

UNE HISTOIRE À DORMIR DEBOUT

 

En lui annonçant l’attribution du prix Nobel de la Paix, Barack Obama s’est dit surpris et l’on comprend parfaitement les motifs de cette divine surprise. Avec cette récompense inattendue, Obama ne croyait guère ses yeux et il a dû demander une consultation urgente à son médecin personnel pour savoir si l’enclume, le marteau, et l’étrier de son oreille moyenne transmettaient normalement les vibrations du tympan aux liquides de son oreille interne. Obama s’est sûrement posé la question suivante «  Qu’ai-je fait pour la paix dans le monde depuis mon arrivée à la Maison Blanche voilà il y a neuf mois pour mériter une telle reconnaissance ”? » Cette interrogation d’Obama conduit à une autre question connexe : sur quels critères se sont-ils fondés les membres du comité Norvégien pour décerner le prix Nobel de la Paix à un président américain qui vient tout juste d’entamer son mandat, dont le pays est en guerre sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan et qui n’a réglé à ce jour aucun des conflits « chauds » dans le monde, notamment le conflit israélo-palestinien ?   

 

Il faut bien reconnaître que la décision du comité Norvégien d’attribuer le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama a de quoi surprendre et déconcerter. D’après le testament d’Alfred Nobel, le prix Nobel de la paix sert à récompenser ceux ou celles qui ont le plus œuvré pour la paix, pour la suppression ou la réduction des armées permanentes et pour le rapprochement des peuples. Les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le Parlement norvégien statuant sur propositions et suggestions émises par des parlementaires, des professeurs d’universités, des magistrats et des conseillers spéciaux membres du comité. Chaque année, sur les centaines de propositions reçues, seules 199 candidatures sont retenues par un jury qui établit une liste de cinq noms parmi lesquels sera ou seront élu(s) le ou les lauréats du prix Nobel de la Paix. L’identité du ou des lauréats est révélée lors d’une conférence de presse tenue dans la vieille ville d’Oslo et le prix Nobel de la paix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.  

 

Contrairement aux autres prix Nobel, physique, chimie, médecine, littérature, le prix Nobel de la paix récompense des actions menées en faveur de la paix, des droits de l’homme et de la promotion de la démocratie dans le monde. Les lauréats des prix de chimie et de médecine récompensent des chercheurs et des romanciers pour leurs travaux, leurs publications et leur contribution dans les domaines de la science et de la littérature. Les travaux des chercheurs et des romanciers sont jugés et évalués par des personnalités appartenant au cercle académique et aux universités et par des écrivains et des romanciers reconnus.

 

L’attribution du prix Nobel de la paix à l’actuel président des Etats-Unis, ne répond à aucun des critères souhaités par son fondateur Alfred Nobel. Depuis son arrivée à la Maison Blanche il y a neuf mois, Obama n’a contribué ni au rapprochement des peuples, ni à la réduction ou à la suppression des armées permanentes ni à la propagation des progrès dans le monde. Bien au contraire, Barack Obama continue la politique de la canonnière de ses proches lointains prédécesseurs. En 1906, le prix Nobel de la paix fut attribué à Théodore Roosevelt qui était un ardent militariste. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a fait des déclarations fracassantes lors  de son discours à l’université du Caire il y a cinq mois sur le rapprochement avec les peuples musulmans. Mais son armée occupe toujours l’Irak et l’Afghanistan et rien ne présage à ce jour un retrait militaire imminent de ces deux pays. Le retrait de l’armée américaine d’Irak reste pour le moment un simple effet d’annonce. En Afghanistan, Obama maintient la politique de son prédécesseur George Bush en refusant toute idée de retrait malgré ses pertes militaires depuis huit ans. Il affirme bien au contraire vouloir continuer la guerre en envoyant dans les prochains jours 40000 militaires supplémentaires qui vont causer encore plus de morts et plus de souffrance à un peuple afghan martyrisé plongé dans des guerres interminables depuis plus d’un quart de siècle. Tous les jours, les l’armée américaine dont Obama est le commandant en chef bombarde et tue des civils en Afghanistan et au Pakistan sous prétexte de la lutte contre le terrorisme. Contrairement aux souhaits du fondateur du prix Nobel de la paix, non seulement Obama ne fait rien pour faire avancer la paix dans le monde mais il contribue à aggraver les tensions et les conflits en cours en œuvrant comme tous ses prédécesseurs pour l’escalade militaire et le renforcement de la soldatesque américaine. 

 

Dans le conflit israélo-palestinien, Barack Obama n’a pour l’instant accompli aucun acte digne d’un prix Nobel de la paix et tous les efforts diplomatiques déployés par son envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient, Mitchell ont été voués à l’échec. Obama n’a même pas pu convaincre son allié israélien, Benyamin Natanyahu, d’arrêter l’extension des colonies en territoires occupés. Dans le dossier iranien, Obama est sur la même longueur d’onde que ses alliés occidentaux qui veulent empêcher l’Iran de maîtriser l’industrie nucléaire et pour prévenir par tous les moyens l’émergence au Moyen-Orient d’une puissance nucléaire rivale de l’État sioniste. D’ailleurs, Barack Obama et son Secrétaire d’État Hilary Clinton ont affirmé à maintes reprises qu’ils ne permettraient jamais à l’Iran d’avoir sa bombe atomique alors que les Etats-Unis possèdent 10 000 têtes nucléaires et qu’ils ont été les premiers à avoir utilisé l’arme atomique contre le Japon les 6 et le 9 août 1945 causant la mort de 240 000 personnes sans parler de toutes les séquelles qui se font sentir même aujourd’hui, 64 ans après Hiroshima et Nagasaki.  

 

La décision du comité norvégien de nobéliser Barack Obama est dictée comme toujours par des arrières politiques et idéologiques. La fondation Nobel est d’abord et avant une institution anticommuniste vouée comme les autres fondations américaines, au maintien du statu quo capitaliste et à la lutte contre le communisme international. Le prix Nobel de la paix fait partie de la panoplie qu’utilisent les États impérialistes pour déstabiliser ds régimes politiques hostiles. Le prix Nobel de la paix est généralement attribué à des personnalités reconnues non pas pour leur « œuvre en faveur de la paix, pour le rapprochement entre les peuples et pour la propagation des progrès dans le monde » mais en récompense pour leur rôle dans le maintien du statu quo capitaliste et dans la pérennité du système impérialiste mondial. Parmi les caniches de l’impérialisme, on peut citer les noms de Léon Jouhaux Prix Nobel de la paix en 1951 pour sa contribution dans la fondation des syndicats Libres, le dissident soviétique Andreï Sakharov prix Nobel de la paix en 1975, Anouar El-Sadate, PRIX Nobel de la paix en 1978 pour le traité de paix avec Israël,  Lech Walesa, prix Nobel de la paix en 1983 pour sa lutte contre le régime communiste polonais, Mikhaïl Gorbatchev, prix Nobel de la paix en 1990 pour son rôle dans l’effondrement du bloc communiste, l’opposante birmane Aung Sans un Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, la juge iranienne Chirine Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003, le président de l’AEIA, l’égyptien Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix en 2005.

 

 En 2007, le prix Nobel de la paix a été attribué conjointement à l’ex-vice président américain Al-Gore et au GIEC(groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat présidé par l’indien Rajendra Kumar Pachauri. Pour la face cachée d’Al Gore et ses relations avec les pétroliers et les grandes sociétés américaines, je renvoie le lecteur à l’article très documenté de Dominique Guillet « Révolution verte eugénique ou génocidaire? » publié sur le site mecanopilis www.mecanopolis.org

 

Certains voient dans l’attribution du prix Nobel de la paix à l’actuel locataire de la Maison Blanche comme un signe d’encouragement pour mener une nouvelle politique américaine moins agressive et plus diplomatique que militaire. Ceux qui font ce genre de calculs et qui misent sur un hypothétique « pacifisme » américain en ont pour leurs frais et ils se trompent lourdement, car les Etats-Unis font partie d’un système mondial, le système impérialiste et toute leur politique étrangère vise à le perpétuer. On ne voit pas comment le nouveau prix Nobel de la paix, Barack Obama, pourrait changer la donne dans les relations internationales et s’il aura à la fois la volonté et les moyens susceptibles d’infléchir la politique étrangère d’un État devenu après la Seconde guerre mondiale, la nouvelle et la première puissance impérialiste.

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : Barack Obama, Prix Nobel de la Paix.

LES DEMOCRATOÏDIES OCCIDENTALES

octobre 5, 2009

LES DÉMOCRATOÏDIES OCCIDENTALES

 

Par Faouzi Elmir pour mecanopolis

 

Le peuple Irlandais vient d’approuver par référendum la ratification du traité de Lisbonne après l’avoir rejeté une première fois au mois de juin 2008. Le 19 octobre 2002, ces mêmes Irlandais ont voté pour la ratification du traité de Nice après l’avoir rejeté majoritairement la première fois le 7 juin 2001. Idem pour les Français qui ont rejeté le 29 mai 2005 à plus de 54% le projet de Constitution européenne avant que le traité européen de Lisbonne ne soit ratifié par le Parlement réuni en congrès dans la nuit du 7 au 8 février 2008. Idem pour le « non » hollandais qui, lui aussi, intervenu quelques jours après le « non » français », a été détourné et foulé aux pieds par le gouvernement hollandais. Embourbée en Irak, la Grande Bretagne de Tony Blair et de son successeur a préféré ne pas prendre le risque d’un échec cuisant dans un référendum sur le traité européen. Quant aux autres États de l’Union Européenne, le traité européen a été ratifié par voie parlementaire pour éviter tout risque de rejet par le vote populaire.

 

LA FICTION DE LA « DÉMOCRATIE DIRECTE »

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