Archive de la catégorie «MUR DE BERLIN»

COMMENT EXPLIQUER LA CHUTE DU MUR DE BERLIN?

novembre 13, 2009

COMMENT EXPLIQUER LA CHUTE DU MUR DE BERLIN ?

Par Faouzi Elmir pour mecanopolis

Depuis des mois, la propagande politique dans le monde capitaliste tourne à plein régime à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. À cette occasion, des cérémonies et des festivités ont été organisées un peu partout en Europe notamment dans la ville de Berlin qui a accueilli, entre autres, les deux caniches de l’impérialisme, Lech Walesa, l’ancien électricien des chantiers de Gdansk et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente une psychanalyse de l’événement, nous dirons que derrière l’hystérie médiatico-politique, se cache une angoisse névrotique provoquée par un capitalisme sénile et comateux et par un système impérialiste en état de décomposition avancé. À en croire les sirènes de la propagande capitaliste, notre monde est devenu, depuis la chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est, plus libre et plus démocratique. Dire que le monde est devenu plus libre et plus démocratique après la chute du mur de Berlin, c’est une bonne blague à 1 euro. Allez demander aux millions de chômeurs de l’ex-RDA, aux ouvriers roumains de DACIA, aux millions de chômeurs américains et européens, aux millions de spoliés, d’exploités et de bénéficiaires de la soupe populaire et des banques alimentaires,(on croirait au XIXè siècle), s’ils sont devenus plus libres depuis la chute du mur de Berlin. Quant à ceux qui claironnent à longueur de journée et qui croient dur comme fer à la fin du socialisme, ils vont un peu vite en besogne et prennent leurs désirs pour des réalités, car ils sont tout simplement victimes de la propagande capitaliste dont le travail a consisté plus précisément depuis la chute du mur de Berlin à enfoncer à coup de marteau dans la tête des masses l’idée de la fin du socialisme et du communisme. La fin de l’histoire de Francis Fukuyama avec le triomphe définitif du capitalisme sur le socialisme, c’est plutôt une pure affabulation et une histoire drôle que l’on raconte aux enfants pour les endormir. Dans cet article, nous allons proposer notre propre lecture de la chute du mur de Berlin, une version, à n’en pas douter, différente de celle véhiculée par la machine de propagande capitaliste.

LA CHUTE DU MUR DE BERLIN, SÉQUENCE DE LA POLITIQUE DE CONTAINMENT

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CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L’IMPERIALISME

octobre 31, 2009

CHUTE DU MUR DE BERLIN ET FIN DE L’IMPÉRIALISME

Le monde capitaliste s’apprête à célébrer en grande pompe le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Des cérémonies et des festivités sont prévues dans des différentes villes européennes notamment à Berlin en présence des deux caniches de l’impérialisme, l’ancien électricien des chantiers polonais de Gdansk, Lech Walesa et Mikhaïl Gorbatchev. Si l’on tente un essai psychanalytique de l’événement, on découvre derrière les délires médiatiques et le pavoisement, un monde capitaliste comateux depuis l’effondrement des grandes américaines et un système impérialiste en état de décomposition avancé.

 

Si l’on suit la chronologie exacte des événements qui ont abouti à la chute du mur de Berlin, le monde capitaliste aurait dû célébrer l’événement non pas un 9 novembre mais un 10 septembre. Car, la chute du mur de Berlin a réellement commencé non pas le 9 novembre 1989 mais le 10 septembre 1989 quand 12 000 européens affluèrent sur les frontières autrichiennes dont la majorité était originaire de l’ex-RDA. Le 9 novembre 1989 n’était qu’une mise en scène orchestrée par les mass medias américaines et européennes à des fins de propagande politique. La réunion tenue à Malte en décembre 1989 entre George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev rappelle curieusement à celle de Yalta (4-11 février 1945) entre Roosevelt, Staline et Churchill à une différence près, la rencontre de Malte allait annoncer l’émergence d’un monde unipolaire sous l’hégémonie américaine alors que la conférence de Yalta était le prélude de la guerre froide et de la division du monde en deux blocs.

 

Une analyse minutieuse et une rétrospective de la chute du mur de Berlin montrent que le 9 novembre 1989 n’est qu’en apparence le triomphe du capitalisme sur le socialisme, et celui de l’idéologie du marché sur le communisme. Bien au contraire, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 sonne le glas de l’hégémonie américaine et marque après coup le commencement de la fin du système impérialiste. Sans aucun doute, la chute du mur de Berlin et la dislocation du bloc de l’Est ont-elles été une aubaine pour les capitalistes européens et américains en fermant les usines et en démantelant les industries non rentables en Europe et aux Etats-Unis pour les délocaliser dans les ex-Etats socialistes où la main-d’œuvre est bon marché.

 

DES GUERRES SANS ISSUE

 

L’idée que le 9 novembre 1989 marque la fin de l’histoire avec la fin de la guerre de la guerre froide et le triomphe du capitalisme sur le communisme relève du fantasme idéologique de Fukuyama et ses acolytes. Avec la chute du mur de Berlin et la disparition de l’union soviétique, les Etats-Unis étaient devenus incontestablement le maître incontesté du monde. Le seul Etat socialiste qui résistait à l’hégémonie américaine, l’ex-Yougoslavie, a été démantelée et dépecée en une myriade d’enclaves et de chapelles. Quand Milosevic a voulu résister, l’Otan s’était chargée de l’éliminer par la force et la violence d’abord en bombardant la Serbie en avril-mai 1999 et ensuite en le punissant par la création d’un tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Un mois après les événements du 11 septembre 2001, les Etats-Unis sous le couvert de l’Otan bombardent l’Afghanistan et éliminent les Talibans du pouvoir à Kaboul. A peine terminée la guerre en Afghanistan que les Américains et leurs satellites commençaient à préparer leur prochaine guerre contre le régime irakien de Saddam Hussein accusé de cacher les fameuses ADM(armes de destruction massive). Après l’occupation de l’Irak le 9 avril 2003, les Etats-Unis avaient pour prochaine cible le régime syrien de Bachar Al-Assad accusé de soutien au Hezbollah libanais et aux terroristes palestiniens. L’Iran qui faisait partie de l’Axe du mal avec l’Irak et la Corée du Nord était également en ligne de mire de l’administration Bush. Pour instaurer la pax americana au Moyen Orient, les Etats-Unis ont poussé Israël, leur fidèle allié dans la région à liquider les deux mouvements de résistance, le Hezbollah libanais durant la guerre de juillet-août 2006 et le Hamas palestinien pendant la guerre de Gaza de décembre 2008-janvier 2009. 

 

DÉCONFITURE DE LA PUISSANCE AMÉRICAINE

 

Grâce à la résistance irakienne et aux Talibans, les Etats-Unis ont lamentablement échoué en Irak et en Afghanistan après avoir subi de lourdes pertes en hommes et après avoir dépensé des sommes astronomiques. Les Etats-Unis sont aujourd’hui un pays exsangue à cause de leurs guerres extérieures et une économie en panne. Pour l’instant il n’existe aucune solution en vue pour sortir des bourbiers irakiens et afghans. Pendant que les Américains sont embourbés en Irak et en Afghanistan, la Russie et la Chine étendent leur zone d’influence, la première en opérant un retour en force dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale et du Caucase happées un moment par l’oncle SAM et la deuxième en prenant pied en Afrique et au Moyen-Orient. L’impotence américaine et l’inaction de l’OTAN et de l’Europe durant la guerre russo-géorgienne de l’été 2008 montrent un reflux de l’influence américaine dans la région de la mer caspienne. 

 

Aux déboires des Etats-Unis en Asie centrale s’ajoutent ceux du Moyen-Orient où Israël soutenu par son allié et protecteur américain s’est montré incapable de vaincre et d’éliminer les deux seuls mouvements de résistance au Moyen-Orient, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Mais le plus grand échec les Etats-Unis Moyen-Orient Moyen Orient réside dans son incapacité à faire plier l’Iran sur son programme nucléaire. Malgré les pressions internationales et les menaces permanentes de sanction, l’Iran n’a pas bougé d’un iota sur son programme nucléaire et il l’a monté encore une fois lors des dernières négociations de Vienne grâce à une patiente et efficace diplomatie fondée sur le principe du « oui mais ».

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FAOUZI ELMIR

Mots-clés : mur de Berlin, capitalisme, impérialisme