Archive de la catégorie «PROPAGANDE»

PROPAGANDE SIONISTE PAR L’EXEMPLE

novembre 5, 2009

ARMES IRANIENNES AU HEZBOLLAH 

PROPAGANDE SIONISTE PAR L’EXEMPLE

 

La marine israélienne annonce avoir arraisonné mardi soir au large de la méditerranée, un cargo transportant plusieurs centaines de tonnes d’armes et de munitions en provenance d’Iran et à destination du Hezbollah libanais. Selon la version officielle, le cargo, Francop, battant pavillon d’Antigua et appartenant à un armateur allemand travaillant pour le compte d’une société chypriote, United feeder Services (UFS), était parti il y a dix jours du port iranien Bendar Abbas vers le port égyptien de Damiette d’où s’effectua le chargement des dizaines de conteneurs en direction du port syrien, Lattaquié. D’après les moyens de propagande israélienne (Radio, télévision, journaux grand tirage), relayés par les moyens de propagande occidentaux(le Monde, l’Express, le Figaro etc) le butin saisi sur le cargo, actuellement accosté au port d’Ashdod, contient 3000 roquettes de 107 mm et 122 mm,  300 tonnes d’armes légères,  des grenades, des explosifs et munitions pour fusils d’assaut automatiques de type Kalachnikov. Cet « exploit » réalisé par un commando de la marine israélienne est trop beau pour être vrai, car il intervient comme par hasard le jour même où l’Assemblée Générale des Nations unies examine le rapport Goldstone accusant l’État sioniste de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pendant la guerre sur Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009). Par conséquent, l’histoire de la cargaison d’armes iraniennes au Hezbollah libanais sent plutôt l’odeur de la propagande sioniste qui cherche à manipuler les opinions publiques et à détourner leur attention des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël contre les populations palestiniennes durant la guerre de Gaza.  

 

PLAN DE PROPAGANDE SIONISTE

 

L’affaire du cargo Francop fait partie d’un plan de propagande sioniste planifié et minutieusement préparé depuis le vote par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU du rapport Goldstone accusant Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pendant la guerre de Gaza. Rappelons qu’un plan de propagande comporte les éléments suivants:

- l’établissement des buts psychologiques à atteindre

- les organes chargés de réaliser l’action vers ces buts

- la création par ces organes des formes d’action propagandiste 

- la distribution des actions dans l’espace et dans le temps

- la coordination des actions

- le contrôle du plan de propagande notamment la préparation des  

   actions, leur exécution et leurs effets.

 

Voyons maintenant concrètement comment fonctionne le plan de propagande sioniste.

 

-         Le but psychologique visé par le plan de propagande sioniste consiste à détourner l’attention des crimes commis par Israël contre les populations civiles palestiniennes pendant la guerre de Gaza

-         Les organes chargés de réaliser l’action. Dans le cas présent, la présidence, Shimon Peres, le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, le directeur du renseignement militaire, le général Amos Yaldin, le chef d’état-major de la marine, Roni Ben-Yahuda.

-         Les actions menées par ces organes sont les déclarations des responsables militaires et civils israéliens vantant « l’efficacité » de la marine et des services des renseignements, les images du cargo saisi, l’image d’une roquette de 107 mm, les mass medias israéliennes (radio, télévision, journaux grand public etc),

-         La distribution des actions dans l’espace et dans le temps est parfaite puisque l’affaire du cargo Francop a été relayée par les relais et les organes de la propagande sioniste internationale en Europe et aux Etats-Unis.

-         Les actions menées ont été parfaitement coordonnées et contrôlées puisqu’aucune voix discordante audible n’a été entendue à ce jour ni en Israël ni dans les mass medias occidentales pour montrer que l’affaire du cargo Francop est plutôt une mise en scène et une superproduction hollywoodienne montée de toutes pièces et qu’elle fait partie d’un plan de propagande sioniste préalablement établi, destiné à divertir les opinions publiques mondiales au moment même (quelle divine coïncidence car cela n’arrive qu’à un peuple élu par Dieu)  où l’Assemblée générale des Nations unies s’apprête à débattre du rapport Goldstone qui accuse Israël de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la Guerre de Gaza.

 

Pour éléments de contre propagande sioniste, voir l’article de Mounadhil DjazaÎri, « Iran et trafic d’armes pour le Hezbollah: une grossière propagande sioniste, source www.alterinfo.net

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés, propagande sioniste, armes, Hezbollah, Iran, Israël, Syrie.

 

    

LA FIN DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

octobre 24, 2009

LA FIN DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

 

Il faut d’abord dire quelques mots sur ce que nous entendons par propagande sioniste internationale. Il convient de distinguer entre propagande sioniste internationale et propagande sioniste menée à l’intérieur de l’État d’Israël. Une propagande sioniste internationale est le fait de groupes, de partis politiques, de lobbies juifs et non juifs, de gouvernements comme ceux des Etats-Unis et de l’Union européenne, etc. Par leur défaitisme, les pays arabes font indirectement de la propagande sioniste internationale. Rappelons qu’une propagande vise des objectifs et nécessite une organisation sophistiquée. L’objectif de la propagande est la modification de la posture psychologique des individus en vue de l’action ou de prise de position par rapport à un problème donné. Pour atteindre son objectif, la propagande utilise des moyens de communication de masse, les mass medias. Dans nos sociétés capitalistes, ceux qui peuvent faire de la propagande, ce sont les grands groupes capitalistes et les États qui les servent, c’est-à-dire ceux qui détiennent les moyens financiers pour acheter et contrôler les mass medias. Contrairement aux apparences trompeuses, il n’y a pas plusieurs propagandes dans les sociétés capitalistes, il ne saurait y avoir qu’une seule, la propagande capitaliste. Les « deux partis uniques » qui alternent au pouvoir pour mieux gérer les intérêts du Capital aux Etats-Unis et en Europe sont élus avec l’aide des mass medias détenues et contrôlées par ce même Capital. Pour dissiper un dernier malentendu lourd de conséquences, il n’y a aucune différence entre la propagande politique des capitalistes privés et la propagande d’État, car l’une et l’autre concourent à une même fin, créer des individus aliénés et abrutir les masses pour mieux les dominer.

 

Cela dit, s’il est impossible de mener une contre-propagande à l’intérieur des États, il n’en est pas de même à l’échelle internationale où une propagande politique peut être combattue et neutralisée par une propagande adverse du fait de l’existence de clivages idéologiques entre les Etats. Par exemple, à l’époque de l’Union soviétique et du bloc socialiste, la propagande capitaliste internationale avait en face d’elle une propagande capable de la contrecarrer. Pour annihiler les effets d’une propagande adverse, il faut d’abord se doter de moyens humains et matériels équivalents. Il faut ensuite repérer les thèmes centraux de la propagande adverse et les réfuter systématiquement en faisant apparaître leurs visées idéologiques et politiques. Aujourd’hui, grâce à l’internet et aux satellites, la propagande capitaliste et impérialiste mondiale a du plomb dans l’aile et elle commence à être combattue, neutralisée et démasquée comme propagande. Mais dès lors qu’une propagande a été démasquée comme propagande, elle perd ses effets escomptés. Nous nous trouvons aujourd’hui dans le même cas de figure qu’à l’époque de l’union soviétique et du bloc de l’Est, avec l’émergence d’une contre-propagande menée sur la scène internationale par de nouveaux dirigeants politiques comme le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez qui n’hésitent pas à se servir des conférences internationales comme tribune politique pour vilipender le sionisme et l’impérialisme. Sans parler d’autres supports d’information indépendants qui ne sont plus tributaires des multinationales de l’information occidentales pour retransmettre leurs propres images, fabriquer leurs propres nouvelles et fournir leurs propres interprétations des faits et des événements. Nous voilà donc à un tournant qui annonce non seulement la fin de la propagande capitaliste, impérialiste et sioniste mais la fin de toutes les propagandes. 

 

LE DESSOUS DE LA PROPAGANDE SIONISTE INTERNATIONALE

LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE MECANOPOLIS www.mecanopolis.org

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : propagande, sionisme

GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE(CINQUIEME PARTIE)

mai 17, 2009

GRIPPE PORCINE A/H1N1 :

AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE 

(Cinquième partie)

(Suite et fin)

 

FIN DE LA PROPAGANDE ?

 

« Fin de la propagande », ce titre un peu ambigu mérite une clarification. Ce titre suggère à première vue que nous entrons désormais dans l’ère du dépérissement et de la disparition de la propagande. Ce n’est pas exactement de cette manière là que les choses se présentent. Rappelons d’abord cette évidence, une propagande est à la fois un art et une technique nécessitant une organisation complexe et la mobilisation d’énormes moyens et de compétences humains, techniques, scientifiques et financiers. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas n’importe qui peut organiser et mettre en oeuvre une propagande. Seuls ceux qui ont les moyens financiers peuvent acheter de mass medias et des canaux de communication de masse et s’adjoindre les services des spécialistes dans les domaines de la psychologie sociale, de la sociologie, de la science politique, des sondeurs d’opinions, des enquêteurs etc. On voit mal les partis communistes et les partis d’extrême gauche mener une contre propagande dans les sociétés capitalistes, car ils ne disposent de ressources suffisantes pour l’organiser à l’échelle de tout un pays. Les représentants des partis communistes d’extrême gauche viennent redire ce qu’ils ont dit quatre ou six ans auparavant puis ils disparaissent du paysage médiatique pour ne réapparaître que quatre ou six ans plus tard. Pendant ce temps là, seule la propagande capitaliste organisée par les mass medias privées et publiques s’occupe du viol psychique des masses. Contrairement aux apparences, il n’existe pas dans les sociétés capitalistes plusieurs propagandes mais une seule et unique propagande, monopolisée par le grand capital et l’Etat capitaliste pour sauvegarder les intérêts capitalistes et pour défendre les fondements idéologiques et politiques d’un ordre établi.

 

L’avènement de l’Internet bouleverse la donne et va déboucher à terme à la fin de la propagande dans les sociétés capitalistes. Pourquoi l’Internet sonne-t-il le glas de la propagande capitaliste ? Pour répondre à cette question, il faut se rappeler que la propagande commence par l’information qui en est la condition première. Grâce à l’information, véridique ou présumée vraie peu importe, la propagande cherche à former une opinion homogène autour d’un problème à partir d’une multitude d’opinions individuelles que tout sépare. Pour réussir son coup et former une opinion sur un problème donné, la propagande doit non seulement informer elle-même ses victimes mais ses agents doivent coordonner leurs actions dans le temps et dans l’espace et ils doivent détenir le monopole et l’exclusivité dans la manière d’interpréter et d’« expliquer » le ou les faits rapportés par l’information. Avec l’Internet, la propagande capitaliste n’a plus le contrôle spatio-temporel de ses actions et elle a perdu du coup le monopole dans les interprétations données aux faits rapportés. Avec l’Internet, les sources d’information se sont multipliées ainsi que les analyses et les interprétations faites des événements. La propagande possède toujours ses multiples organes disséminés sur l’ensemble des territoires mais elle a perdu le monopole des interprétations des faits.

 

Pour faire comme l’individu lambda dans sa contre propagande, nous voulons rebondir sur les trois thèmes martelés par la propagande depuis plus de vingt ans. Il y a fort à parier que si Internet existait il y a vingt ou quinze ans, les trois thèmes n’auraient jamais prospéré et ils auraient fini dans la nasse. Il y a certes de la violence dans la société quand la propagande nous montre des actes de vol ou d’agression. Mais là où la propagande devient un tissu de mensonges, c’est quand elle cherche à interpréter le vol ou l’agression comme ayant leur source dans la personnalité du voleur et de l’agresseur et non dans un système social qui secrète le vol et l’agression. La propagande devient un tissu de mensonges quand elle attribue les problèmes de l’insécurité à des individus en cherchant à occulter la nature d’un système délictogène et criminogène, en l’occurrence le système capitaliste. Pourquoi un voleur vole-t-il les objets s’il avait de quoi les acheter? Si le voleur avait les moyens d’acheter, il ne volerait pas ; il deviendrait un acheteur comme les autres pigeons. Si l’on vole, ce n’est pas parce que le vol se trouve dans notre programme génétique. C’est la violence sociale et symbolique qui pousse et qui prédispose l’individu à devenir voleur, violeur et violent. L’insécurité fabriquée par la propagande politique n’est pas vraiment le vrai problème de nos sociétés actuelles; elle n’est ni plus ni moins qu’une instrumentalisation de la violence à des fins de domination sociale et politique. La vraie insécurité, c’est-à-dire celle qui mine et qui angoisse l’individu, est l’insécurité matérielle, économique et financière. L’insécurité engendrée par le système capitaliste n’a donc rien à voir avec l’insécurité fabriquée par la propagande politique qui s’en sert à des fins de manipulations psychologiques des masses.

 

On peut dire la même chose de l’immigration. Les flux migratoires font partie intégrante de l’histoire des hommes. Que serait devenue l’histoire du monde si des hommes étaient restés confinés à l’intérieur des frontières de leur tribus ? Les grandes civilisations ont été bâties grâce aux flux migratoires, par des échanges et un brassage continus et permanents entre différents peuples. Que seraient devenus aujourd’hui les États unis d’Amérique sans émigrés et sans immigrants ? Les flux migratoires d’une zone géographique à une autre ont toujours été une constante dans l’histoire de l’humanité. Pourquoi l’immigration devient-elle aujourd’hui un problème? Pourquoi l’immigré devient-il la source ou la cause de tous les problèmes ? L’immigration n’est pas la source des problèmes; elle est en soi une richesse pour le genre humain. Les vrais problèmes des sociétés occidentales ne sont pas les immigrés mais le capitalisme et ses effets dévastateurs sur le genre humain(chômage, misère, pauvreté etc). Si l’immigration est devenue aujourd’hui un problème, ce n’est pas parce que les immigrés font problème, c’est parce que la propagande politique en a fait son problème à des fins de manipulations psychologiques des masses. L’immigration comme thème fabriqué par la propagande n’a rien à voir avec tous les problèmes engendrés par le système capitaliste, qui ne sont ni le fait des immigrés ni celui des « vrais » nationaux.

 

Quant au terrorisme, il n’y a pas photo, le terrorisme reste le triste privilège des États qui ont les moyens nécessaires pour pratiquer la terreur et qui disposent des armes sophistiquées pour pratiquer le terrorisme à l’échelle planétaire. Le terrorisme est avant tout une question de moyens, non de personnes, de nationalité ou de religion, car ceux qui sont dépourvus des moyens nécessaires pour devenir terroristes ne pourront être des vrais terroristes. Tout au plus seront-ils des apprentis terroristes. Les vrais terroristes, ce sont les États qui, eux, possèdent tout ce qu’il faut pour pratiquer la terreur à grande échelle. Si le voleur est mis à l’index et non les causes du vol, l’immigré et non le système capitaliste, le terrorisme et non les vrais terroristes, c’est parce que la propagande n’a pas pour vocation l’explication et la recherche de la vérité mais la pratique du mensonge à des fins de manipulation psychologique des masses.

 

Aujourd’hui, avec l’Internet, il devient possible de dévoiler et de contrecarrer les interprétations tendancieuses et simplistes de la propagande sur les thèmes de l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme. C’était une chose impensable il y a quinze ou vingt ans. Ce qui explique l’imprégnation de ces trois thèmes dans les opinions publiques occidentales qui attribuent leurs problèmes à ceux qui ont été concoctés et fabriqués par la propagande politique. Grâce à Internet, nous avons d’autres sources d’informations et d’autres interprétations des faits et des événements. C’est parce qu’elle a perdu le monopole et l’exclusivité dans la manière « d’expliquer » et d’interpréter les faits et les événements que la propagande se montre incapable de former une opinion sur les problèmes qu’elle fabrique elle-même et sur les thèmes qui font l’objet de son plan de campagne.

 

Plusieurs signes avant-coureurs montrent la fin annoncée de la propagande. D’abord, l’échec patent de la propagande sur la grippe porcine. En effet, depuis quelques jours, le thème de la grippe porcine s’éclipse progressivement pour laisser place aux poncifs habituels de la propagande, l’insécurité, l’immigration, le terrorisme, l’anticommunisme. À la place de la grippe porcine, la nouvelle marotte des mass medias, ce sont les sectes, la scientologie, le téléchargement, la dissidente birmane. En s’arrêtant au bout de deux semaines après son déclenchement, la propagande sur la grippe porcine fut un échec total par rapport aux précédentes propagandes sur la vache folle, la grippe aviaire et la SRAS. Pour qu’elle soit efficace et pour qu’elle atteigne ses objectifs psychologiques, une propagande doit être continue, durable et elle ne doit jamais s’arrêter une fois lancée. Pour que les réflexes conditionnés puissent se fixer, il faut un martelage continu et un long processus de répétition et d’imprégnation du ou des thèmes préalablement sélectionnés par les stratèges de la propagande. Une propagande réussie est celle qui ne laisse aucun répit à l’individu, car si celui-ci n’entend pas se répéter pendant 24 heures ou de 48 heures, les mêmes mots, les mêmes termes, et s’il ne voit pas les mêmes images qui défilent sur l’écran de la télévision, il perd le fil et il finira par se reprendre et se ressaisir en allant ailleurs pour voir et entendre autres choses et un autre son de cloche. Une propagande qui s’arrête en cours de route, peu de temps après son déclenchement, est vite démasquée en tant que propagande et une fois démasquée comme telle, elle n’est plus crédible.  

 

Un autre signe de la fin de la propagande, c’est la victoire en France du non lors du référendum sur le projet de constitution européenne. Dans cette victoire du non, l’Internet a joué un rôle déterminant en devenant une sorte de contre propagande par les interprétations qu’il donnait du projet soumis au référendum et en dévoilant les vraies intentions de ses architectes. On se souvient tous comment les mass medias avaient pris fait et cause pour le oui, ce qui est normal quand on sait qu’elles représentent les organes officiels de la propagande.

 

Enfin, pour écarter un malentendu sur le rôle de l’Internet dans la victoire de Barak Obama, il convient de remarquer que ce n’est pas grâce à la toile que ce dernier a gagné les élections mais grâce à son trésor de guerre de 680 millions de dollars qui lui ont donné la possibilité de se payer ses spots publicitaires dans les mass medias américaines. Encore une fois, ce n’est pas l’Internet qui a fait gagner Obama, mais il a grandement aidé à sa victoire  écrasante.

 

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande, épidémie, pandémie, maladie,  

LA GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE(QUATRIEME PARTIE)

mai 15, 2009

GRIPPE PORCINE A/H1N1 :

AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE 

(Quatrième partie)

 

BUTS PSYCHOLOGIQUES DE LA PROPGANDE SUR LA GRIPPE PORCINE

 

La propagande n’a pas pour vocation d’éclairer le jugement des hommes et encore moins de leur expliquer le pourquoi et le comment des choses. La raison d’être de la propagande est de manipuler psychologiquement et de créer des êtres aliénés. À cet égard, la propagande s’avère une redoutable machine à fabriquer des hommes aliénés grâce à une connaissance très poussée du terrain psychologique. Le concept d’aliénation qui nous est familier est celui de Marx pour qui l’aliénation est engendrée dans la sphère de la production par la division du travail et par la séparation de l’ouvrier du son produit. L’exemple le plus connu d’aliénation par la création matérielle est l’asservissement de l’homme par la machine, c’est-à-dire par les moyens de production. Le fait que l’homme soit contraint de se séparer de ses moyens d’existence et de ses propres créations matérielles mène à son asservissement et à l’émergence d’un sentiment d’impuissance. Mais l’aliénation ne concerne pas seulement l’activité productive, elle est aussi présente dans d’autres domaines de la vie sociale, la production matérielle, la production intellectuelle et les relations humaines. Dans les relations humaines, l’aliénation engendrée par la propagande politique se manifeste par l’obéissance aveugle à des lois et des institutions, des règles, des codes et des normales sociales établies. L’aliénation par la propagande a pour effet la soumission aveugle à un ordre établi et l’hyperconformisme. Les dimensions subjectives de l’aliénation sont : l’impuissance, l’impression de non-sens, le manque de critères, l’isolement et en dernier lieu l’hyperconformisme social et politique.

 

Cela dit, la première loi de la propagande reste toute de même la loi de la conservation de l’individu. Pour provoquer l’instinct de conservation, le propagandiste doit recourir à un stratagème psychologique: il doit suggérer la peur et faire ensuite entrevoir l’issue de la situation dangereuse, la possibilité d’atteindre la sécurité par des actions qu’il suggère. Si la grippe porcine a été choisi comme thème de propagande, ce n’est pas par hasard, car cette maladie est contagieuse et c’est parce qu’elle est contagieuse qu’elle fait peur en mettant en danger la vie humaine. La grippe porcine fait peur, car elle peut se transmettre de l’animal à l’humain et entre les êtres humains. Elle peut se propager très rapidement, se transformer en épidémie voire en pandémie grâce à la grande mobilité des hommes et au développement des transports aériens. La grande force du virus, c’est qu’il se moque du temps, des frontières des États et des continents. Ce sont les caractères contagieux et la rapidité de propagation des virus qui intéressent en premier lieu les stratèges de la propagande. On a pu remarquer que les maladies virales constituent le terrain de prédilection de la propagande. Les épidémies virales n’ont en effet rien de nouveau et quand on évoque aujourd’hui l’épidémie de la grippe et du virus, on pense immédiatement à la grippe espagnole de 1918-1919 qui tua environ 20 millions de personnes. Les maladies bactériennes, ou l’épidémie ou la pandémie du cancer et des maladies cardio-vasculaires ne font pas l’affaire du propagandiste, car les bactéries peuvent être traitées et soignées le cas échéant avec des antibiotiques, ce qui n’est nullement le cas des virus. C’est parce que le cancer et les maladies cardio- vasculaires ne font pas assez peur qu’ils n’ont pas la préférence des stratèges de la propagande politique.

 

Si le virus de la grippe porcine fait si peur, c’est à cause de son pouvoir de multiplication et de sa propagation en un court laps de temps, d’une région à une autre et d’un continent à un autre. Mais au-delà de la rapidité de propagation des maladies virales, il y a l’idée de la souffrance corporelle et psychique induite par la maladie elle-même. Pour l’individu, le prototype de toute violence est, naturellement, la violence corporelle et la sensation de douleur qu’éprouvent les parties de son corps. La douleur, comme l’aliénation dans les relations humaines, est un mécanisme d’asservissement dont chaque individu est pourvu. Mais la douleur associée à d’autres excitations, visuelles ou tactiles qu’utilise la propagande, se transforme et prend la forme de menace. La menace devient efficace, c’est-à-dire apte à remplacer la douleur même, et à déclencher la réaction défensive négative- fuite ou l’immobilité due à la stupeur, paralysie- si ces excitations supplémentaires peuvent évoquer facilement des sensations équivalentes à celles orgiastiques du réflexe de douleur. La menace devient alors la forme la plus simple et la plus primitive d’une violence psychique. Mais comme il est toujours possible de greffer un réflexe conditionné sur un autre réflexe de degré supérieur, il serait possible d’utiliser n’importe quel signal ou excitant agissant sur les sens, une parole, une image, un symbole, une mélodie, un geste, un mouvement, pour déclencher une réaction. C’est précisément dans ce mécanisme si simple que réside la base de toutes les pratiques de la propagande politique, quelle que sa forme fasciste, nazie ou démocratique : menacer au moyen des symboles. L’émotion provoquée par la peur est un élément nécessaire de la lutte et surtout de la menace. La peur, liée aux manifestations de l’instinct de conservation, s’accompagne de troubles physiologiques marqués : battements du cœur deviennent généralement plus fréquents, tout le corps tremble à cause des contractions des muscles, la gorge se dessèche et se serre, et les membres, surtout les membres inférieurs, sont paralysés. On peut distinguer entre la peur passive et la peur active. La peur passive peut conduire jusqu’à la paralysie alors que la peur active mène à la fuite. La peur engendre un phénomène que l’on peut appeler la fascination. Dans la fascination, l’agresseur, c’est-à-dire le propagandiste, utilise des formes qui effraient la victime (le propagandé). La fascination a pour effet de neutraliser la volonté d’agir et de créer chez la victime une sorte de torpeur motrice qui paralyse sa faculté de fuir ou de se défendre. Ce phénomène de fascination a été observé chez certains serpents : en apparaissant soudainement devant un oiseau, ils le fascinent par leur présence à tel point que ses réflexes de fuite sont inhibés et il va même se jeter dans la gueule du reptile. La Mante religieuse, en écartant ses extrémités antérieures, prend un aspect spectral et par sa forme rigide et bizarre, elle fascine les petits animaux attaqués par cet insecte rapace.  La peur paralyse la volonté d’agir c’est sur le terreau de la peur et de la menace que prospère la propagande. Une propagande politique qui n’utilise pas le stratagème de la peur est vouée à l’échec et ses buts psychologiques ne seront jamais atteints. La grippe porcine n’a pas été choisie au hasard, car c’est une maladie qui fait peur et qui est source d’angoisse psychologique et c’est à ce titre qu’elle est devenue un thème de propagande

 

Durant ces vingt dernières années, la propagande a trouvé d’autres thèmes qui font peur, ce sont l’insécurité, l’immigration et le terrorisme. Ces trois thèmes l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme sont devenus les choux gras de la propagande politique dans les Etats capitalistes pour provoquer un climat de peur, de menace et d’angoisse au sein de leurs opinions publiques pendant que les gouvernements de droite comme ceux de gauche, contaminés par le virus de l’archéo-libéralisme, votaient des lois scélérates anti sociales aux parlements. Durant cette période, les thèmes de l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme ne concernaient pas un seul pays mais ils étaient le lot quotidien et le pain béni de la propagande politique dans tous les Etats capitalistes. Ces trois thèmes faisaient partie d’une stratégie globale et concertée pour démanteler l’Etat-providence. Si vous alliez dans n’importe quel pays capitaliste et vous allumiez votre radio ou votre poste de télévision, vous auriez dans la figure et dans les oreilles les poncifs ambiants: insécurité, immigration et terrorisme. Ces trois thèmes sont toujours en vigueur et ils font partie intégrante de notre quotidien mais les stratèges de la propagande rivalisent d’imagination pour trouver de nouveaux thèmes susceptibles de provoquer et d’alimenter un climat de violence psychique, de peur et d’angoisse. Car les mots, les images, les termes, les sujets, à force d’être répétés et ressassés depuis vingt ans, finissent par lasser et perdent du coup leur puissance, leur pouvoir et leur capacité explosive et affective qu’ils avaient auparavant pour provoquer un climat d’angoisse et de peur. Tout le monde commence à se rendre compte que les thèmes de l’insécurité, de l’immigration et du terrorisme sont aujourd’hui usés jusqu’à la corde et ils sont devenus du  « rechauffé ». Pour qu’elle soit efficace, une propagande doit être continue, ne jamais s’arrêter ou se relâcher et pour ce faire elle doit sans cesse renouveler et varier ses thèmes suivant la conjoncture et les aléas du moment et de l’actualité. Car le plus grand danger qui guette toute propagande, c’est l’usure des termes, des mots, des images et des thèmes. C’est justement à ce renouvellement des mots, des images et des sujets que les stratèges de la propagande doivent sans cesse travailler s’ils veulent atteindre les buts psychologiques recherchés, c’est-à-dire le viol psychique des masses. En somme, la propagande actuelle sur la grippe porcine s’inscrit dans ce travail de renouvellement et de « lifting » des mots, des images et  des thèmes.

 

L’irruption de la grippe porcine sur la scène médiatique est certes liée à une volonté délibérée de varier les thèmes de la propagande mais elle est due aussi à un contexte de crise du capitalisme. Il faut bien dire que l’évocation d’une maladie contagieuse comme la grippe porcine fait oublier momentanément ou fait passer au second plan les problèmes essentiels qui sont ceux du chômage, de la précarité, de la misère. L’entrée en scène des maladies virales n’est pas vraiment une nouveauté dans la thématique de la propagande, car nous avons connu dans les années 1990, la vache folle qui avait été utilisée comme thème de propagande à une époque où les Etats capitalistes commençaient leur travail de démantèlement de l’Etat-providence. Ce retour cyclique des maladies virales n’a donc rien de surprenant, car il est lié à certaines conjonctures économiques et politiques. Dans le contexte actuel, la propagande sur la grippe porcine vise à créer des problèmes accessoires, des pseudo-problèmes qui n’ont rien à voir avec les vrais problèmes existentiels qui sont le chômage et l’insécurité grandissante et obsessionnelle, matérielle, financière et économique. Selon les estimations des économistes, la France aura 500 000 chômeurs de plus à la fin de l’année 2009. Cette augmentation exponentielle du nombre de chômeurs ne concerne pas spécialement la France, elle traduit une tendance générale dans tous les pays capitalistes. Contre l’épidémie et la pandémie du chômage, il n’existe aucune solution en vue. À ce jour, à ma connaissance, aucun laboratoire pharmaceutique n’a mis au point un vaccin contre l’épidémie du chômage, de la pauvreté et de la misère. Le seul « vaccin » proposé contre les fléaux sociaux par ceux qui sont aux commandes dans les États capitalistes, ce sont les politiques répressives et les politiques ultra sécuritaires.  Sans exagération, nous vivons aujourd’hui « l’âge d’or » des politiques répressives et sécuritaires qui se manifestent par l’augmentation du nombre de prisons faute de solutions politiques aux problèmes du chômage, de la précarité et de la pandémie de la misère. On se souvient qu’il y a vingt ans, les hommes politiques mettaient en avant leur bilan en matière de lutte contre le chômage. À l’heure actuelle, les hommes politiques se montrent en extase et exultent de leur bilan répressif et carcéral en martelant devant les mass medias leurs « exploits » : le nombre de prisons construites sous leur impulsion et celles qui sont en cours de construction. D’ailleurs, ces responsables politiques d’aujourd’hui sont assez lucides et logiques avec eux-mêmes, car, faute de politiques économiques destinées à lutter contre le chômage, la précarité, la pauvreté et la misère, construire de plus en plus de prisons s’avère la solution la plus adaptée à la crise d’un système capitaliste qui s’oriente lentement mais inexorablement vers sa fin promulguée. Parallèlement aux prisons, on doit s’attendre à l’intensification de la propagande autour des thèmes traumatisants, comme la grippe porcine, qui sèment la peur et la panique dans l’espace social. La question est de savoir quelle sera la prochaine maladie virale après la grippe porcine.

 

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE 

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande,  

GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE(TROISIEME PARTIE)

mai 13, 2009

GRIPPE PORCINE A/H1N1 :

AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE 

(Troisième partie)

 

ÉLÉMENTS POUR UNE CONTRE-PROPAGANDE SUR  LA GRIPPE PORCINE

 

Un contre plan de campagne ou une contre propagande contient les éléments suivants :

-         Repérer le ou les thèmes de l’adversaire, les isoler et classer par ordre d’importance puis les combattre isolément

-         Attaquer les points faibles

-         Ne jamais attaquer de front la propagande adverse lorsqu’elle est puissante mais pour combattre une opinion, il faut partir de cette opinion même

-         Attaquer et déconsidérer l’adversaire

-         Mettre la propagande de l’adversaire en contradiction avec les faits

-         Ridiculiser l’adversaire

-         Faire prédominer son « climat de force »

 

Muni de ce tableau de bord, l’individu lambda va pouvoir à présent entamer son travail de sape de la propagande adverse. Il faut tout d’abord garder à l’esprit cette idée géniale chère à Goebbels, tout le travail du propagandiste consiste à simplifier les problèmes à outrance pour les rendre accessibles aux masses. La propagande de la grippe porcine n’échappe pas à la règle à juger par les déclarations et les mesures proposées par l’OMC et les autorités médicales et sanitaires nationales pour prévenir une épidémie voire une pandémie de la grippe porcine. Outre l’abattage des cheptels porcins en cas d’apparition de cas suspects, les mesures de prévention sont celles mises en œuvre contre la grippe, c’est-à-dire les vaccinations, le port des masques, le Tamiflu et le Relenza etc.

 

Aucune étude scientifique n’a pu établir à ce jour une corrélation entre les vaccinations contre la grippe humaine et la diminution du nombre de décès par cette maladie. Car une maladie n’est jamais simple et elle n’est jamais le fait d’une seule cause ; elle est toujours multifactorielle. De nombreux éléments entrent en jeu pour mener au dysfonctionnement qui se traduit par des symptômes cliniques. Si le germe était le seul responsable, tous les individus en contact avec ce germe tomberaient malades. Or il n’en est rien et le principe « un germe, une maladie, un vaccin » est trop réductionniste pour être vrai. Le vaccin ou le Tamiflu n’auront donc aucun impact en matière de prévention contre la propagation du virus transmis l’animal, en l’occurrence les porcs infectés. Si, par ailleurs, les vaccins contre les virus étaient si efficaces, comment se fait-il qu’il n’existe toujours pas de vaccin contre le virus du sida ? À la place du vaccin contre le virus du sida, on préconise plutôt la prévention par le port du préservatif. L’absence de remèdes contre les virus prouve l’approche simpliste de la médecine prédictive et chimique des pathologies virales qui n’ont pas une seule causes mais plusieurs. Car s’il y avait une seule cause en jeu, il suffirait d’immuniser l’organisme pour guérir ou prévenir la maladie. Or ce n’est pas le cas. Cette vision simpliste du comportement de l’organisme vivant date de Pasteur qui croyait que l’asepsie règne dans nos cellules, que la cellule est propre et que les microbes sont exogènes (ils viennent de l’extérieur). Il suffirait alors de vacciner pour immuniser l’organisme par la production d’anticorps. C’est cette une vielle idée de Pasteur que la médecine prédictive et chimique actuelle continue à charrier en s’accrochant à la solution des vaccinations comme l’antidote des microbes, des bactéries et des virus. En réalité, la vaccination n’est pas la panacée universelle, elle est tout au plus une solution de facilité et un dogme sécurisant. Car ce n’est pas le microbe qui génère la maladie, c’est l’inverse qui est vrai. Contrairement à la légende noire, les microbes, les bactéries et les virus ne sont ni des agresseurs ni des ennemis, ce sont des êtres endogènes et des éléments constitutifs de la cellule. Pourquoi alors immuniser un organisme contre ses propres éléments constitutifs? A bien des égards, la vaccination apparaît comme un acte contre nature car elle modifie l’organisme et c’est cette modification de la nature du terrain qui ouvre la voie à des nouvelles pathologie. Ce faisant, elle ouvre la voie à des dérives dangereuses et viole le principe médical, celui de guérir. Sa tâche consiste à repérer l’agent pathogène avant d’agir sur lui, elle n’a pas à modifier le terrain par les vaccinations qui sont pratiquées sans tenir compte de l’état de chaque patient. Au lieu de guérir, les vaccinations peuvent aggraver la maladie, car les vaccins dérivés de cultures animales sont susceptibles de contenir des virus spécifiques à ces animaux et par ce fait même, de générer des affectations imprévisibles chez les individus vaccinés. Les recombinaisons génétiques entre virus vivants ou atténués et rétrovirus humains donnent naissance à des entités hybrides ou à des rétrovirus défectifs de retrouver une virulence atténuée auparavant par l’évolution. Les virus et rétrovirus retrouvent leur virulence en passant d’une espèce animale à une autre. Les vaccinations multiples entraînent un épuisement du système immunitaire ouvrant ainsi la voie à de nombreuses maladies infectieuses : la sclérose en plaques, les allergies, les cancers, les maladies auto-immunes et peut-être le sida. Les vaccinations perturbent le métabolisme et bouleverse le terrain ; les infections locales ou générales étant le résultat du dérèglement des mécanismes de l’immunité.

 

 

La médecine prédictive, en prédisant dès la naissance les types de maladies en fonction du programme génétique, néglige l’importance du terrain, les caractères inhérents à l’histoire de chaque individu et les facteurs environnementaux qui sont les vrais déclencheurs de la maladie. L’approche de la médecine prédictive de la maladie est trop réductrice, car elle l’explique par le programme génétique et héréditaire en occultant le rôle du  système immunitaire dans l’apparition et dans la lutte contre les agents pathogènes. C’est le système immunitaire qui préserve notre identité biologique, notre Moi. L’immunité est notre capacité à résister aux maladies, résultat de l’activité de notre système immunitaire. C’est notre système immunitaire qui décide de l’issue du combat entre notre organisme et les agents extérieurs(virus, bactéries, parasites) et les cellules modifiées de l’organisme(infectées par un virus ou des tumeurs). Quand l’organisme est agressé par une substance ou un corps étranger, il fabrique des anticorps pour les neutraliser. Les vaccinations sont des pseudo solutions ou des solutions dérisoires, car nos vrais moyens de défense, ce sont nos défenses immunitaires.

 

Au-delà de leurs prétendues vertus thérapeutiques, les vaccinations sont avant tout une affaire de gros sous et une affaire juteuse pour les laboratoires pharmaceutiques qui fabriquent les médicaments antiviraux. Sans surprise, pour les laboratoires pharmaceutiques qui fabriquent les deux médicaments antiviraux, le Tamiflu et le Relenza, la grippe porcine est un cadeau du père Noël en ce temps de morosité économique. Depuis la grippe porcine, la société américaine, Glead Sciences Inc qui commercialise les médicaments antiviraux, a vu le prix de son action s’envoler à la bourse du New York Stock Exchange(NYSE). Le Tamiflu, un antiviral oral approuvé aux États-Unis pour traiter et prévenir les infections au virus de la grippe de type A et B chez des personnes âgées d’un an et plus, est vendu par un laboratoire pharmaceutique bâlois, F. Hoffmann-La Roche Ltd, qui verse des redevances à une entreprise de biotechnologique américaine, Gilead Sciences Inc détentrice de la propriété intellectuelle. Il va sans dire que ces deux multinationales américaine et suisse ont trouvé dans l’affaire de la grippe porcine et leur compte mais aussi et surtout leurs comptes bancaires.

 

Depuis le déclenchement de la tornade médiatique autour de la grippe porcine, les stratèges attitrés de la propagande nous parlent des virus sans piper un seul mot sur les causes qui sont à l’origine de leur propagation. Pour comprendre les causes de la propagation du virus de la grippe porcine et celle des virus en général, il faut d’abord expliquer ce qu’est un virus. Un virus, comme une bactérie, est une cellule à part entière entourée d’une enveloppe qui protège son patrimoine génétique. Un virus s’introduit directement dans les cellules par fusion de leur membrane avec celle de leur hôte ou en se faisant phagocyter. Sa propagation est assurée par le passage d’un organisme à un autre. Le virus ne forme donc pas une cellule à part comme la bactérie, car il ne contient jamais à la fois de l’ADN et de l’ARN. Son patrimoine génétique est donc frappé d’une infirmité génitale qui l’empêche de se multiplier seul. Pour ce faire, il a besoin de la machinerie d’une cellule. Autrement dit, c’est obligatoirement un parasite intracellulaire dont l’hôte peut être une cellule végétale ou animale ou une bactérie. Du virus de la grippe à celui du sida, leurs voies de transmission sont multiples : respiratoires, digestive, cutanée, traumatique, transplacentaire, sanguine, ou par les muqueuses. La grande force des virus, c’est bien leur capacité à se multiplier rapidement donc à muter : mille fois plus vite que les bactéries et un million de fois plus rapidement que l’homme. Parmi les modifications ou les mutations, on trouve l’échange de matériel génétique de virus à virus ; c’est ainsi que le virus de la grippe humaine emprunte parfois des gènes à des virus de grippe porcine.

 

Cette mise au point rapide étant faite, essayons d’expliquer les causes de la propagation des virus. Si l’on essaie de rechercher les causes qui sont à l’origine de la propagation des virus, on trouvera fatalement le système capitaliste. Ce qui cause l’épidémie de l’un des virus, c’est la rupture d’un équilibre écologique, provoquée par la logique implacable du développement et de l’expansion du capitalisme à l’échelle de la planète et par des guerres impérialistes à répétition. Avant le capitalisme, les maladies dues à des agents pathogènes présents étaient restées longtemps confinées et circonscrites à l’intérieur d’une zone géographique déterminée ou dans un seul continent. Si, aujourd’hui, des tels virus arrivent à sortir de l’ombre et à émigrer d’une zone géographique à une autre et d’un continent à un autre, la faute en incombe à un système et un seul, le système capitaliste. Pour se mettre en valeur, le capital a besoin d’immenses espaces et de la terre entière. Les capitalistes sillonnent, appuyées par les armées, sont toujours à la recherche de nouveaux marchés et des débouchés pour les produits industriels et de nouvelles sources de matières premières. Cet appétit d’ogre du capital dévoreur d’espaces et de ressources naturelles se traduit par l’ouverture de nouvelles contrées de plus en plus lointaines, provoque de graves perturbations de l’environnement dues au défrichement, à la déforestation et à la construction de nouvelles voies de communications. Cette perturbation de l’environnement entraîne à son tour une perturbation de l’environnement du virus qui quitte son milieu d’origine pour se propager d’une localité à une autre et d’une zone géographique à une autre, de l’animal à l’homme ou son introduction dans une population jusqu’à là épargnée puis sa dissémination au sein de cette population. D’ailleurs l’histoire du capitalisme est inséparable de l’histoire des maladies infectieuses, en particulier la tuberculose, quand les premiers colonisateurs Européens amenèrent avec eux, après 1492, la variole, la rougeole, la peste, le choléra, la fièvre typhoïde, la malaria, la scarlatine, la fièvre jeune,  et certaines maladies vénériennes qui causèrent près d’une centaine d’épidémies en cinq siècles. La maladie qui causa le plus de ravages fut la variole qui décima des groupes entiers de populations dépourvus de défense immunitaire. La nation des Hurons perdit par exemple par la variole entre la moitié et les deux tiers de ses membres entre 1634 et 1640 après l’arrivée des Français dans les parages du lac Erié. Les rescapés furent ensuite attaqués et défaits par les Iroquois avant qu’eux-mêmes fussent touchés par la même maladie surtout au XVIII e siècle. outre la nation Huron, bien d’autres nations et groupes ont été décimés par l’épidémie de la variole. Mais ces maladies avaient été utilisées aussi par les colonisateurs Européens comme une « arme biologique » contre les nations indigènes. La propagation des  épidémies en Amérique du nord n’était pas due au hasard, elle constitue l’une des facettes de la colonisation et de l’essor planétaire du mode de production capitaliste.

 

La propagation des maladies virales n’est donc pas une fatalité due à la nature, elle est intrinsèquement liée à l’environnement matériel qui sans cesse se transforme et qui est remodelé sous la pression de l’économie de marché. Ce qui a provoqué l’explosion et la propagation des virus, c’est le capitalisme, synonyme de migrations humaines de plus en plus importantes, concentration toujours plus massive des populations dans les grandes villes, développement des transports aériens dans des endroits toujours plus reculés et sans protection sanitaire. C’est le capitalisme qui a engendré les mégalopoles et le développement des transports qui facilitent la propagation de virus jusque-là tapis dans les forêts équatoriales. Après de multiples mutations, ces « nouveaux » virus deviennent mortels pour l’homme et personne n’est en mesure d’arrêter la propagation des virus qui se moquent du temps et des frontières. Les contraintes matérielles de l’environnement ne sont nullement indépendantes des contraintes sociales. L’environnement, compris comme un rapport hommes-nature, société, traduit les phénomènes de dominance qui résultent de la compétition des individus et des groupes pour s’approprier l’espace et les moyens de production. Les mieux placés ont le pouvoir et cherchent à le grader en organisant l’environnement à leur profit. L’environnement ne répond plus aux aspirations de toute la population, de tous les groupes sociaux. Il est exploité dans l’intérêt d’une classe dominante ou, à l’échelle mondiale, dans l’intérêt des pays dominants, des impérialismes, des multinationales. Il n’y a pas de solutions techniques aux problèmes actuels de l’environnement, il y a seulement le choix entre un système destructeur tel que le système capitaliste et un autre système respectueux de l’homme et de la nature. Le seul moyen d’éparner une catastrophe à l’humanité, une épidémie ou une pandémie, ce ne sont ni le vaccin, ni le traitement ni la structure sanitaire, mais la destruction du système capitaliste, un système anxiogène et toxigène, cause de la perturbation de l’environnement et de la rupture de l’harmonie entre l’homme, l’animal et le végétal.

 

Parmi les conséquences attendues de la perturbation de l’environnement par le capitalisme, il y a en effet cette rupture d’une harmonie millénaire entre l’homme et l’animal, la désorganisation et la destruction de l’environnement des animaux d’élevage réglé jadis par la sélection naturelle. Au lieu de respecter la physiologie de l’animal, le système productiviste capitaliste met à rudes épreuves les animaux qui deviennent des usines à produire et à générer de l’argent. C’est la dégradation des conditions de vie de l’animal d’élevage qui a entraîné l’empoisonnement de la nourriture animale. Le lobby agro-alimentaire est trop puissant pour parler des animaux d’élevage et de leurs conditions de vie et de reproduction. La maladie de la vache folle est due à la violation des principes de fonctionnement de la physiologie animale. Une vache est un ruminant et il faut la nourrir avec de l’herbe. Mais il n’y a plus hélas beaucoup de bovins qui mangent de l’herbe dans des élevages industriels d’engraissement. Les bovins sont devenus monogastriques, car ils ne reçoivent que des aliments concentrés pour cochon : ensilage, tourteaux de soja, farines, . ce déséquilibre alimentaire entraîne une perturbation de fonction digestive, un ralentissement de la rumination et un bouleversement de la microflore intestinale. Le résultat ne se fait pas attendre : les bêtes sont malades et ce qui explique l’odeur pestilentielle qui témoigne de l’état pathologique des animaux. Les résultats se voient à l’abattoir : plus de 90% des bovins industriels sont cirrhotiques et c’est cette viande qui atterrit sur les étals des supermarchés et des boucheries.

 

Les volailles et les porcs sont des omnivores, ils doivent donc recevoir une alimentation variée contenant des graines, des féculents, , de la viande et des graisses. Le granulé unique est insuffisant pour maintenir l’animal en bonne santé. La course à la rentabilité et au profit entraîne des déséquilibres nutritionnels d’où le recours massif aux antibiotiques  et autres médicaments. Car une bête dans les élevages modernes est une usine à viande et à lait ; elle doit assurer son système immunitaire pour se protéger contre des germes pathogènes. Une bête dont toute l’énergie est orientée vers une production de lait ou de viande n’assure plus sa défense. Les élevages modernes sont atteints de maladies chroniques. On élimine certes les bêtes malades mais le système productiviste est toujours en place. Après l’élimination des animaux malades ou suspects, l’agriculteur recommence le lendemain à donner de la nourriture empoisonnée aux animaux restant dans le cheptel. Qu’aurons-nous gagné au change ? Rien, puisque les bêtes continuent à être nourris avec une alimentation déséquilibrée et empoisonnée. Pendant ce temps là, les bactéries envahissent les bêtes dégénérées maintenues artificiellement avec des médicaments dont les variétés et les doses augmentent d’année en année.

 

Le capitalisme n’est pas seulement la cause de la propagation des virus et de la rupture de l’harmonie du cycle l’homme, l’animal et le végétal, il est aussi un système toxigène générateur d’un environnement toxique qui fragilise inévitablement notre système immunitaire et qui facilite grandement la propagation des maladies infectieuses et contagieuses. Pour produire plus, vendre plus et faire plus de profits, les industries agro-alimentaires injectent du poison à petites doses dans les aliments. Les aliments sont ainsi contaminés par une myriade de substances toxiques : insecticides, herbicides et fongicides qui sont bel et bien des poisons dangereux non seulement pour les insectes mais pour tous les animaux et pour les hommes. Car il faut savoir que l’emploi des produits phytosanitaires est destiné à tuer des micro-organismes vivants nécessaires à l’équilibre écologique. De plus, la nourriture industrielle est bourrée de produits de synthèse : conservateurs, colorants, exhausteurs de goût, agents de sapidité ou de texture, antiagglomérants, épaississants, gélifiants, édulcorants, antioncogènes, agents de charge et autres appétissants ingrédients. L’industrie alimentaire utilise des centaines d’additifs. Sur les quelque 3000 utilisés, 600 ont été répertoriés, 200 à 300 colorants sur 600. L’eau fraîche est polluée par les engrais et les déjections animales provenant de l’agriculture et de l’élevage intensifs. Nous retrouvons dans l’eau les nitrates transformés sous l’influence des bactéries en nitrites, elles-mêmes produisant les redoutables nitrosamines connues pour être cancérigènes. Le capitalisme est responsable de la pollution de l’air, de l’eau et de la terre. Tout cet environnement toxique affaiblit le système immunitaire et contribue à la propagation de l’épidémie voire la pandémie du cancer et des maladies infectieuses et contagieuses. Pour L’OMS, une société cancérigène est la rançon à payer, car l’épidémie voire la pandémie du cancer est en fonction du PNB de chaque pays. L’OMS a ainsi établi une corrélation entre le nombre de cancers et le produit national brut. Plus le PNB d’un pays est élevé plus le nombre des cancéreux est élevé.

 

 

FIN DE LA TROISIEME PARTIE 

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande,  

GRIPPE PORCINE, AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE(Première partie)

mai 8, 2009

GRIPPE PORCINE A/H1N1 :

AUTOPSIE D’UNE PROPAGANDE CAPITALISTE 

(Première partie)

 

Quelques cas de grippe porcine déclarés au Mexique et nous voilà engagés dans une guerre totale contre une maladie promue maladie du siècle. Depuis une quinzaine de jours, la grippe porcine est devenue la marotte des mass medias qui nous assènent leurs quatre vérités sur les symptômes et les remèdes de cette nouvelle maladie. Avant la grippe porcine, nous avons eu la vache folle dans les années 1990, puis la grippe aviaire, puis la SRAS dans les années 2003-2005 puis la Choukungunya. Ce retour cyclique des maladies infectieuses et contagieuses et ô combien douteux commence à intriguer nos esprits qui soupçonnent l’existence d’objectifs non déclarés dépassant très largement les simples problèmes de santé publique et de politique sanitaire.

 Ceux qui nous ont informés de l’existence de cas de grippe porcine au Mexique, ce sont comme toujours les multinationales de l’information qui ont bien voulu nous servir généreusement cette fois-ci, un autre plat que le traditionnel Chili con carné, la grippe porcine. Il faut bien savoir que information est indirecte, car elle a été rapportée par des agences de presse. Il est donc difficile de vérifier par tout un chacun la matérialité du fait rapporté ou allégué. Mais ce sont justement ces informations indirectes qui créent les conditions objectives de formation d’une opinion publique homogène à partir d’opinions individuelles que tout sépare à l’origine. On sait par ailleurs, que la production et la diffusion d’une information par les multinationales capitalistes de l’information ne sont neutres ni socialement ni politiquement. De plus, une information n’arrive jamais à la connaissance du public d’une façon inopinée; elle est toujours insérée dans un plan préétabli de propagande. Un thème ou un sujet n’est jamais choisi au hasard, il ne l’est que dans le but de remuer les instincts primaires et les bas-fonds des masses et des groupes cibles. Les esprits naïfs et les simplistes pensent que les mass medias et les multinationales de l’information s’intéressent à la santé de l’homme en parlant si abondamment de la grippe porcine. On ne peut qu’en douter, car le but de la propagande n’est ni la vérité ni le bonheur des hommes mais la manipulation et l’orientation de leur psychisme dans le sens des intérêts d’une classe dominante et d’un ordre établi.

 

Ce qui nous fait douter également du caractère désintéressé de la campagne médiatique sur la grippe porcine, c’est qu’il existe dans nos sociétés actuelles, des maladies beaucoup plus dangereuses et plus meurtrières que celle qui fait actuellement les choux gras des mass medias et des multinationales capitalistes de l’information. Prenons quelques exemples accompagnés de quelques chiffres pour fixer les idées et pour montrer que la grippe porcine est un simple thème de propagande capitaliste. Les maladies infectieuses restent l’un des premiers fléaux : les maladies tuent chaque année plus de 50 millions de personnes dont 17,8 millions ayant pour cause des infections. D’après l’Institut Pasteur, 50 000 personnes meurent chaque jour dans le monde d’une maladie infectieuse. Les responsables de l’hécatombe sont les microbes : bactéries, virus ou parasites présents dans l’environnement de l’homme.

 

Le cancer est la première cause de mortalité chez les hommes en France et la deuxième avec les maladies cardio-vasculaires. Le taux de mortalité du cancer a augmenté de 262% entre 1950 et 1988, de 20% entre 1980 et 2000. le pourcentage de décès est passé de 7% en 1920 à près de 30% en 2000. Aujourd’hui, en France, 1 homme sur 3 et 1 femme sur 4 meurent du cancer. Le cancer tue chaque année 150 000 morts en France, 500 000 aux Etats-Unis et plus de 7 millions dans le monde. Comparons les 7 millions de morts du cancer au SRAS, qui avait fait 800 morts dans le monde entre 2002 et 2005 avant de disparaître. Tous les ans, le nombre de ceux qui meurent du cancer équivaut à l’hécatombe de la Grande Guerre. Même sans contagion, on peut parler d’épidémie et même de pandémie. En France, le cancer du poumon est de loin la première cause de décès par cancer : il tue chaque année près de 27000 personnes et représente à lui seul 18% des 150 000 décès par cancer. Le cancer du côlon tue chaque année 18 000 personnes. Les facteurs de risque les plus connus sont liés à l’alimentation : régime trop riche en graisse animale, insuffisance dans la consommation des fruits et légumes. Si l’on commence à rechercher les causes du cancer, on trouve en arrière-plan, de intérêts privés capitalistes. Naturellement les multinationales capitalistes ne veulent pas en parler, car cela mène à la source de tous les malheurs de l’homme actuel, un système mortifère et anxiogène qui met les hommes et leurs nerfs à rude épreuve, le système productiviste capitaliste.

 

Nous avons évoqué le cas du cancer, mais des maladies comme la typhoïde, la malaria, la fièvre jaune tuent aussi dans l’indifférence générale chaque année des dizaines voire des centaines de milliers de personnes dans le monde notamment dans l’Afrique subsaharienne. Si les multinationales capitalistes de l’information n’en parlent pas, c’est parce que les États dont elles sont originaires sont les seuls responsables du sous-développement qui frappe ce continent et qui génère toutes sortes de maladies. Aux Etats-Unis et en Europe, il y a la pandémie de la misère sociale et psychologique, et pourtant de cette maladie destructrice de la personne humaine, les medias et les multinationales capitalistes de l’information n’en parlent pas et pour cause, la misère est causée par un système qui concentre les richesses entre les mains d’une archi-minorité de capitalistes au détriment de l’écrasante majorité des hommes. Il y a eu en France cette année plus de trois cents SDF morts dans la rue, les médias n’en ont pas parlé et pour cause, parce que les gouvernements capitalistes préfèrent parler de tout sauf des victimes d’un système dont ils sont les fidèles serviteurs. La grippe porcine a eu droit à des numéros spéciaux au ministère de la santé, mais pas les laissés pour compte et tous ceux qui sont atteints par la pandémie de la misère qui, eux, n’ont jamais eu droit à des numéros spéciaux aux ministères du travail, de la santé, des finances etc, Les seuls numéros de téléphone auxquels ont droit tous ceux qui sont atteints par la pandémie de la misère, ce sont les numéros de téléphone des restos du Cœur, des centres d’hébergement et des associations caritatives privées.

 

A n’en pas douter, ce tapage médiatique autour de la grippe porcine fait partie d’un plan de propagande visant des buts psychologiques préalablement établis. La grippe porcine est certes une tragédie et pour le monde animal et pour le monde humain de transmission du virus de l’animal à l’homme. Mais quand le propagandiste parle de la grippe porcine, ses paroles deviennent un tissu de mensonges, car il n’a que faire de la vérité, des valeurs humaines et universelles, du bien-être des hommes, de la santé de l’homme, de la justice, du bonheur etc. Le travail du propagandiste consiste avant tout à manipuler psychologiquement les masses. La propagande ressemble à une vaste entreprise de dénaturation du sens de l’événement en cherchant à donner une fausse représentation des motivations, des intentions et de l’interprétation donnée aux faits rapportés. Elle vise à dissimuler les vrais enjeux, les vraies intentions et les vrais projets et plans de la classe dominante. La grippe porcine est l’un des derniers thèmes de la propagande politique, conçue et mise en oeuvre par des multinationales de l’information et des mass medias contrôlées par des grands capitalistes, pour atteindre des objectifs psychologiques bien déterminés.  Le thème de la grippe porcine, comme les thèmes l’insécurité, l’immigration et le terrorisme, vise à semer la peur et la terreur dans le corps social dans le but de paralyser toute volonté de révolte et toute velléité de résistance des classes dominées face à la domination de la classe capitaliste.  

 

 

 

LA GRIPPE PORCINE :

DÉCLENCHEMENT ET MISE EN ŒUVRE DU PLAN DE LA PROPAGANDE

 

Pour fabriquer un thème de propagande, il faut au départ l’occurrence d’un événement quelconque. Contrairement aux idées reçues, une vraie propagande ne se fait pas à coup de « bobards » et un propagandiste n’est pas un simple bobardier. Au départ, la propagande n’est pas qu’un tissu de mensonges. Les faits évoqués par la propagande sont des faits réels et avérés sur lesquels et à partir desquels elle bâtit ses thèmes et ses sujets. Partir d’un fait réel, c’est la première étape dans le long processus d’élaboration  d’un thème de propagande. C’e n’est qu’ensuite, dans la deuxième étape, que la propagande se transforme en une machine de dénaturation des faits et un tissu de mensonges. Là où le propagandiste devient menteur, c’est au niveau de la présentation et des interprétations des événements qui ont réellement eu lieu.

 

Partir des événements réels et avérés est une condition première de la propagande. La deuxième étape commence avec la mise en œuvre et l’exécution d’un plan de campagne et d’une intense  propagande continue et durable s’étalant sur une très longue période. Ce qui fait de la grippe porcine, un thème de propagande, ce n’est pas parce que les mass médias parlent d’une maladie, de ses symptômes, des remèdes et des moyens de lutte contre sa propagation. Parler une fois en passant d’un thème aussi inquiétant et aussi traumatisant pour l’être humain que celui de la maladie ne fait pas l’affaire du propagandiste. Si la classe capitaliste a pu dominer la société, c’est parce qu’elle possède les moyens financiers nécessaires pour mettre la main sur les mass medias et pour faire de la propagande. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas donné à tout le monde de faire de la propagande, car celle-ci coûte cher, car nécessité des moyens humains et techniques considérables. La démocratie n’est pas le gouvernement du peuple par le peuple mais le gouvernement de ceux qui détiennent le monopole de la propagande pour violer et orienter psychologiquement la masse des électeurs dans le sens des intérêts de la classe dominante. Bien entendu, vous aurez l’occasion de voir et d’entendre à intervalles olympiques les paroles des communistes et celles des révolutionnaires d’opérettes comme Besancenot. Mais, une fois les kermesses électorales terminées, ils disparaîtront aussitôt du paysage médiatique pour ne réapparaître que quatre ou six ans plus tard. Durant les quatre ou les six ans qui s’écoulent ente deux échéances électorales, vous ne verrez dans les mass medias que les capitalistes et leurs affidés qui occupent l’espace médiatique et qui continuent leur propagande politique 24H/24H, 7j/7j.

Là où la grippe porcine devient un thème de propagande et non plus une simple information sur une maladie quelconque, c’est quand il fait l’objet d’un matraquage médiatique continu et durable pendant des jours et des semaines, 24H/24H et 7j/7j. Une propagande qui s’arrête au bout de quelques heures ou de quelques jours est vouée à l’échec, car il faut du temps et de la durée pour enfoncer les réflexes conditionnés. Pour qu’elle soit efficace, une propagande ne doit jamais s’arrêter en cours de route pour ne pas laisser le temps à ces victimes « d’aller voir ailleurs » et de s’intéresser à tout autre thème que le sien. Une propagande bien menée, c’est celle qui enchaîne et qui prend l’individu dans les mailles du filet pour paralyser ses possibilités de résistance. Depuis quinze jours, l’individu lambda est pris dans un système dont il pourra difficilement échapper. Depuis quinze jours, l’individu lambda a entendu cent fois ressasser les quatre vérités sur la grippe porcine et il est informé ou plutôt sur-informé minute par minute sur la progression de la maladie, pays par pays, zone géographique par zone géographique etc. C’est dire que le combat s’annonce inégal entre David et Goliath

 

Pour montrer au lecteur la manière dont une propagande est menée, nous avons reproduit ci-après les différentes étapes et la montée en puissance du plan de campagne relative à la grippe porcine. En reproduisant les pages ci-bas, j’ai voulu montrer comment la propagande cherche à envenimer délibérément le problème, ici la grippe porcine, en recourant aux régularités discursives d’une myriade d’intermédiaires, acteurs et institutions, qui vont chacun de ses propres interprétations de la maladie.  

 

Rappelons d’abord ce qu’est un plan de campagne. Un plan de campagne comporte les actions suivantes :

-         Etablissements des buts psychologiques à atteindre chez les groupes et les individus cibles. Les buts psychologiques visés par le thème de la grippe porcine sont la peur et la panique.

-         Création d’organes chargés de mener différentes formes d’action propagandiste.(dans le cas de la grippe porcine, on peut citer les multinationales de l’information, les mass medias nationales, la presse, internet et même la bouche à oreille.

-         Distribution des actions dans l’espace et dans le temps (établissement du plan de campagne) (la myriade d’acteurs et d’institutions qui ont quelque chose à dire au public de la grippe porcine.

-         Coordination des actions, les organismes et les canaux de diffusion de communication chargés de rassembler, de synthétiser les informations collectées et de faire des points de presse pour faire monter encore d’un cran la peur et la panique dans les opinions.

         Contrôle de la campagne, notamment de la préparation des  

-         actions de leur exécution et de leurs effets.

 

Les extraits reproduits ici proviennent du site mecanopolis www.mecanopolis.org . Pour en savoir plus, le lecteur curieux pourra se rendre directement sur ce site.

 

Grippe A/H1N1,

développement de la pandémie

 

 Mecanopolis – http://www.mecanopolis.org -

Pandémie de grippe A/H1N1 : évolution en temps réel – 1er mai

2009

18:45 > Si la maladie se répand massivement, notre quotidien s’en trouvera

fortement bouleversé à tous les niveaux.

En fonction de la propagation de la grippe porcine, le gouvernement peut à tout

moment exiger la mise en oeuvre de mesures drastiques par les cantons pour

lutter contre la maladie. Si des dizaines de foyers de grippe porcine venaient à être

identifiés, notre quotidien s’en trouverait complètement bouleversé. Sortir de chez

soi deviendrait un parcours du combattant pour éviter le satané virus. Sans

compter que toute la société fonctionnerait au ralenti. Nous n’y sommes pas

encore, certes, mais, dans le pire des scénarios, voici à quoi cela ressemblerait.

[3]

Les contacts sociaux devraient être réduits au strict minimum

Les gens devraient porter un masque

Le travail chez soi serait privilégié

Il faudrait éviter les transports publics

19:00 > Comme nous l’indiquions hier, le Mexique n’a pas de laboratoire qui

permette d’analyser les prélèvement

19:10 > L’OMS décide d’adopter la dénomination de

“grippe A (H1N1)”

19:25 > 110 écoles et universités fermées dans 12 états aux Etats-Unis, selon BNO

News.

19:30 > Pandémie imminente selon l’OMS

20:45 > Un membre de la délégation de Barack Obama au Mexique contaminé,

selon SkyNews

20:55 > C’est un membre de la sécurité de la délégation de Barack Obama qui

aurait été infecté lors du récent voyage du président américain au Mexique selon

BNO News, qui cite des sources de la Maison blanche (

21:00 > Première entreprise française contrainte de fermer ses portes en raison du

A/H1N1. Un site de l’équipementier aéronautique Labinal (Groupe Safran) près de Toulouse

a fermé ses portes jeudi à midi par précaution

21:10 > Les Hôpitaux Universitaires de Genève ont mis au point aujourd’hui un

nouveau test-diagnostic de grippe A/H1N1 qui permet de diagnostiquer les

prélèvements en 3h.

[4]21:20 >

Le 9 mars dernier, Sanofi-aventis annonçait la signature d’un contrat avec les

autorités mexicaines pour la construction d’une usine de production de vaccin

contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros.

L’annonce avait été faite au cours d’une cérémonie en présence de MM. Felipe

Calderon, Président du Mexique et Nicolas Sarkozy, Président de la République

Française, en visite officielle au Mexique. Lire le communiqué de Sanofi.

21:45 > Le gouvernement français a élevé le niveau du plan de lutte pandémique

au niveau 5A, par”précautions”.

21:50 > Une cellule opérationnelle sera mise en place dans chaque département

suite à la décision d’élever le plan pandémique en France.

22:00 > France : Le niveau 5 du plan national d’alerte face à l’épidémie de grippe

A/H1N1, décidé jeudi soir par le gouvernement, envisage notamment un contrôle

des frontières et une limitation des déplacements individuels.

22:03 > Vous êtes plus de 17000 à vous être connectés aujourd’hui sur Mecanopolis. Nous

vous remercions pour votre confiance

22:05 > Les Etats-Unis viennent de passer le cap des 120 cas confirmés.

[7]

22:20 > Nouvelle carte. Cliquez ici [8]

22:25 > VeraTect sur Twitter. Cliquez ici [9]

22:27 > CDCEmergengy sur Twitter. Cliquez ici [10]

22:30 > OMSnews sur Twitter. Cliquez ici [11]

22:35 > Val nous demande, dans un commentaire posté ci-dessous, s’il peut

envoyer ses enfants à l’école. Nous ne répondons pas à ce genre de questions.

Référez vous au site du gouvernement de votre pays.

23:00 > Message de l’ambassade des Etats-Unis à leur ressortissants du Mexique :

- Faites des réserves (eau, nourriture, médicaments …) et vérifiez vos possibilités

de paiement cash pour 2 semaines.

- Soyez prêt à toutes éventualités en cas d’urgence.

Source : guadalajarareporter.com [13]

23:10 > Le premier cas canadien de transmission de personne à personne de la

nouvelle souche de grippe A H1N1 a été enregistré en Nouvelle-Ecosse.

[14]

23:20 > Dr Keiji Fukuda, numéro 2 de l’OMS, indique qu’il est déjà trop tard pour

arrêter la propagation de la maladie. “La pandémie n’est pas une option. Elle est là,

et le confinement des populations n’est pas techniquement réalisable.” Propos

rapportés par The Telegraph [15].

23:30 > Cas confirmés et cas suspects annoncés depuis le 24 avril :

MEXIQUE :

ETATS-UNIS : un bébé mexicain de 23 mois est décédé de la grippe porcine au Texas.

sanitaires.

ALLEMAGNE : trois cas avérés, trois cas suspects mais non confirmés.

AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenant du Guatemala avec escale à Mexico.

CANADA : les autorités ont confirmé jeudi treize nouveaux cas, tous bénins: quatre en

Alberta (ouest), quatre en Nouvelle-Ecosse (est) et un en Ontario (est), ce qui porte à 32 le

total des personnes contaminées dans ce pays.

COSTA RICA : deux cas avérés, les premiers en Amérique centrale.

GRANDE-BRETAGNE : trois nouveaux cas confirmés, soit un total de huit cas avérés. En

outre, 76 cas suspects.

ESPAGNE : treize cas avérés et “84 personnes en observation”, selon le ministère de la

Santé.

ISRAEL : deux cas confirmés chez des Israéliens récemment rentrés du Mexique.

NOUVELLE-ZELANDE : neuf lycéens et un professeur, de retour d’un voyage au Mexique,

sont porteurs du virus de type A, 56 cas potentiels sont en cours d’examen.

PAYS-BAS : un cas confirmé jeudi, un enfant de trois ans revenu récemment du Mexique.

PEROU: Un premier cas confirmé, chez une ressortissante argentine de retour du Mexique.

Neuf autres cas suspects.

SUISSE : un premier cas confirmé, un patient revenant du Mexique, et 26 suspects.

CAS SUSPECTS

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects sont à l’étude, des femmes ayant voyagé récemment

au Mexique.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : quatre nouveaux cas suspects signalés jeudi, soit 24 cas depuis lundi, mais

aucun confirmé.

BRESIL : 20 personnes en observation mais deux cas vraiment suspects.

CHILI : 24 cas présumés sous surveillance.

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix “de manière très étroite”, selon les autorités.

COREE DU SUD : un cas probable et cinq suspects.

DANEMARK : trois femmes et un homme, revenus une semaine plus tôt du Mexique et des

Etats-Unis, sont en observation à l’hôpital.

FRANCE : une fillette de 9 ans hospitalisée après un voyage au Mexique. Deux cas

“probables” sur une vingtaine de cas suspects.

HONG KONG : quatre cas suspects, chez des personnes ayant voyagé dans les pays touchés

par l’épidémie.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

IRLANDE : un premier cas “probable” de grippe porcine chez un homme revenant d’un

voyage au Mexique, sur trois cas suspects en attente de résultats.

JAPON : un premier cas suspect détecté.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

VENEZUELA : neuf cas suspects en cours d’examen.

23:50 > Selon le Professeur Patrick Berche, doyen de la Faculté de médecine Paris

Descartes, normalement, le virus de la grippe va quitter l’hémisphère nord pour

aller dans l’hémisphère sud et revenir dans l’hémisphère nord en automne. C’est ce

qu’avait fait le virus de la grippe espagnole en 1918 il y avait eu 2 vague.

Vendredi 1er mai 2009 – 00:05

Le centre de prévention et de contrôle de l’Union Européenne estime que la grippe

A/H1N1 pourrait toucher entre 40% et 50% de la population, tout en soulignant

que la majorité des infections seraient bénignes. Seuls les personnes âgées ou

immunodéficientes risquent de déclarer de graves symptômes. Source : elpais.com

00:15 > L’Organisation mondiale de la santé ne dispose «pas d’élément qui

laisserait penser qu’il faut passer au niveau 6 d’alerte».

00:35 > L’alarme suscitée par la grippe porcine et le risque de pandémie, fait le

bonheur des concepteurs de spams, ces courriels envoyés en grand nombre dans

un but publicitaire, pour escroquer leurs destinataires ou endommager leurs

ordinateurs, selon une société spécialisée. Lire la suite [19].

 [20]

00:55 > 90% des porcs d’Egyptes ont été abattus, selon BNO News.

01:00 > Selon RussianToday [21], le virus A H1N1 a été créé par l’homme.

Lire également Le A/H1N1 de la grippe porcine : un bien mystérieux virus [23]

01:25 > Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, “déconseille

fortement de se procurer des médicaments hors des centres légaux de remise, tels

qu’hôpitaux, médecins ou pharmacies, en particulier le Tamiflu, dans le contexte

de la grippe porcine.

01:30 > Tableau récapitulatif des cas A/H1N1 en France :

cas_h1n1_france_30.04.09_pdf [24]

01:55 > Pour les insomniaques, nous allons essayer de télécharger sur

Mecanopolis I Am Legend [25] dans la nuit. C’est un film de circonstances Entretemps,

nous vous conseillons cet extrait de Zeitgeist.

Zeitgeist (extrait) [26]

envoyé par Fred C.

Version intégrale vostfr ici [27]

02:50 > Nouvel article sur Mecanopolis : H5N1, le dernier fléau de l’industrie

agroalimentaire [28]

02:55 > Le nombre de cas confirmés de grippe porcine humaine aux Etats-Unis

approchait les 120 jeudi, l’épidémie s’étendant dans 15 Etats selon les autorités,

qui ont annoncé dans la soirée l’achat de 13 millions de nouveaux traitements

antiviraux.

L’achat de ces médicaments est destiné à reconstituer les stocks stratégiques et à distribuer

400.000 de ces traitements au Mexique, épicentre de l’épidémie, a annoncé jeudi soir la

secrétaire à la Santé Kathleen Sebelius.

Le ministère de la Santé (HHS) compte dans ses stocks environ 50 millions de traitements

antiviraux auxquels s’ajoutent 23 millions détenus par les Etats, a-t-elle précisé.

Plus tôt cette semaine, les autorités avaient débloqué 11 millions de ces traitements aux

Etats américains, de plus en plus nombreux à être touchés.

Le nombre de cas est passé de 91 mercredi à 118 jeudi, la Caroline du Sud (sud-est), le

Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest) puis le New Jersey (nord-est)

venant s’ajouter à la liste des Etats touchés.

En revanche, aucun nouveau décès n’a été enregistré dans le pays depuis celui d’un enfant

mexicain de moins de deux ans, dont la mort au Texas (sud) a été annoncée mercredi.

Mais le virus pourrait avoir atteint le coeur de la capitale, Washington: la Maison Blanche a

annoncé la probable contamination d’un membre de la délégation qui a accompagné Barack

Obama au Mexique. Cette personne a participé à un dîner avec le président américain à

Mexico le 16 avril.

La Banque mondiale, dont le siège est à Washington, a aussi annoncé un cas parmi ses

employés, indiquant qu’il était rétabli.

L’état de la cinquantaine de patients à New York continuait de s’améliorer jeudi, et ils

avaient tous “complètement récupéré ou presque”, selon le responsable des services

sanitaires de la ville.

La crainte du virus a conduit à la fermeture de 300 écoles sur les quelque 100.000 que

compte le pays, a indiqué le ministère de l’Education américain. Ces fermetures touchent

169.000 élèves sur 55 millions.

Le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr

Richard Besser, a assuré que tous les Etats touchés disposeraient de stocks fédéraux de

médicaments d’ici au 3 mai.

Le Dr Anne Schuchat, autre responsable des CDC, a affirmé que “les tests en laboratoire sur

les virus montrent que jusqu’à présent, ils sont sensibles aux médicaments que nous

possédons dans notre stock”, les antiviraux Tamiflu et Relenza.

Le Dr Besser a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis avaient installé un laboratoire au

Mexique. “Cela va nous aider à faire des recherches là-bas”, a-t-il expliqué, notamment pour

comprendre pourquoi le Mexique compte plus de cas graves. “Si l’on peut comprendre cela,

on pourra aider notre pays et d’autres pays à empêcher que cela arrive”, a-t-il souligné.

Le Dr Besser s’est aussi montré rassurant après des propos alarmistes tenus par le viceprésident

Joe Biden, connu pour ses gaffes. “Ce n’est pas le fait d’aller au Mexique, c’est le

fait d’être confiné dans un avion. Si quelqu’un éternue, cela se propage dans tout l’appareil”,

avait dit M. Biden sur NBC, mettant aussi en garde contre les trajets en métro, avant que

ses propos ne fassent l’objet d’une rectification de la part de son service de presse.

“Voyager en avion est sûr. Emprunter le métro est sûr”, a assuré M. Besser. “Les gens

doivent continuer à sortir et à vivre normalement”.

03:20 > Le Dr Marcus Gitterle, un médecin physicien basé près de New Braunfels,

Texas, a émis une alerte interne qui contient plusieurs déclarations choquantes

concernant la grippe porcine qui, si elles sont vraies, ont été préservées par les

officiels d’une diffusion publique.

“Après être rentré d’une réunion publique hier avec les leaders de la communauté

et les officiels universitaires du Comté de Comal et du Comté de Hayes [nom

supprimé] a suggéré que j’envoie une mise à jour à mes patients de la région,

parce que ce que nous entendons en privé de la part du CDC et du Département de

la Santé est différent de ce que vous entendez dans les médias”, écrit Gitterle.

Le Docteur déclare que le nombre réel de cas confirmés de grippe porcine est 10 à

25 fois pire que ce qui a été reporté, et que les gens ne récupère pas facilement,

comme cela a été dit, mais que beaucoup d’Etats-Uniens sont en fait sérieusement

malades.

03:35 > La Banque interaméricaine de développement (BID) a annoncé jeudi soir

débloquer 3 milliards de dollars pour le Mexique afin d’aider ce pays à lutter contre

la grippe H1N1 et la crise économique.

03:50 > 6 étudiants du Amherst College, dans le Massachusetts (USA) positifs au

test du A/H1N1, vient d’indiquer BNO News.

04:50 >La grippe porcine, qui pourrait avoir provoqué la mort d’une centaine de

personnes au Mexique et aux Etats-Unis, a continué de s’étendre jeudi sur le

continent américain et en Europe, mais cette dernière a écarté l’idée d’une

suspension des vols aériens vers le Mexique.

05:00 > Sondage grippe A/H1N1 sur MetaWiki [31]

11:50 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde

PARIS – La grippe porcine, qui a fait 12 morts sur 312 cas confirmés au Mexique et un mort

aux Etats-Unis, s’est déjà propagée à 12 pays, dont six européens et quatre sur le continent

américain.

Voici les cas confirmés et les cas suspects annoncés depuis le 24 avril :

MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’épidémie, le bilan de la grippe porcine est passé de huit à

12 morts. Le ministre de la Santé a annoncé jeudi soir que 40 nouveaux cas avaient été

confirmés, portant le nombre des patients contaminés à 312. Le nombre des décès

“probables” reste évalué à 84.

ETATS-UNIS : un seul décès confirmé, celui d’un bébé mexicain de 23 mois, décédé au

Texas. 118 cas de contamination confirmés dans 15 Etats, la Caroline du Sud (sud-est), le

Nebraska (centre), le Minnesota (nord), le Colorado (ouest), puis le New Jersey (nord-est)

venant s’ajouter à la liste des Etats touchés.

ALLEMAGNE : quatre cas avérés, dont, pour le première fois, une infirmière qui ne s’est pas

rendue au Mexique.

AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale à Mexico.

CANADA : quinze nouveaux cas, tous bénins confirmés jeudi, ce qui porte à 34 le total des

personnes contaminées.

COSTA RICA : deux cas avérés.

GRANDE-BRETAGNE : trois nouveaux cas confirmés, soit un total de huit cas avérés. En

outre, 76 cas suspects.

ESPAGNE : 13 cas avérés et 84 personnes en observation.

ISRAEL : deux cas confirmés.

Page 13 sur 29 Mecanopolis » Pandémie de grippe A/H1N1 : évolution en temps réel – 1er mai 20…

08/05/2009 http://www.mecanopolis.org/?p=5992&print=1

PAYS-BAS : un cas confirmé, un enfant de trois ans revenu récemment du Mexique.

SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects.

NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects, dont 12 probables.

AUTRES CAS SUSPECTS

PEROU: Un premier cas, confirmé mercredi chez une ressortissante argentine qui avait

séjourné au Mexique, a été infirmé jeudi. Neuf autres cas suspects.

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects sont à l’étude.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : 24 cas suspects, mais aucun confirmé.

BRESIL : 42 cas notifiés, mais quatre cas vraiment suspects.

CHILI : 24 cas présumés sous surveillance.

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix “de manière très étroite”, selon les autorités.

COREE DU SUD : trois cas probables.

DANEMARK : quatre personnes en observation à l’hôpital.

FRANCE : Cinq cas “probables” identifiés parmi 41 cas suspects.

HONG KONG : quatre cas suspects.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

IRLANDE : un premier cas “probable”, sur trois cas en attente de résultats.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen.

12:15 > Israël décide de passer en phase 6, selon VeraTect.

12:30 > Le ministère israélien de la Santé a décidé jeudi d’élever le niveau de

préparation au virus de la grippe porcine de Phase 5 à Phase 6, a rapporté le

quotidien local Yedioth Ahronoth, dans son édition en ligne.

12:45 > Le docteur Charles A. de notre groupe facebook. nous fait parvenir ses

observations provisoires.

13:30 > Réunion à 15h de la Cellule Interministérielle de Crise (CIC) Place

Beauvau avec Roselyne Bachelot et Michèle Alliot-Marie.

13:50 > Le professeur de microbiologie Patrick Berche, chef de service de l’hôpital

Necker, se déclare très inquiet dans une interview au Figaro [32].

14:00 > Point de la situation

14:05 >L’OMS envisage de déchancher la phase 6 de l’alerte pandémique, selon

BNO News

14:10 > L’information de BNO News sur la phase 6 n’est confirmée nulle part

ailleurs et prématurée selon nos correspondants.

18:00> Le nombre de cas confirmés de grippe “porcine” humaine aux Etats-Unis

s’est alourdi de 33 vendredi, passant à 141 dans 19 Etats, ont annoncé les Centres

américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sur leur site internet..

18:10 > Un cas probable en Aquitaine, un autre en Midi-Pyrénées et trois autres en Ile-de-

France, selon Roselyne Bachelot.

18:15 > On ignore toujours le degré de sévérité du virus A/H1N1, selon Swissinfo,

qui vient de placer cet article en ligne [33].

18:40 > Fabrice Carrat est spécialiste de la grippe et de la modélisation des

épidémies. Il est chercheur au sein de l’équipe Epidémiologie, système

d’information, modélisation (Université Pierre et Marie Curie (Paris) – INSERM). Il

répond aux questions sur l’épidémie de grippe liée au virus porcin H1N1.

Avec le Sras et la grippe aviaire, les yeux étaient tournés vers l’Asie, considérée

comme la source probable de nouveaux virus pandémiques. Etes-vous surpris de

voir qu’aujourd’hui la menace potentielle vient du Mexique ?

Les informations dont on dispose à l’heure actuelle permettent-elles de savoir,

grâce aux modèles épidémiologiques, comment la dissémination de ce virus H1N1

peut évoluer ?

L’arrivée de l’été dans l’hémisphère nord peut-elle ralentir l’avancée du H1N1 et

faut-il craindre sa résurgence l’hiver prochain ?

Ce n’est pas si simple. Il est vrai qu’en Europe la grippe est saisonnière et frappe l’hiver, de

novembre à mars. Ces apparitions et disparitions des virus grippaux demeurent en grande

partie inexpliquées. Il peut se produire des cas d’épidémies localisées pendant l’été et lors

des précédentes pandémies, la vague ne correspondait pas forcément à la saisonnalité de la

grippe. Il n’y a donc pas de raison de penser que ce facteur de saisonnalité empêche le

nouveau virus de continuer à se diffuser.

Pourrait-on avoir l’hiver prochain deux virus grippaux en circulation, le virus

saisonnier et le nouveau H1N1?

En effet on peut imaginer que les deux virus circulent l’hiver prochain. Ce qu’on peut

craindre c’est que le virus H1N1 saisonnier, qui est résistant aux antiviraux, dont

l’oseltamivir (Tamiflu), circule en même temps que le nouveau virus porcin et que ce dernier

acquiert une résistance.

18:48 > Premier cas de grippe A en France confirmé.

18:51 > Le premier cas de grippe A en France est un homme de 37 ans hospitalisé

à l’Hôpital Necker à Paris

19:00 > France Info confirme > http://www.france-info.com [34]

19:20 > Le président Barack Obama indique que le A/H1N1 évolue comme une

grippe ordinaire, mais que le gouvernement se prépare au pire. Source : BNO News

19:30 > BNO News confirme que l’OMS envisage de déchancher la phase 6 de

l’alerte pandémique. Comme nous l’indiquions à 14:05, BNO News est la seule source qui

indique une probable progression du niveau d’alerte de pandémie dans les 24 prochaines

heures.

19:45 > Le virus A/H1N1 pourrait faire des ravages en Afrique, qui est déjà aux

prises avec une épidémie de méningite, expliquait ce soir sur RFI le professeur

Jean-Paul Gonzalez, directeur général du Centre international de recherches

médicales de Franceville (CIRMF) au Gabon et directeur de recherche à l’Institut

de recherche pour le développement ( IRD ).

19:50 > D’un point de vue clinique, la Suisse s’attend à ce que la grippe A/H1N1

ait des effets similaires à ceux d’une grippe saisonnière mais avec 4 à 5 fois plus

de malades,

19:55 > Théoriquement, en cas de pandémie de grippe porcine, jusqu’à la moitié

de la population pourrait être contaminée, a jugé vendredi l’agence de santé de

l’Union européenne en se fondant sur ce qui s’était passé au cours des trois

pandémies qu’a connues le XXe siècle.

Entre 25 et 30% en moyenne des gens sont tombés malades des suites de la grippe

espagnole de 1918, de la grippe asiatique de 1957 et de celle dite de Hong Kong de 1968, a

rappelé devant la presse Angus Nicoll, qui dirige le programme grippe du Centre européen

du contrôle des maladies, dont le siège est à Stockholm.

“Un tiers des personnes étant contaminées sans tomber malades, cela nous donne un taux

de contamination de 50%”, a-t-il ajouté.

Selon lui, environ 4% des individus ayant contracté ces grippes ont eu besoin de soins

hospitaliers.

De plus, parmi les personnes tombées malades au cours des pandémies de 1957 et de 1968,

la proportion des décès s’est établie “bien au-dessous de 0,2%, soit deux pour mille, ce qui

est vraiment très bas”, a poursuivi M. Nicoll.

Dans le cas de la grippe espagnole, “une pandémie très inhabituelle” qu’il n’a pas voulu

mettre en parallèle avec l’actuelle grippe porcine, ce taux avait été de 2 à 3%.

“Je ne voudrais pas dire que nous allons revoir la même chose”, a-t-il insisté, tout en

soulignant que s’agissant d’un nouveau virus “la plupart d’entre nous ne sommes pour le

moment pas immunisés contre lui”.

19:55 > Déclaration du président Obama, relayée par SkyNews : “Si nous sommes

chanceux, nous aurons au moins une année pour nous préparer à une pandémie

H1N1.

20:10 > 5 cas de grippe A en France, selon elyseeinside.fr [36]

21:15 > Les deux premiers cas avérés d’infection par le virus de la nouvelle grippe

A(H1N1) en France ont été confirmés “sur la base des résultats d’analyses

virologiques effectuées par le Centre national de référence de la grippe de

l’Institut Pasteur”, a indiqué l’Institut de veille sanitaire.

21:28 > Deux cas de grippe porcine sont désormais déclarés “avérés” en France,

un homme de 49 ans et une femme de 24 ans hospitalisés à Paris, tandis qu’un

troisième cas est “très fortement suspect”, a annoncé vendredi la ministre de la

Santé Roselyne Bachelot.

“Nous avons le cas d’un homme de 49 ans qui est hospitalisé à Bichat. Nous avons

une femme de 24 ans qui est hospitalisée à La Pitié Salpêtrière et nous avons un

cas très fortement suspect qui risque de se révéler probablement positif à Necker”.

Selon le professeur Olivier Lortholary, chef de service à Necker, il s’agirait d’un

homme de 37 ans, comme nous l’indiquions sur Mecanopolis à 18:48 déjà.

21:30 > Des agences de l’ONU cherchent toujours à établir si le nouveau virus de

la grippe porcine à l’origine de l’épidémie humaine se propage parmi les porcs au

Mexique, auquel cas le risque pour la santé humaine pourrait “augmenter”.

Dans une note d’information, le Réseau international des autorités de la sécurité sanitaire

des aliments (Infosan) indique que les évaluations des équipes de la santé qui recherchent

actuellement les origines du virus au Mexique pourraient influencer son attitude à l’égard du

commerce des cochons.

“Si l’on découvrait que le virus A/H1N1 pourrait rendre malades les animaux, la propagation

du virus pourrait aggraver la situation régionale et globale pour la santé publique”, a indiqué

le réseau qui est placé sous l’autorité de l’OMS et de la FAO.

“Ces évaluations étaieront d’éventuelles décisions concernant les restrictions sur les

déplacements des porcs dans les régions touchées et toutes décisions concernant les

restrictions relatives aux porcs vivants”, ajoute la note datée du 30 avril.

Néanmoins, la note précise aussi qu’actuellement il n’y a aucune “justification” pour imposer

des restrictions commerciales car la grippe porcine n’a pas été notifiée auprès de l’OIE.

L’inquiétude se fonde en partie sur le rôle du porc en tant que vecteur des virus de la grippe.

Bien que les virus de la grippe porcine ne soient pas nécessairement transmissibles à

l’homme, des cas de contamination chez les humains ont déjà été enregistrés et des gens

qui n’ont pas de contacts réguliers avec des cochons seraient plus susceptibles d’être

contaminés.

Lorsque des virus de la grippe de différentes espèces contaminent des porcs, les virus

peuvent muter en gènes et donner naissance à une combinaison de virus porcin, aviaire et

21:32 > Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a dépassé la barre

des 50 vendredi au Canada, dix sept nouveaux cas ayant été annoncés dans le

pays, alors qu’un haut responsable provincial avertissait qu’il y en aurait d’autres

et peut-être mortels.

21:35 > Un avion qui effectuait la liaison Munich-Washington s’est posé à Boston

(nord-est) vendredi à cause d’une passagère avec des symptômes grippaux, a

indiqué un responsable de l’aéroport.

21 40 > 2 premiers cas dans l’Etat de Floride (USA). Il s’agit d’une étudiante de 17

ans et d’un jeune garçon de 11 ans, selon SkyNews, qui cite des sources officielles.

21:42 > L’Etat du Missouri (USA) confirme un premier cas, selon BHO News (The

Missouri Department of Health and Senior Services says it has found its first

confirmed case of swine flu in the state.)

21:45 > Selon ministre de la Santé mexicain, les quatre prochains jours seront

“déterminants pour fixer la tendance” de l’épidémie.

21:47 > 300 personnes en quarantaine dans un hôtel de Honk-Kong, selon BBC

News [37]. Merci à notre correspondant Charles A. de nous avoir fait parvenir cette

info.

22:24 > Quelque 564 cas confirmés de grippe A(H1N1) ont été recensés vendredi

dans le monde. Un premier cas a été signalé en Asie, à Hong Kong, tandis que

l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont annoncé chacun une contamination

survenue à l’intérieur même de leur territoire -les deux premières transmissions

interhumaines advenues en Europe.

23:00 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde

MEXIQUE : au Mexique, foyer de l’épidémie, le bilan de la grippe porcine est passé de douze

à quinze morts. “Nous avons 343 patients qui ont contracté le virus. Quinze sont

malheureusement décédés”, a déclaré le ministre de la Santé vendredi, estimant que le

virus n’était pas “si agressif” qu’on le craignait. Le nombre des décès “probables” reste

évalué à 84.

ETATS-UNIS : un seul décès confirmé, celui d’un bébé mexicain de 23 mois, décédé au

Texas. 141 cas de contamination confirmés dans 19 Etats, le Delaware (est), l’Illinois (nord),

le Kentucky (centre-est) et la Virginie (est) s’ajoutent à la liste des Etats touchés.

ALLEMAGNE : Cinq cas avérés, dont celui d’une infirmière qui ne s’est pas rendue au

Mexique. Il s’agit donc du premier cas de contamination en Allemagne même.

AUTRICHE : un cas, une femme de 28 ans revenue du Guatemala avec escale à Mexico.

CANADA : Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a atteint 51 vendredi,

dix-sept nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays. Six provinces sont désormais

touchées au Canada, troisième pays le plus affecté après le Mexique et les Etats-Unis.

COSTA RICA : deux cas avérés.

GRANDE-BRETAGNE : Un premier cas de grippe porcine contractée au Royaume-Uni et non

pendant un voyage au Mexique, et deux autres cas avérés enregistrés en Angleterre portent

à onze le nombre total des cas confirmés.

Page 20 sur 29 Mecanopolis » Pandémie de grippe A/H1N1 : évolution en temps réel – 1er mai 20…

08/05/2009 http://www.mecanopolis.org/?p=5992&print=1

ESPAGNE : 13 cas avérés et 108 personnes en observation.

FRANCE: Deux cas de grippe porcine avérés, deux patients hospitalisés à Paris rentrant du

Mexique. 41 cas suspects, dont cinq “probables”.

DANEMARK: Un cas confirmé, il s’agit d’une Danoise rentrée mercredi de New York. Le

Danemark comptait 12 cas suspects jusqu’au 28 avril.

ISRAEL: deux cas confirmés.

PAYS-BAS : un cas confirmé, un enfant de trois ans ayant séjourné au Mexique.

SUISSE : un cas confirmé et 26 suspects.

NOUVELLE-ZELANDE : quatre cas confirmés, 116 cas suspects.

HONG KONG: Un cas confirmé. Il s’agit d’un Mexicain, arrivé jeudi du Mexique via Shanghai.

AUTRES CAS SUSPECTS

——————-

PEROU: Un premier cas, confirmé mercredi chez une ressortissante argentine qui avait

séjourné au Mexique, a été infirmé jeudi. Neuf autres cas suspects.

AFRIQUE DU SUD : deux cas suspects.

AUSTRALIE : 114 personnes font l’objet de tests.

BELGIQUE : 24 cas suspects.

BRESIL : 42 cas notifiés, mais quatre cas vraiment suspects.

CHILI : 16 cas présumés (24 personnes avaient été placées en observation).

COLOMBIE : 59 cas sous surveillance, dont dix “de manière très étroite”, selon les autorités.

COREE DU SUD : trois cas probables.

ITALIE : une vingtaine de cas suspects.

IRLANDE : un premier cas “probable”, sur trois cas en attente de résultats.

SUEDE : cinq personnes placées en observation.

POLOGNE: trois cas suspects de personnes après des séjours au Canada, aux Etats-Unis ou

au Mexique.

VENEZUELA : neuf cas en cours d’examen.

23:00 > Le Mexique ferme ses frontières

23:05 > En espérant freiner la pandémie de la grippe A H1N1, le Mexique prend les

grands moyens et ferme ses frontières pour les cinq prochains jours.

23:15 > Quatre scénarios scientifiques pour prédire la propagation de la pandémie

du A/H1N1 > i09.com [38]

23:50 > Deux éléments de l’armée américaine au Camp Pendleton en Californie ont

été confirmés atteints par la grippe A(H1N1), portant à trois le nombre de soldats

infectés par le virus aux Etats-Unis.

23:55 > Vidéo : La Guerre des Etals, de George Lucas.

Samedi 2 mai 2009 / 00:10 : Communiqué de presse de l’ONU : M. Fukuda a

indiqué qu’à ce jour, le nombre de cas avérés de grippe A(H1N1), qui était hier

de 236 est passé aujourd’hui à 331. Le communiqué de presse de l’ONU a été publié il y

a 20 minutes. Il est disponible à cette adresse. [39]

00:15 > 15165 visiteurs unique sur Mecanopolis ce vendredi 1er mai 2009. Nous

vous remercions pour votre présence, vos commentaires et les informations que

vous nous faites parvenir.

00:30 > Le docteur Miguel Angel Lezana, directeur du Centre national de

surveillance épidémiologique et de contrôle des maladies,au Mexique accuse

l’Organisation Mondiale de la Santé de ne pas avoir agit a temps avant de lancer

un avertissement sur le danger que représente l’épidémie du A H1N1.

Monsieur Lezana Miguel Angel a déclaré avoir alerté les instance de contrôle

internationale sur un nombre alarmant de cas de grippe pneumonie atypique au

Mexique dès le 16 avril dernier, sans qu’aucune mesure ne soit prise.

01:00 > Un rapide calcul démontre clairement que les chiffres annoncés ne

tiennent pas la route un seul instant. Il y aurait 343 cas confirmés au Mexique, un pays

qui compte plus de 100 millions d’habitants. Ainsi, tous les touristes aujourd’hui confirmés

aux USA (143), au Canada (53) ou en Allemagne (5), pour ne prendre que ces exemples, se

seraient fait contaminer par un de ces 343 Mexicains ? Quel manque de chance tout de

même… Il serait plus simple de nous dire que le Mexique n’est pas dans la capacité de savoir

combien des ses ressortissants sont aujourd’hui infectés par la maladie et que ce chiffre de

343 cas ne correspond en rien à la réalité.

01:10 > Nous recevons, comme vous sans doute, toutes sortes d’emails d’escrocs qui

profitent de la situation pour essayer de fourguer des médicaments, kit de survie et autre

poudre de perlimpinpin. Ne vous laisser pas piéger

01:15 > Très bon article sur le site du quotidien Le Monde > lemonde.fr [41]. Merci à

Cetheolia de nous l’avoir envoyé.

01:20 > Entendu sur France 5 il y a 2 jours que la production mondiale de vaccins

pouvait être au maximum de 500 millions de doses par année. Compte tenu du fait

qu’il faut deux doses pour chaque personne, cela permettrait de ne vacciner que

250 millions d’habitants chaque année sur cette planète. Or, nous sommes plus de

6 milliards. On va faire comment, tirer au sort ? Organiser une tombola ? Si

quelqu’un pouvait nous communiquer une source écrite et fiable sur la capacité de

production des vaccins par année, nous sommes preneurs.

01:30 > Autre petit calcul. Reprenons les chiffres du Mexique, même s’ils semblent

bidons. : 343 cas pour 100 millions d’habitants, ce qui fait 1 cas pour 300000 habitants. En

Suisse, (c’est là où nous sommes), si nous conservons le même ratio, nous nous

retrouverons dans une situation similaire au Mexique (donc de confinement général de la

population, fermeture des commerces, etc) dès le 20ème cas. 33 pour la Belgique, 216 pour

la France, etc…

01:35 > Le nombre de personnes touchées par la grippe porcine a dépassé la barre

des 50 vendredi au Canada, 21 nouveaux cas ayant été annoncés dans le pays,

alors qu’un haut responsable provincial avertissait qu’il y en aurait d’autres et

peut-être mortels.

01:45 > C’est presque drôle : au Mexique, les commerces sont fermés, on demande

aux gens de rester enfermés chez eux, mais le métro continue de fonctionner.

02:15 > Des millions de Mexicains restent cloîtrés chez eux, après avoir boudé un

triste 1er Mai par crainte de la grippe porcine, même si le gouvernement a estimé

que le virus était moins virulent que redouté, n’ayant causé la mort que de 15 des

343 patients contaminés.

Son taux de mortalité est inférieur à 70%“, a dit M. Cordova, jugeant la maladie

“moins mortelle” que la grippe aviaire ou le Sras, apparu fin 2002 en Chine et qui a fait plus

de 800 morts dans le monde, essentiellement en Asie.

02:25 > Inférieur à 70% nous dit ce brave Monsieur Cordova en précisant que le

virus est moins virulent que redouté… Vous trouvez qu’il y a de quoi être optimiste,

vous ? C’est bien pire que tout ce qu’on pouvait imaginer, 70% ! Et ces 70%, c’est avec ou

sans ce merveilleux Tamiflu ?

02:30 > Il y a un truc qu’on ne comprend pas avec la déclaration de M. Cordova. Il

nous annonce 15 morts pour 343 patients contaminés au Mexique et nous explique

ensuite que le taux de mortalité est inférieur à 70% (donc, on imagine, quelque

chose entre 67% et 69%). On a beau essayer de comprendre, ça colle pas ! Soit la

dépêche de l’AFP, reprise par Romandie News [42] est erronée, soit ce Cordova

s’est trompé, soit...

02:50 > Barack Obama fait aussi bien que Cordova : Il arrive a placer, dans la même

phrase, qu’il est optimiste quant à l’efficacité de la réponse américaine, mais que le

gouvernement se prépare au pire.

03:00 > Un site en langue Arabe reprend une à une nos infos en les traduisant >

55a.net [43]

03:10 > Le forum jeuxvidéo [44] reprend aussi nos infos, en indiquant la source à

chaque fois. C’est rare

03:15 > Carte Wikipedia [45]

03:30 > Retour sur les 70% de M. Cordova. Sa déclaration originale est : No es tan

letal, como es el caso del virus de la gripe aviar, donde la letalidad es del 70 por ciento.

Soit : “(Le virus H1N1) n’est pas très mortel, comme dans le cas de virus de la

grippe aviaire, dont le taux de mortalité est de 70%.

Merci à Redamex de nous avoir fait parvenir la déclaration originale de M. Cordova.

03:32 > Tremblement de terre a San Francisco il y a 25 minutes, selon Sky News.

Ca n’est pas vraiment en rapport avec le H1N1, mais bon…

03:39 > BNO News confirme le tremblement de terre de LA., d’une magnitude de

4,4 degrés sur l’échelle de Richter. C’est assez banal à LA, et les services de

secours n’indiquent pas de dommage. Pour ceux que ça intéresse quand même >

CNNLive [46]

03:55 > Le nouveau bilan de la grippe porcine au Mexique s’établit à 16 morts et

381 malades infectés.

04:10 > Oly, de notre groupe facebook, nous fait parvenir un article intéressant :

Des études démontrent que les virus de l’influenza développent une plus grande

résistances aux anti-viraux. Lire l’article. [47]

04:25 > Ce virus ne fait pas que des malheureux > Le titre boursier de Roche en

hausse [48]

[49]

05:00 > Nouvel article sur Mecanopolis : Virus H1N1, une mine d’or sur les

marchés boursiers pour les sociétés de biotechnologie [50]

10:45 > Cas confirmés et cas suspects dans le monde

11:50 > Nestlé demande à ses employés de ne plus se rendre aux Etats-Unis. Lire

l’article [51].

12:07 > Le président Barack Obama a dit samedi qu’il préférait prendre trop de

précautions plutôt que pas assez face à la grippe porcine, et a invoqué la

méconnaissance de l’évolution du virus pour expliquer l’abondance de mesures

prises par son administration.

14:15> Nouvel article sur Mecanopolis : AH1N1, les 3 scénarios de la pandémie

[52]

14:25 > Un troisième cas de grippe porcine a été enregistré en Israël chez un

homme de 34 ans récemment rentré du Mexique.

Cette page est saturée. Nous allons poursuivre sur:

 

Ce que j’ai reproduit ici, ce n’est que le plan de propagande pour la seule journée du 1 mai 2009. Face à ce tir de barrage nourri mené par la grosse artillerie médiatique capitaliste, l’individu lambda se sent complètement impuissant et désarmé et il finira par jeter l’éponge et par se nourrir du pain servie par la propagande. Que peut en effet faire l’individu lambda face à une si puissante  propagande, continue et durable qui l’assiège et qui ne lui laisse un seul instant de répit ? Pris par ses activités quotidiennes, l’individu lambda ne peut opposer qu’une résistance fragmentaire et épisodique. Il n’a pas le temps d’examiner à tête reposée ce que lui raconte la propagande. Par manque de temps nécessaire, l’individu lambda ne peut pas soumettre à la critique et à la méditation les schèmes et stéréotypes que la propagande cherche à lui inculquer. Il n’a ni le moyen ni le pouvoir de prendre du recul pour se situer par rapport à la propagande. Mais admettons que l’individu lambda, profitant d’un instant de cafouillage de ses geôliers les propagandistes, ait pu s’échapper de la cage dans laquelle la propagande l’avait enfermé et qu’il ait pris le temps nécessaire pour méditer et réfléchir sur les mots, les termes, les images et les sujets assénés par cette dernière. Autrement dit, l’individu lambda a décidé par lui-même de contre-attaquer et de mener sa contre-propagande.  Comment va-t-il s’y prendre ? Quels arguments opposera-t-il  à la propagande adverse ? c’est ce que nous allons voir dans la deuxième partie de l’article.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE  

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés : grippe porcine, propagande, capitalisme, virus, contre-propagande,