LUTTE DE CLASSES DANS LE MONDE ARABE

LUTTE DE CLASSES DANS LE MONDE ARABE

Il ne faut pas être un marxologue pour deviner ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe. La littérature antimarxiste et l’idéologie réformiste petite bourgeoise ont sans doute crié trop vite à « la mort de Marx » enterré sept fois depuis sa mort physique en 1883, à la fin de la lutte de classe et à la fausseté de la théorie marxiste et ses deux principes fondamentaux, le matérialisme historique et le matérialisme dialectique. Les stratagèmes utilisés généralement par les antimarxistes et par les détracteurs de la lutte des classes dans les sociétés capitalistes sont connus et archi connus et se résument en trois points: simplifier les problèmes à outrance ; verser dans l’empirisme stérile ; pratiquer l’art de l’amalgame et de la confusion.

À tous ceux qui ont fait de l’antimarxisme leur fonds de commerce, surtout après la dislocation du bloc communiste de l’Est,, nous les invitions à bien observer les événements qui secouent actuellement les pays du Moyen-Orient, qui sont actuellement en proie à des contestations sociales jamais vues dans cette région du monde, hier en Iran et aujourd’hui en Tunisie, en Algérie, en Egypte, en Jordanie, au Soudan, en Libye. Les antimarxistes et les tenants de l’idéologie réformiste petite bourgeoise, réconfortés par les sirènes de la propagande officielle ont annoncé au monde entier, après la chute de l’Union Soviétique et des pays socialistes d’Europe de l’Est, la fin de l’histoire et après les événements du 11 septembre 2001, le »choc des civilisations ». Mais voilà que l’entrée du capitalisme dans un état comateux après la crise financière de septembre octobre 2008 a fait voler en éclats toutes leurs constructions chimériques idéologico-politiques et a apporté un démenti cinglant à leurs prophéties des lendemains qui chantent.

À tous égards, le monde arabe vit aujourd’hui un moment historique de son histoire avec l’imprévisible révolte tunisienne qui a pris de court les gouvernements capitalistes occidentaux et leur homme lige obligé de fuir précipitamment avec sa suite devant la fronde populaire après 23 ans de règne. Cette même révolte tunisienne « du pain et de la faim » éclate en même temps dans d’autres pays arabes, en Algérie, en Jordanie, en Egypte, au Soudan. Pour prévenir une révolte à la tunisienne, le régime libyen était obligé de distribuer 2000 dinars aux pauvres et aux besogneux. La propagande politique des pays capitaliste cherche à manipuler l’opinion publique occidentale et arabe en faisant croire que les manifestants et les révoltés tunisiens, algériens, jordaniens, égyptiens battent le pavé et défilent dans les rues parce qu’ils sont assoiffés de démocratie, d’élection, de liberté d’expression, c’est-à-dire du bla bla à l’occidentale. Ce que veulent en réalité les masses arabes, ce n’est pas difficile à deviner, on peut le lire facilement sur leurs banderoles lors des grandes manifestations dans les rues de Tunis, d’Alger, d’Amman, du Caire etc. « nous avons faim », « la faim, c’est mécréant », « nous voulons du travail »

Les révolutions sont régies par d’implacables lois auxquelles sont soumises leurs acteurs et leurs victimes. Les révolutions du passé fournissent plusieurs leçons dont la première est qu’une révolution n’est jamais une promenade de santé, un gala selon l’expression de Mao Tsé Toung. La deuxième leçon est que ceux qui font les révolutions n’en sont jamais les principaux bénéficiaires. La troisième leçon est que l’histoire des révolutions est intrinsèquement et génétiquement liée à celle de la trahison, des traîtres, de la traîtrise, des complots et des comploteurs, des saboteurs, des usurpateurs, des réactionnaires, des renégats, des opportunistes, des minimalistes et des maximalistes, des Jacobins et des Montagnards, des Mencheviks et des bolchevicks etc. Bref, une révolution est celle de la lutte des classes grandeur nature. Aujourd’hui, avec la révolte tunisienne, nous assistons à une répétition générale de ce que l’on a connu dans le passé, c’est-à-dire d’un côté, la volonté affirmée des gueux qui veulent aller plus loin et de l’autre, les comploteurs, les opportunistes et les usurpateurs qui cherchent par tous les moyens à freiner l’élan d’un mouvement pour en récolter le maximum de dividendes.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : monde arabe, lutte de classe, révolte, révolution

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