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La révolte des gueux dans le « paradis » de Madame Thatcher

août 10, 2011

La révolte des gueux dans le « paradis » de Madame Thatcher

mercredi 10 août 2011

Les commentaires sur les émeutes en cours dans le pays de Madame Thatcher vont bon train et les images d’émeutiers maîtres des rues de Londres, de Brixton, de Birmingham, de Nottingham ou bien d’autres villes anglaises montrent si besoin est que si les gueux et les victimes du capitalisme se mettent marche, ils font trembler la terre entière et ils sèment la peur et le désarroi dans les rangs de leurs exploiteurs, les capitalistes et leurs fidèles serviteurs, les politicards asservis et corrompus. Si l’on suit les mass media aussi bien en Angleterre qu’en France et dans d’autres pays capitalistes, des mass media qui sont à la solde du grand capital et de leurs États, les émeutiers sont des pilleurs, des looters, et des criminels à qui le premier ministre anglais David Cameron promet d’utiliser toute » la force de la loi » pour les punir. Cette position répressive de Cameron est d’ailleurs approuvée par le parti travailliste qui est d’accord pour enfermer les émeutiers par milliers et d’ailleurs les autorités policières et judiciaires ont prévu des centres de détention supplémentaires pour accueillir en masse les fauteurs de trouble.

Les images diffusées par les mass media à la solde du capital montrent des jeunes gens de couleur cagoulés s’adonnant à des actes de vandalisme et de pillage sans expliquer le pourquoi et le comment des choses. La première technique de manipulation des mass media vise à donner aux événements en cours en Angleterre une couleur raciale et communautariste pour masquer le caractère social et de lutte de classe, entre les victimes d’un système qui condamne l’écrasante majorité de la jeunesse au chômage, à l’errance et à la misère d’une part et leurs exploiteurs, les capitalistes et ceux qui sont commandités pour maintenir le système en place, les politicards corrompus et asservis. Pour manipuler l’opinion publique et pour diviser la société selon le principe diviser pour régner, les mass media s’attardent sur les fauteurs de troubles de couleur sans montrer les exploités blancs qui participent aux émeutes au même titre que leurs collègues noirs. Il faut bien rappeler que ces émeutes ne sont pas une première en Angleterre puisqu’elles ont déjà commencé dès l’arrivée de Madame Thatcher au pouvoir en 1979, en 1980, 1985 et l’on a vu tout récemment depuis le début de cette année 2011, une vague de grèves et des manifestations, parfois d’une extrême violence menée par des étudiants contre le siège du parti conservateur à Londres.

Si l’on essaie de mettre en perspective les événements qui sont en cours dans l’Angleterre post thatchérienne, les émeutes qui sont parties de Nottenham jeudi dernier ne sont guère différentes par leur nature et leur visée politique et sociale de celles de Sidi Bouzid en Tunisie, de celles d’Egypte et d’autres pays du monde arabo-muslman, de celles de Wisconsin, de Grèce, d’Espagne, de Tel-Aviv. Les causes de toutes ces convulsions et de tous ces troubles qui n’épargnent aucune région du monde sont les symptômes pathologiques de l’exacerbation des contradictions sociales et en dernier lieu de la putrescence et de la désintégration du système capitaliste. Malgré leur différence ethnique et géographique, Mohamed Bouazizi qui a été à l’origine des révoltes tunisienne et qui a abouti à la fuite de Ben Ali et Marc Dugan sont à la fois les victimes d’un système, le système capitaliste mais aussi et surtout les signes révélateurs et avant coureurs d’un système sénile et cadavérique qui n’est plus capable de contenir comme par le passé ses propres contradictions et c’est pourquoi, comme Marx l’avait prévu, il est condamné à mourir de sa mort naturelle sans que la bourgeoisie, les capitalistes, les politicards asservis et leur bras armé, l’État, puissent changer quoi que ce soit au cours des choses et au sens de l’histoire.

Dans quelques jours, la bourgeoisie et la classe politique qui sert ses intérêts vont lâcher en nombre leurs chiens de garde dans les rues de Londres, de Birmingham, de Manchester etc à la recherche d’émeutiers qui vont être châtiés d’une manière exemple pour créer des effets dissuasifs sur les jeunes et sur les exploités. La vengeance de la bourgeoisie et de ses appareils répressifs va être terrible à l’encontre des gueux qui ont osé défier les autorités et qui sont devenus ne serait-ce que pour quelques jours les maîtres incontestés des grandes artères commerciales à Londres et ailleurs. Certes, comme prévu, les gueux anglais vont payer cher leur révolte de misère et ils vont être sévèrement punis pour avoir malmené la bourgeoisie et ses laquais, les politicards et les appareils répressifs de l’État. Mais ces braves jeunes courageux qui ne sont pas seulement des pillards et qui n’ont rien à perdre que leurs chaînes resteront dans l’histoire comme ceux qui ont osé opposer à la violence physique et symbolique de la classe dominante dans le premier pays capitaliste du monde, leur propre violence qui est une vraie violence de classe, celle que devraient normalement exprimer toutes les victimes de l’exploitation capitaliste et tous les damnés de la terre. Au lieu de condamner les gueux anglais en les qualifiant de pillards et de criminels qui sont les termes utilisés habituellement par toute classe dominante à l’égard de ses ennemis, il faudrait plutôt ériger deux statues : l’une à la mémoire de Marc Dugan et l’autre dédiée à tous les « pillards » et les émeutiers anonymes qui ont su exprimer leur propre violence de classe.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Angleterre, émeutes, crise, capitalisme

Crise grecque: sauver la Grèce ou gagner du temps ?

juillet 22, 2011

Dette grecque :
Sauver la Grèce ou gagner du temps ?

Les fidèles serviteurs du grand capital réunis hier soir à Bruxelles pour aider la Grèce pavoisent et exultent et pavoisent; ça y est, tout va bien Madame la Marquise. On l’a compris, après cet accord « historique » selon les termes de Barroso, le grand capital n’a pas tardé à réagir à juger par la hausse des bourses européennes, asiatiques et américaines. Mais la question qui mérite d’être posée, pourquoi ce soudain optimisme de la météo du capital et pourquoi cette euphorie des bourses et des marchés financiers en Europe, en Asie et aux États-Unis? Cet optimisme est-il dû à l’avenir radieux promis à l’économie et au peuple grecs qui se trouvent au fond du trou depuis plus de deux ans ou est-il plutôt lié à l’assurance donnée une fois de plus par les États aux grandes banques, notamment françaises et allemandes, qui ont prêté des sommes astronomiques à la Grèce?

Personne n’est dupe, les milliards octroyés à la Grèce ne sauveront jamais ce pays d’une faillite annoncée à terme, bien au contraire, ce deuxième plan avec de nouvelles dettes vont enfoncer ce pays encore un peu plus à cause des anciens et des futurs plans d’austérité par les bailleurs de fonds et qui seront de nature à aggraver le mal au lieu d’y remédier. Le plan d’austérité promis par le gouvernement socialiste de Georges Papandréou va carrément plomber toute velléité de croissance entraînant du coup une aggravation et du déficit public et de la dette. Il ne faut pas être un économiste chevronné pour savoir que l’injection de liquidités est une solution de facilité et le cas argentin est éloquent à cet égard. Injecter de liquidités dans l’économie d’un pays n’a jamais quoi que ce soit et encore moins le problème des dettes, car on ne soigne pas une économie malade avec des médicaments et inadaptés qui font plus de mal que de bien et une crise structurelle chronique ne saurait être surmontée par des mesures palliatives, occasionnelles et passagères. En réalité, les milliards octroyés par l’Union Européenne et le FMI, c’est tout simplement un cadeau empoisonné, car l’accumulation des dettes va pousser les prêteurs à augmenter leur taux d’intérêt entraînant du coup une augmentation mécanique des charges de la dette. À cela s’ajoutent les réserves et les a priori déjà formés des agences des notations des agences de crédit et le manque de confiance des investisseurs institutionnels comme les compagnies d’assurance et les fonds de pension.

Loin de résoudre le problème de la dette souveraine de la Grèce, l’accord de Bruxelles va rendre la vie encore plus dure au peuple et aux travailleurs grecs qui ont déjà subi un premier plan d’austérité et qui s’apprêtent à en subir les effets désastreux d’un deuxième avec à la clé une réduction dramatique de leur niveau de vie. Le plan d’austérité préparé par le gouvernement Papandréou pour obtenir les fonds promis par l’Europe et le FMI va frapper encore plus durement non seulement tous les Grecs sans exception avec l’augmentation de la TVA mais aussi les petites et les moyennes entreprises qui contribuent pour une grande part au PIB du pays, mais aussi les retraités et les jeunes contraints à l’émigration à la recherche du travail dans d’autres régions du monde et qui vont devenir comme la jeunesse espagnole, une jeunesse sans avenir. Contrairement aux sirènes de la propagande capitaliste, les travailleurs grecs ne sont pas trop payés et ils sont plus « paresseux » que les autres travailleurs européens puisqu’un travailleur grec a travaillé en moyenne en 2009 2161 heures par an contre 1382 heures en Allemagne et la productivité du travailleur grec par heure de travail a augmenté de 26,3% contre 11,6% en Allemagne.

Aujourd’hui, ce n’est pas l’économie grecque qui est en crise, mais toutes les économies de la zone euro et bien au-delà de l’Europe, puisque les Etats-Unis se trouvent depuis le mois de mai en cessation de paiement après avoir atteint le plafond de sa dette de 14,3 milliards de dollars et le débat fait actuellement rage entre le parti unique à deux têtes, Républicains et démocrates pour éviter purement et simplement la faillite du gouvernement américain dont la datte est fixée pour le 2 août. Cette crise est au fond moins une crise d’argent et de liquidités qu’une crise de croissance et de reproduction élargie du système capitaliste. Ceux qui ont crié victoire un peu vite à Bruxelles après l’accord sur un deuxième plan d’aide à la Grèce savent que la crise qui frappe cette dernière n’est seulement une crise spécifique à un seul pays ou à un ensemble de pays de la zone euro mais une crise structurelle et généralisée frappant toutes les économies capitalistes. Même avec tous ces milliards, les résultats sont plus qu’hypothétiques, car, d’après des analyses et des projections futuristes, si un miracle il y a, « le miracle grec » ne produira ses effets que dans sept ou dans dix ans, mais d’ici là, on peut se demander si le peuple travailleur de ce pays va avoir de la patience pour s’échiner et de se courber devant les pilleurs et non pas les bailleurs de fonds de son pays.

L’accord de Bruxelles sur la Grèce n’est pas vraiment destiné à sauver la Grèce d’une faillite annoncée ou à désamorcer une crise passagère et conjoncturelle mais à empêcher en réalité la déconfiture pure et simple de la zone euro. Car il faut savoir que la déconfiture de la zone euro va produire un séisme d’une magnitude jamais égalée entraînant l’effondrement du système bancaire à cause de la perte de confiance entre les banquiers eux-mêmes qui refuseront de se prêter l’argent l’un à l’autre. Cette annonce tapageuse autour de l’accord de Bruxelles sur la dette grecque vise en réalité à conjurer la peur non seulement de la faillite de la Grèce et de la zone euro mais même encore au-delà, la dislocation de l’Union Européenne. Il est notoirement connu que l’injection des liquidités dans les circuits économiques est une solution de facilité qui, n’en déplaise aux thuriféraires du Keynésianisme, n’est autre chose qu’un ersatz; l’injection des liquidités vise tout simplement à gagner du temps et ce n’est pas en gagnant du temps que l’on résoudra les crises.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Grèce, dette, Europe, crise, économie.

LE MONDE CAPITALISTE EST SONNE

janvier 29, 2011

RÉVOLTES TUNISIENNE ET EGYPTIENNE :
LE MONDE CAPITALISTE EST SONNÉ

En l’espace de quinze jours, le monde capitaliste occidental a connu deux révoltes successives en perdant d’abord le régime fantoche de Ben Ali en Tunisie et un autre en Egypte qui est en train de vaciller sur ses pieds et de vivre ses derniers jours avant sans doute d’être balayé par des émeutes populaires. Les trois jours de « colère » en Egypte ont causé pour le moment une quarantaine de morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers d’arrestations sans parler de tous les dégâts matériels, incendies dans les bâtiments publics et dans les différents sièges du parti National dirigeant, pillage de magasins, désertion de soldats et de policiers etc. À n’en pas douter, ces deux tremblements de terre qui frappent quasi simultanément deux régimes fantoches considérés comme deux pions importants pour les Etats-Unis et l’Europe, pour le capital transnational qui exploite honteusement une main d’œuvre docile et bon marché et pour les bourgeoisies compradore de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord ont entraîné un changement immédiat dans la météo du capital puisque depuis les manifestations de « colère » en Egypte, les bourses mondiales ont plongé en clôturant en forte baisse et une ruée vers l’or.

Comme, lors de la révolte tunisienne où le pouvoir en place avait manœuvré jusqu’au bout pour étouffer la colère de la rue, on assiste aujourd’hui à une répétition générale, à un un remake avec le même scénario en Egypte où Hosni Mubarak et sa clique cherchent désespérément à juguler les protestations de « colère » contre son régime en proposant dans son discours démagogique un changement de gouvernement et des réformes et des promesses mais il est fort à parier qu’il est trop tard pour arrêter un mouvement et une jeunesse désespérée décidées à en découdre une fois pour toutes. Le problème principal auquel se trouve confronté actuellement le gouvernement égyptien et d’ailleurs tout pouvoir en place, est la manière de retourner une situation explosive et incontrôlable en sa faveur en divisant les rangs des manifestants et des protestataires. Comme pour la Tunisie de Ben Ali où la France a cherché à sauver le régime de son allié et protégé en dépêchant sur place des experts spécialisés dans « la gestion des foules », aujourd’hui, les Etats-Unis font de même, car , tout en invitant publiquement le gouvernement égyptien à laisser les manifestants s’exprimer et à faire entendre leurs voix dans les rues, ils échafaudent, avec la collaboration de hauts responsables politiques et militaires égyptiens et israéliens, des « plans de sauvetage » du régime de leur allié et protégé, pour venir à bout de la révolte. D’ailleurs, la première mesure concrète qui figure dans les « plans de sauvetage » états-uniens du régime de Mubarak et visant à une meilleure « gestion des foules » égyptiennes, concerne fatalement les nouvelles technologies de l’information, Internet, les réseaux sociaux de Facebook et Twitter, le téléphone portable et mine de rien, les téléphones fixes et cela dans le but d’empêcher les protestataires de la « colère » de se communiquer entre eux leurs mots d’ordre et leurs stratégies de mobilisation et de mouvement. Cette mesure de contrôle des nouvelles technologies de l’information par le pouvoir en place s’avère périlleuse et incertaine, et elle peut être ou non efficace selon les circonstances, car si elle a réussi en Iran à étouffer les contestations sociales et politiques nées dans la foulée de la réélection d’Ahmadinejad, elle a en revanche lamentablement échoué en Tunisie et cet aveu d’échec apparaît dans le dernier discours de Ben Ali avant de prendre la fuite quand il a décidé d’accorder à la jeunesse tunsiienne la « pleine liberté » de l’Internet. L’échec du gouvernement égyptien semble patent puisque la coupure d’Internet et des téléphones mobiles le jeudi soir n’a nullement empêché la mobilisation des foules dans les grandes villes après la prière de vendredi.

Victime de son manichéisme et d’un esprit borné, le monda capitaliste cherche une fois de plus, comme lors de la révolte tunisienne, à noyer le poisson en attribuant la cause et les racines de la révolte égyptienne à un problème politique, à la soi-disant absence de démocratie et de réformes politiques. Il faut rappeler à toutes fins utiles que ce qui se passe aujourd’hui en Egypte n’a aucun rapport avec la soi-disant démocratie et liberté d’expression et il n’est nullement le résultat d’un manque de réformes ou d’un quelconque immobilisme politique de la part du pouvoir en place. Bien au contraire, la pauvreté et la misère qui frappent la moitié des égyptiens avec un dollar par jour ont été aggravées par l’instauration en Egypte d’un capitalisme sauvage et par la mise en œuvre d’une politique sauvage de privatisation tous azimuts menée par le propre fils de Hosni Mubarak, Jamal, sans doute sous la pression des bailleurs de fonds égyptiens, du capital transnational et des gouvernements capitalistes des Etats-Unis et d’Europe. C’est cette politique archéo-libérale qui a aggravé une situation économique déjà désastreuse et qui a entraîné un élargissement du fossé entre les plus riches et les plus pauvres. La propagande politique capitaliste cherche à manipuler les opinions publiques tant en Occident que dans les pays arabes en attribuant les racines des révoltes tunisienne et égyptienne à l’absence de démocratie et de liberté d’expression dans ces deux pays. Nous le savons tous, la démocratie et la liberté d’expression, ces chantres de l’Occident capitaliste, c’est tout simplement de la foutaise et une histoire à dormir et ceux qui les prennent pour argent comptant, et ils sont, il faut le dire franchement et sans détour, soit des illuminés soit des imbéciles. Pour les révoltés de la Tunisie et de l’Egypte, la démocratie, ce poncif de la propagande politique, est le cadet de leurs soucis, car ce qu’ils veulent avant tout et ce qu’ils cherchent à obtenir, ce n’est pas du bla bla et du vent mais du pain et du travail.

En guise de conclusion, il faudra dire pourquoi le monde capitaliste a perdu son latin avec les deux révoltes tunisienne et égyptienne. D’abord, ces deux révoltes l’ont pris de court et elles ne figuraient nulle part dans l’agenda du capital transnational qui a investi massivement dans la Tunisie de Ben et dans l’Egypte de Hosni Mubarak, deux régimes fantoches qui étaient considérés comme des dictatures assez sûres pour la prospérité des affaires et deux dictateurs perçus comme le meileur rempart et la meilleure garantie pour maintenir en coupe réglée les classes exploitées de leurs pays. Ensuite, avec ces deux révoltes presque simultanées, le monde capitaliste ne réalise pas qu’il change d’époque, celle de l’agonie d’un système et d’un mode de production qui ont fait leur temps et qui vivent aujourd’hui leurs derniers jours. A cet égard, les deux révoltes tunisienne et égyptienne, ainsi que les autres révoltes en gestation, sont loin d’être des troubles passagers liés à des simples dysfonctionnements homéostatiques inhérents à un régime politique mais les symptômes pathologiques d’un changement profond de paradigme, la dislocation du système impérialiste qui se révèle désormais incapable désormais de maîtriser et de dominer ses contradictions internes. Les conditions objectives qui ont donné naissance aux deux révoltes tunisienne et égyptienne sont identiques à celles qui ont permis aux bolcheviques de réussir leur révolution en 1917 et à Mao d’instaurer le régime communiste en Chine.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Egypte, Tunisie, révolte, capitalisme, impérialisme, démocratie.

LUTTE DE CLASSES DANS LE MONDE ARABE

janvier 26, 2011

LUTTE DE CLASSES DANS LE MONDE ARABE

Il ne faut pas être un marxologue pour deviner ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe. La littérature antimarxiste et l’idéologie réformiste petite bourgeoise ont sans doute crié trop vite à « la mort de Marx » enterré sept fois depuis sa mort physique en 1883, à la fin de la lutte de classe et à la fausseté de la théorie marxiste et ses deux principes fondamentaux, le matérialisme historique et le matérialisme dialectique. Les stratagèmes utilisés généralement par les antimarxistes et par les détracteurs de la lutte des classes dans les sociétés capitalistes sont connus et archi connus et se résument en trois points: simplifier les problèmes à outrance ; verser dans l’empirisme stérile ; pratiquer l’art de l’amalgame et de la confusion.

À tous ceux qui ont fait de l’antimarxisme leur fonds de commerce, surtout après la dislocation du bloc communiste de l’Est,, nous les invitions à bien observer les événements qui secouent actuellement les pays du Moyen-Orient, qui sont actuellement en proie à des contestations sociales jamais vues dans cette région du monde, hier en Iran et aujourd’hui en Tunisie, en Algérie, en Egypte, en Jordanie, au Soudan, en Libye. Les antimarxistes et les tenants de l’idéologie réformiste petite bourgeoise, réconfortés par les sirènes de la propagande officielle ont annoncé au monde entier, après la chute de l’Union Soviétique et des pays socialistes d’Europe de l’Est, la fin de l’histoire et après les événements du 11 septembre 2001, le »choc des civilisations ». Mais voilà que l’entrée du capitalisme dans un état comateux après la crise financière de septembre octobre 2008 a fait voler en éclats toutes leurs constructions chimériques idéologico-politiques et a apporté un démenti cinglant à leurs prophéties des lendemains qui chantent.

À tous égards, le monde arabe vit aujourd’hui un moment historique de son histoire avec l’imprévisible révolte tunisienne qui a pris de court les gouvernements capitalistes occidentaux et leur homme lige obligé de fuir précipitamment avec sa suite devant la fronde populaire après 23 ans de règne. Cette même révolte tunisienne « du pain et de la faim » éclate en même temps dans d’autres pays arabes, en Algérie, en Jordanie, en Egypte, au Soudan. Pour prévenir une révolte à la tunisienne, le régime libyen était obligé de distribuer 2000 dinars aux pauvres et aux besogneux. La propagande politique des pays capitaliste cherche à manipuler l’opinion publique occidentale et arabe en faisant croire que les manifestants et les révoltés tunisiens, algériens, jordaniens, égyptiens battent le pavé et défilent dans les rues parce qu’ils sont assoiffés de démocratie, d’élection, de liberté d’expression, c’est-à-dire du bla bla à l’occidentale. Ce que veulent en réalité les masses arabes, ce n’est pas difficile à deviner, on peut le lire facilement sur leurs banderoles lors des grandes manifestations dans les rues de Tunis, d’Alger, d’Amman, du Caire etc. « nous avons faim », « la faim, c’est mécréant », « nous voulons du travail »

Les révolutions sont régies par d’implacables lois auxquelles sont soumises leurs acteurs et leurs victimes. Les révolutions du passé fournissent plusieurs leçons dont la première est qu’une révolution n’est jamais une promenade de santé, un gala selon l’expression de Mao Tsé Toung. La deuxième leçon est que ceux qui font les révolutions n’en sont jamais les principaux bénéficiaires. La troisième leçon est que l’histoire des révolutions est intrinsèquement et génétiquement liée à celle de la trahison, des traîtres, de la traîtrise, des complots et des comploteurs, des saboteurs, des usurpateurs, des réactionnaires, des renégats, des opportunistes, des minimalistes et des maximalistes, des Jacobins et des Montagnards, des Mencheviks et des bolchevicks etc. Bref, une révolution est celle de la lutte des classes grandeur nature. Aujourd’hui, avec la révolte tunisienne, nous assistons à une répétition générale de ce que l’on a connu dans le passé, c’est-à-dire d’un côté, la volonté affirmée des gueux qui veulent aller plus loin et de l’autre, les comploteurs, les opportunistes et les usurpateurs qui cherchent par tous les moyens à freiner l’élan d’un mouvement pour en récolter le maximum de dividendes.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : monde arabe, lutte de classe, révolte, révolution

COMMENT EXPLIQUER LA REVOLTE TUNISIENNE EN ARABE

janvier 25, 2011

COMMENT EXPLIQUER LA RÉVOLTE TUNISIENNE ?

Ce texte en arabe, le premier d’une série d’articles consacrée à la crise tunisienne, est destiné à un public arabophone qui ne lit pas forcément nos analyses textes en langue française.

كيف يُمكننا تفسيرالأنتفاضة التونسية ؟
فوزي المير

رغم أن الأنتفاضة الشعبية في تونس التي اطاحت بنظام الرئيس زين العابدين بن علي بعد 23 عامآ هي في بدايتها، لكنه من الممكن ان نكون بعض الأفكار ونستخلس الدروس الأولية من هذه التجربة الأولى في العالم العربي. السؤال الأول الذي يطرح نفسه هو التالي : كيف يمكننا تفسيرألأنتفاضة التونسية ؟

التفسيرات والتحليلات التي تعطيها وسائل الأعلام سواء في الغرب او في العالم العربي للأنتفاضة التونسية، والتي ترددها الفئات المثقفة، بشكل عفوي وببغائي، هي مضللة ومزيفة. لماذا؟ لأن أن هذه وسائل ألأعلام يسطر عليها كبار الشريكات الرأسمالية والدول التي تخدم مصالحها،وهذا يعني بشكل ملموس أن وظيفتها في مجتمعاتنا الحاضرة تقتصر على شيأن : (1) تعكس وجهة نظر الطيقات الحاكمة في العالم الرأسمالي الغربي وعملآئهم في العالم الثالث ؛ (2) أهداف وأغراض الآخبار والتحليلات التي تنشرها ليست موجهة لتنويرعقل القارئ او المستمع وتنمية قدراته العقلية لتمكنه من النقد وألتمييز بين العوامل الكثيرة أو لفهم الظواهر الملموسة ومعطيات الواقع الاجتماعي، السياسي، الايديلوجي. الخبر التي تنشره وسائل ألأعلام الأسمالية هو سلعة وعندما تنشره كبار الوكلات المتخصصة في إنتاج ألأخبار(رويترز، فرانس برس، أسوسية برس…الخ)، لآنه يُؤمن ربحآ لهذه الوكالات العالمية ولأنه يهم أيضآ المخططين والمؤسسات المتخصصة في الدعاية الساسية والتضليل في الدول الرأسمالية. بمعنى آخر، الخبرالذي نقرأه في الصحيفة او نسمعه في الراديو او في التلفزيون، لا يصل الى الجمهور بالرغم من أنه حصل في مكان ما على وجه ألأرض، إل لانه يتناسب مع أهداف وأغراض الدعاية السياسية. ما هي أهداف وأغراض الدعاية السياسية بشكل محدد؟ التضليل العقلي والنفسي للشعب، للناس وللجماهيرولكي تكون فكزتنا كاملة، يجب أن نضيف أن هذا التضليل العقلي والنفسي هو في خدمة الطبقة الرأسمالية والبورجوازية وعملأئها في الدول التي تدور في فلق ألأمبريالية العالمية. لمزيد من التفاصيل عن اُسس ومبادئ وأجهزة الدعاية بشكل عام والدعاية السياسية بشكل خاص، يمكن الرجوع الى مقالاتنا باللغة الفرنسية وسوف نحاول مؤخراً أن نجعلها في متناول القارئ العربي.

لنرجع ألأن الى السؤأل الذي طرحناه في بداية هذا المقال لمناقشة ونقد بعض التفسيرات والتحليلات التي تروجها وسائل ألأعلام الرأسمالية لحوادث تونس والأنتفاصة الشعبية التي اطاحت بنظام بن علي, كل هذه الحليلات والتفسيرات المنشورة تصب في نمط واحد: ألأنفاضة التونسية هي ثورة أندلعت ضد نظام فاسد، أستبدادي ولاديمقراطي, هل هذا صحيح أن أنتفاصة الشارع التونسي هي ثورة ضد نظام فاسد، أستبدادي ولاديمقراطي؟ هذا الفصل بين نظام ديمقراطي ونظام لاديمقراطي هو فصل عشوائ وهي فكرة مزيفة صنعتها مؤسسات الدعاية الرأسمالية، لآن النظام الوحيد الذي يسيطر في المجتمعات الرأسمالية الغربية يُوجد في المجتمعات الرأسمالية الطبقية هو نظام ديكتاتورية رأس المال. من ناحية ثانية، ألأنتفاضة التونسية ليست ثورة بمعنى أنه لا يوجد تغييرات جذرية في بنية النظام الراسمالي التونسي الموروث من حقبة ألأستعمار الفرنسي وبدون هدم هذا النظام الرأسمالي لا يوجد أي حل لمشكلة البطالة بشكل عام وبطالة الشباب بشكل خاص.هناك سؤال يجب طرحه: لماذا نظام الرئيس المخلوع بن علي كان نظاماً استبدادياً ولاديمقراطياً وفي حين الوقت تخضع تونس لنفس المعايير التي نوجدها في دُول تد »عي أنها دُول لديمقراطية أصيلة مثل الدُول اللأوروبية اوالولايات المثتحدة الأمريكية؟ نعم، حسب المعايير الغربية للديمقراطية، نستطيع أن نقول بدون تردد أن نظام بن علي كان نظاماً ديمقراطياً بدون أي شك حيث نجد كل عناصر الديمقراطية الغربية: إنتخابات، مؤسسات تشريعية، قوانين، أحزاب سياسية، معارصة سياسية، هيئات مهنية…الخ, نظام بن علي ليس أكثراو أقل ديمقراطية من فرنسا، من المانيا، من الولايات المتحدة الأمريكية. الفساد والرشوة لا تفسران ابدأ ما حصل في الشوارع التونسية منذ 17 كانون الاول 2010 لأن الفساد والرشوة لا تقتصر على تونس وعلى نظام بن علي بل هي ظاهرة أجتماعية وسياسية عامة تخص كل دول العالم بدون أستثناء.

هل إنتفاضة الشارع التونسي، حسب ما تزعمعه النخبة الغربية والعربية الببغائية، إنتفاضة شعب متعطشا الى هزلية الديمقراطية الغربية ام هي بالعكس انتفاضة للطعام وللخبزمصدرها نظام أقتصادي عاجزعن تأمين الحاجات الاولية للآغلبية الساحقة من البشر، بالرغم من إنه ينتج سلع بشكل مفزع ؟ محمد البوغزيزي، الرجل الذي اسقط نظام بن علي بعد 23 عامآ والذي قضى نحبه في المشتفى في 5 من كانون الثاني الجاري، بضعة ايام قبل هرب الرئس التونسي واسرته الى العربية السعودية، هل أشعل نفسه وضحى بحياته لآنه كان متعطشاٌ الى هزلية الديمقراطية ام أنه كان شابآ عاطلآ عن العمل منعته السلطات المحلية بيع خضاره ليوُمن رزقه وليكسب عيشه ؟ شباب مدينة سيدي بو زيد وشباب مدن تونسية اخرى الذين نزلوا في الشوارع ليتظاهروا ضد نظام بن علي، هل معركتهم هذه كانت من أجل الديمقراطية وحرية الرأئ أم لأنهم عاطلون عن العمل ولأنهم يؤلفون جيشآ من العاطلين عن العمل ؟ ولكن هناك أيضآ سؤالآ أخر يطرح نفسه: من هو المسؤؤل الاول عن عطالة الشباب ليس في في تونس فقط وانما في باقي الجتمعتات :الحكومات والدول؟ الجواب هو نظام إقتصادي ونمط إنتاخ معين معروف بأسم الرأسمالية.

ما حصل في تونس منذ شهر كانون اول 2010 لا علاقة له لا من قريب او من بعيد مع نظام بن علي، مع ديمقراطية او لا ديمقراطية هذا النظام, الدافع الرئيسي للشباب التونسي، البطلة والفقروالحرمان. البطالة والفقر والحرمان في المجتمعات الراسمالية هم نتاج ليس الدولة اوالسلطة السياسية، بل نظام أقتصادي معين ونمط انتاج محدد، أسمه الرأسمالية. الدول الحالية هي نفسها صنع وأفرازات الرأسمال، ألأستعمار وألأمبرالية, في هذا السياق، يمكننا القول بأن كل دول منطقة الشرق ألأوسط هم إنتاج رأسمالي وإمبريالي محض خلقتها القوات المستعمرة البريطانية والفرنسية في أواخر القرن التاسع عشر وبداية القرن وما يسمى عادة بأستقلال دول العالم الثالث ما هو الا أنظمة خلقتها وصنعتها القوات المستعمرة (مع فتح الميم) لعملأئهم المحليين لمتابعة ألأستعمار وألأمبريالية بأشكال جديدة, يجب التذكير في هذا الحيال بأن الوظيفة الاولى للدولة والسلطة السياسية في المجتمع الرأسمالي سواء في أوروبا، في أمريكا او في دول العالم الثالث هي اولآ: خدمة الرأسمال والدفاع عن مصالحه في جميع المجالإت، أقتصادية، سياسية،إديولوجية الخ,,,، وثانيآ: قمع الطبقات وبشكل خاص الشعب الكادح وكل من يحاول ان يهدد بشكل مباشر او غير مباشر، اُسس النظام الرأسمالي ومبادئ المجتمع الطبقي البورجوازي ونظام الملكية الخاصة. لكن لا يكفي أن نقول أن النظام الرأسمالي يفرز للبطالة كم يفرز الكيد الصفراء، يجب أن نحدد أيضآ من يسبب بشكل مباشر البطالة، الفقر والحرمان، يعني الملكية الخاصة لواسئل ألأنتاج التي تؤهل رب العمل أستغلال قوة العمل ونهب العامل والمأجور ومصادرة نتيجة عمله وتأجير من هو قادر فقط على انتاج الربح والفائدة, لو كان صحيح أن بإستطاعة الدولة والسلطة السياسية حل مشكلة البطالة في المجتمع الرأسمالي، لما كان هناك مئات الملايين من العاطلين عن العمل و لما كان هناك أكثر من نصف الانسانية يعيش في الحرمان والفقر, لحل مشكلة البطالة والفقر والحرمان وإستغملال الانسان بانسان آخر. لا يوجد هناك الف خيار لهدم ومحو البطالة؛ هناك أختيار واحد فقط : التخلص نهائيآ والى الابد من النظام الرأسمالي وهذا يعني بشكل ملموس، إلغاء الملكية الخاصة لوسائل ألأنتاج التي تعطي الرأسمالي و رب العمل السلطة والقدرة لأأستغلال نتيجة العمل للعامل وللمأجور.

الأزمة التي تعيشهاا تونس منذ 17 كانون اول 2010، ليست أزمة إجتماعية عابرة مقتصرة على بلد واحد، تونس، اوعلى بلدان شمال أفريقية او بلدان الشرق ألأوسط بل هي نتيجة أزمة عالمية تتخط حدود الدول والقارات. هذه ألأزمة هي أزمة ألنظام الرأسمالي ووليدته، ألأمبريالية, ولكن لا يكفي أن نقول أن ألأزمة التي يعيشها عالمنا اليوم هي أزمة عابرة مثل كل ألأزمات التي شهدها العالم الرأسمالي منذ قرنين، يجب أن ننوه وأن نحدد أيضآ أن ألأزمة الحالية هي آخر أزمة يعيشها النظام الرأسمالي الذي دخل خصوصآ منذ ايلول 2008 في غيبوبة عميقة لن يستطيع الخروج منها أبدآ, ما حصل في تونس وما يحصل اليوم في آخر بلدان العالم ما هي ظاهرة حية من مجموعة الظواهر التي تنبئ وتدل بشكل قاطع بأن الرأسمالية العالمية دخلت حالة أحتضار وفي حالة موت دماغي بطئ.

في نهاية هذا المقال، يمكننا أن نستخلص أربعة دوروس من الانتفاضة التونسية التي أدلعت في بو زيد في 17 من كانون ألول 2010, الدرس ألأول، نسطيع أن نقول بدون مبالغة بأن هذه ألأنتفاضة التونسية هي أول حرب طبقية تشهدها المنطقة العربية ونجاحها في الاطاحة بنظام معروف بكونه نظام قمعي بوليسي يعتبر حدثآ تاريخيآ شديد الاهمية لأنها أظهرت بشكل واضح أنه ممكن للجماهير الكادحة، والمستغلة والمحرومة من حقوقها الطبيعية أنه ممكن محاربة، ومقاومة وقهر الطبقات الرأسمالية الحاكمة ووسائلها وأدواتها البولسية القمعية. الدرس الثاني للانتفاضة التونسية، دخول شبكات ألأتصال الحديثة في الحرب الطبقية وكسرأحتكارالطبقات الحاكمة لأدوات ووسائل التضليل النفسي والعقلي للجماهير والطبقات الكادحة. هذه الظاهرة الجديدة ظهرت بشكل واضح ظهر في آخر خطاب لبن علي قبل هروبه العاجل الى العربية السعودية عندما حاول أستخدام آخر ورقة يملكها في يديه لتضليل الشباب والمحتجين والشعب، ورقة الانترنت، معلناًأن حكومته تمنح الحرية الكاملة لأسعمال شبكات الأعلام الجديدة, هذا الأعلان حول ألأنترنت له أهميته ودلالات سياسية ونفسية بعيدة، لأن ألأنترنت ساهمت بشكل فاعل في قلب نظام بن علي البوليسي والقمعي عندما أكشف الشعب التونسي والعالم الخارخي صور ضحايا القمع البوليسي. على عكس ألأنتفاضات السابقة حيث قوات القمع تقتل مئات المحتجين والمتظاهرين بدون صور او شهود عيان، مع هذه ألأنتفاضة، ألتونسيون والعالم كله أستطاعوا لأول مرة في التاريخ الحديث أن يشاهدوا عبر الهاتف الجوال وألأنترنت، صور جثث مشوهة وصور حرحى مع وجوه وأجساد ملطخة بالدماء. روؤية كل هذه المشاهد المرعبة كانت سببآ رئيسيآ في مواصلة ألأنتفاضة التونسية التي ساهمت في ألأطاحة بنظام بن علي في 14 يناير 2011, الدرس الثالث هو أن الطبقات الحاكمة وأداتها القمعية لايستطيعون منذ ألأن تخفية آثار جرإئهم او تكتم عن وجوه ضحايا قواتها الحربية والبوليسية. الدرس الرابع للأنتفاضة التونسية هو أنه ممكن محاربة وقهر الطغاة والطبقات الحاكمة في أي مكان على وجه ألأرض على شرط التغلب على الخوف التي تستخدمه السلطة كوسيلة لتحكم الشعب والجماهيروكادات لمنعهم من ألأنتفاصة والثورة.

« REVOLUTION DE JASMIN »: GROSSIERE MANIPULATION MEDIATIQUE

janvier 20, 2011

RÉVOLUTION DE JASMIN:
GROSSIÈRE MANIPULATION MÉDIATIQUE

Depuis la révolte de la jeunesse tunisienne contre le régime fantoche de Ben Ali, les mass média capitalistes en Occident relayés par leurs clones, les mass media arabes inventent de toutes pièces l’expression « révolution de jasmin » pour qualifier les événements qui ont secoué la Tunisie depuis le 17 décembre 2010 en référence aux révolutions des couleurs qui eurent lieu dans les anciens pays communistes et tout récemment en Iran avec sa révolution verte. D’abord, dire que la révolte tunisienne est une révolution, c’est aller un peu vite en besogne, car, sans minimiser aucunement la portée de cet événement et sa symbolique, le renversement du régime de Ben Ali n’a rien de révolutionnaire puisque le régime capitaliste que l’on peut appeler périphérique mis en place par les colonisateurs français depuis la soi-disant indépendance de la Tunisie continue et il n’y a aucune raison pour que cela change avec les nouveaux pantins qui vont succéder au pouvoir. Cette absence d’alternative politique dans la révolte tunisienne est due, comme c’est le cas de tous les pays du monde arabo-musulman, à l’inexistence de forces politiques et sociales révolutionnaires, en l’occurrence de partis communistes révolutionnaires, décidées à en finir une fois pour toutes avec le capitalisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et avec des régimes fantoches créés de toutes pièces par les anciennes puissances impérialistes sur les décombres de l’ancien Empire Ottoman.

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QUAND LA REVOLTE TUNISIENNE FAIT TREMBLER LE MONDE CAPITALISTE

janvier 15, 2011

QUAND LA RÉVOTE TUNISIENNE FAIT TREMBLER LE MONDE CAPITALISTE
Ce serait une grave erreur d’appréciation d’attribuer la révolte tunisienne et la fuite précipitée de Zine Albdine Ben Ali à la nature et aux caractéristiques d’un régime politique, celui de la Tunisie. En réalité, ce sont la propagande politique capitaliste et ses relais dans le monde arabo-musulman qui cherchent à focaliser l’attention, pour divertir et maquiller la réalité des choses, sur le côté politique, répressif et anti-démocratique du régime de Ben Ali dans le but de gommer les raisons profondes qui sont à l’origine de la révolte de la jeunesse tunisienne. Il faut rappeler à cet égard que le système politique de Ben Ali n’est ni plus ni moins démocratique que celui des démocraties capitalistes occidentales puisque le président est élu pour cinq ans au suffrage universel et il existe en Tunisie des institutions représentatives semblables en Europe et aux États unis. Dans la Tunisie de Ben Ali, il existe des forces d’opposition politiques, sociales et syndicales comme dans les démocraties capitalistes occidentales. Malgré la convergence des critères politiques et institutionnels, pourquoi le régime politique de Ben Ali serait-il plus ou moins démocratique que ceux qui sont en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis ?

La question qui se pose est de savoir si la révolte de la jeunesse tunisienne est politique ou sociale. Ceux qui cherchent à noyer le poisson en donnant une coloration politique à la révolte tunisienne se trompent, car celle-ci est avant tout une crise sociale. Mais dire que la révolte tunisienne est une crise sociale, cela ne reflète que partiellement la réalité, car pour être dans le vrai, il faudra aussitôt ajouter qu’elle est aussi et avant tout le symptôme pathologique d’une crise globale bien plus profonde dépassant largement les frontières d’un pays, LA crise d’un système planétaire en phase terminale qui est en train de rendre son âme, le système capitaliste dont la Tunisie n’est qu’un simple maillon. Autrement dit, pour être plus clair et plus précis, Mohamed Bouaziz, le jeune qui s’est immolé par le feu et qui a été à l’origine de la révolte n’est pas seulement victime de l’injustice sociale de son pays, la Tunisie et du régime de Ben Ali mais il est aussi victime d’un système planétaire générateur de misère et d’injustice, le capitalisme. L’hypothèse que la révolte tunisienne dépasse largement les frontières de la Tunisie et elle n’est pas seulement une affaire purement domestique peut être corroborée par deux éléments : (1) la complicité des « patries des droits de l’Homme », l’Europe et des Etats-Unis avec le régime de Ben Ali et leur silence radio depuis le début de la crise sur la violence policière et sur le nombre des victimes de la répression; (2) Les « recettes » et les conseils apportés au régime de Ben Ali par l’Europe et les Etats-Unis pour manipuler psychologiquement et mentalement les émeutiers et les tunisiens en général, pour circonscrire les foyers de révolte et pour étouffer et venir à bout des contestations sociales qui secouent le pays. Mais, face à la détermination des émeutiers et leur emploi des nouvelles technologies de communication, les « recettes » des pays capitalistes européens et des Etats-Unis se sont révélées inefficaces dans la mesure où elles n’ont pas pu empêcher ni la propagation de la révolte à l’ensemble du pays ni la chute du régime du président Ben Ali et la fuite précipitée de ce dernier en Arabie Saoudite.

Sur la fuite précipitée de Ben Ali, les commentaires vont bon train. Certains évoquent l’hypothèse d’un effet de domino sur les autres pays arabes et nord-africains à l’instar des régimes communistes qui sont tombés les uns après les autres après la chute du mur de Berlin en novembre 1989. Cette hypothèse semble improbable pour une raison très simple : la Tunisie est un maillon dans la chaîne impérialiste et une zone franche pour le capital transnational et il en est ainsi de tous les pays arabes et musulmans du Moyen Orient.. Si l’effet de domino a joué dans le cas du bloc communiste, c’est parce que les Etats-Unis et l’Europe avaient déjà préparé le terrain politique en suscitant et en favorisant l’émergence au sein des régimes communistes, de forces sociales et politiques réactionnaires appelées à prendre la relève après le départ des communistes et dont la plupart était d’anciens membres de la nomenklatura formés depuis de longue date aux techniques des révolutions de velours. L’effet de domino ne saurait jouer dans le cas des pays du Moyen Orient qui, rappelons-le, sont tous des satellites des Etats-Unis et de l’Europe capitaliste.

En tout cas, si risque il y a d’un effet de domino, ce n’est pas du côté du Moyen Orient qu’il faut regarder mais du côté de l’Europe capitaliste. Car, malgré les apparences trompeuses, les émeutes tunisiennes inquiètent plus les pays capitalistes d’Europe et les Etats-Unis que ceux du Moyen-Orient. D’abord, contrairement aux pays du Moyen-Orient, les pas capitalistes du centre, l’Europe et les Etats-Unis possèdent une longue histoire sociale et ils savent pertinemment qu’à cause de la crise qui les frappe actuellement, tout peut arriver et qu’une situation explosive peut à tout moment dégénérer en émeutes semblables à celles de Tunisie. Ensuite, il y a en Europe et à moindre mesure aux Etats-Unis de forces sociales et politiques existant à l’état latent et mais qui peuvent rapidement devenir le fer de lance des mouvements de contestation et de révolte. Enfin, la révolte tunisienne et l’échec des « recettes » fournies par l’Europe et les Etats-Unis au régime de Ben pour étouffer ou du moins pour limiter la contagion à d’autres villes de la Tunisie ont de quoi inquiéter les pays capitalistes en Europe et aux Etats unis dont les classes dominantes et les responsables politiques ne manqueront pas d’analyser à la loupe ce qui s’est passé dans ce pays du pourtour méditerranéen pour en tirer certaines leçons pour l’avenir. Le premier élément à relever est l’inertie et la logique intrinsèque des mobilisations multisectorielles dépassant les stratégies initiales des acteurs de la révolte et des contestations et qu’une simple crise sociale peut facilement dégénérer en émeutes, en révolte et même en révolution que plus personne ne semble arrêter. Le deuxième élément à relever, l’obsolescence des techniques habituelles de manipulation psychologique et mentale des masses utilisées dans les pays capitalistes, en Europe et aux Etats-Unis, pour étouffer toute velléité de révolte et pour empêcher la contagion et le désenclavement des différents secteurs qui composent le corps social. À cet égard, l’exemple tunisien est éloquent car il montre comment les émeutiers ont su habilement déjouer les techniques de manipulation et de confinement du pouvoir en en recourant aux nouvelles technologies de communication dont ils se sont dotés les émeutiers, blogs, internet, téléphone portable, facebook, twittter, etc. qui transmettaient non seulement aux habitants d’autres régions de la Tunisie mais au monde entier des images de morts sans leurs boîtes crâniennes et de blessés défigurés et torturées par la police et la forces de répression du régime.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Tunisie, révolte, régime, Ben Ali, crise,

LES PERROQUETS ARABES FACE AUX EMEUTES DE TUNISIE ET D’ALGERIE

janvier 13, 2011

LES PERROQUETS ARABES ET MAGHRÉBINS FACE AUX ÉMEUTES DE TUNISIE ET D’ALGÉRIE

Les dramatiques et sanglantes émeutes qui se déroulent actuellement en Tunisie et en Algérie sont une occasion pour écouter les commentaires affligeants et les élucubrations de ce qu’il convient d’appeler les perroquets arabes et maghrébins qui répètent bêtement ce qu’ils entendent dans les mass media en France qui, rappelons le au passage, sont contrôlées par des grands groupes capitalistes et par l’Etat qui protège et gère leurs intérêts comme un bon père de famille. Le choix de l’expression perroquet n’a pas été fait par hasard mais elle a été suggérée par le discours de ces bien pensants d’origine arabe, journalistes, sociologues et politologues qui ont été soumis à un lavage de cerveau dans des institutions universitaires en France, aux Etats-Unis ou dans d’autres pays. Quand on entend ces perroquets arabes et maghrébins dire que le régime tunisien de Zine Al Abdine Ben Ali est une dictature et que le président tunisien est un dictateur, ils reprennent à leur compte sans réfléchir et sans soumettre à la critique un discours entendu et ressassé dans les mass media en France par la bouche de journalistes, de politiciens, de sociologues, de politologues etc. Car ce débat sur le caractère dictatorial du régime tunisien cache en réalité une stratégie de manipulation de l’opinion publique car les mass media sont « déçues » de n’avoir pas trouvé dans le rang des émeutiers tunisiens et algériens, d’intégristes musulmans et de « barbus ».

Qu’est-ce qui fait dire à ces perroquets arabes et maghrébins que le régime de Ben Ali est une dictature en prenant pour argent comptant les soi-disant démocraties en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis ? Aujourd’hui, ce sont les élections et l’existence d’institutions représentatives qui constituent les critères d’une vraie et authentique démocratie, pourquoi la Tunisie de Ben Ali, l’Algérie de Bouteflika, ou l’Egypte de Moubarak seraient-elles des dictatures alors que leurs chefs d’Etat ont été élus comme dans n’importe quel pays démocratique occidental, par leurs peuples respectifs et qu’il existe bel et bien d’institutions représentatives comme en France,aux Etats-Unis ou en Allemagne ? On aurait pu penser qu’un régime peut être qualifié de dictature en portant atteinte à certaines libertés publiques comme la liberté d’opinion ou de coalition. En interdisant le parti communiste tunisien, on peut dire que le régime de Ben Ali est une dictature mais que dire alors de l’Allemagne démocratique dont la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a déclaré illégal le parti communiste allemand ? Quid de la Hongrie, « pays démocratique » qui vient de prendre la présidence de l’Union Européenne, qui a interdit le parti communiste et a légiféré dans le sens de la restriction de la liberté d’expression. Si ces perroquets arabes et maghrébins étaient munis d’une petite dose d’esprit dialectique, ils auraient vite découvert derrière la mascarade électorale la face cachée de la démocratie, la dictature du Capital.

Depuis l’éclatement des émeutes en Tunisie vers mi-décembre 2010, les victimes de la répression se comptent par plusieurs dizaines, entre 60 et 80 selon certaines sources locales et la plupart des tués ont vu leurs boites crâniennes éclater en plusieurs morceaux au point de pousser les médecins urgentistes à faire grève pour protester contre la violence policière et les méthodes expéditives des forces de l’ordre. Le porte-parole du parti communiste tunisien interdit par le pouvoir, Hamm Hamami a été arrêté par 40 policiers et il n’y a pas un seul mot sur cette arrestation dans les journaux télévisés. Imaginons un seul instant que les émeutes de la faim et de la misère qui ont lieu en ce moment en Tunisie ou en Algérie, se déroulent en Chine, à Cuba, en Corée du Nord, en Biélorussie ou même en Iran, les chiens de garde et les scribes tenus en laisse par le pouvoir du Capital se seraient mobilisés comme un seul homme, 24H24H, avec des reportages et des « directs » pour montrer aux masses débiles des pays capitalistes l’horrible « dictature communiste » et la répression des « démocrates « et des « dissidents ». Mais nous avons tous compris, la Tunisie et l’Algérie ne sont pas des pays communistes mais elles font partie du périmètre néo colonial et ce sont plutôt des satellites qui tournent dans la galaxie du Capital transnational.

Quand on entend les commentaires de nos perroquets arabes et maghrébins sur les émeutes en Tunisie et en Algérie, ils n’ont qu’un seul mot à la bouche, démocratie comme si les besoins urgents et les occupations premières des peuples arabo musulmans étaient le bla bla et non le pain, la nourriture et le travail. La première question qui nous vient à l’esprit et que nous avons envie de poser à nos perroquets arabes et maghrébins est la suivante : les émeutiers de Tunisie et d’Algérie veulent-ils réellement de la démocratie ou du pain et du travail ? Mohammed Bouazizi s’est immolé par le feu, parce qu’il voulait mettre un bulletin dans l’urne ou parce qu’il était un jeune sans travail et qui cherchait à vivoter en vendant des marchandises sur la voie publique ? Les émeutiers tunisiens et algériens veulent-ils de la démocratie ou plus de démocratie c’est-à-dire du bla bla et plus de bla bla ou plutôt du pain et du travail ? Les émeutiers sont des jeunes gens désabusés, en majorité des diplômés et des sur diplômés sans travail et sans aucune perspective dans la vie et qui, en exprimant leur colère et leur ras-le-bol, demandent des comptes à leurs gouvernements pantins et croupions qui sont des sous-préfecture du capital transnational.

Parmi les perroquets arabes et maghrébins, il y en a un qui s’est distingué par son « esprit fin » en comparant le vendeur ambulant tunisien Mohammed Bouazizi qui s’est immolé par le feu à Sidi Bouzid et qui a été à l’origine des émeutes Tunisie à Jan Palach, un étudiant Tchécoslovaque qui s’était immolé par le feu en janvier 1969 pour protester contre l’entrée des troupes de Varsovie en août 1968. Mais notre sociologue perroquet se fourvoie en comparant Mohammed Bouazizi à Jan Palach, car le marchand ambulant tunisien s’est immolé par le feu parce qu’il cherchait à gagner sa vie et parce qu’il était la victime directe d’un système mortifère, le capitalisme alors que l’étudiant tchèque était victime que de la propagande anticommuniste de Radio Free Europe et de Voice of America. La « légende » Palach fabriquée par la propagande capitaliste internationale a été récupérée par l’agent de la CIA et le pantin Vaclav Havel qui s’en était servi comme arme de combat dans sa croisade anticommuniste, en commérant en février 1989, juste avant la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie, le vingtième anniversaire de sa mort.

Contrairement aux élucubrations de nos perroquets arabes et maghrébins et à leurs inspirateurs, les mass media capitaliste en France, la crise que traversent actuellement Tunisie et l’Algérie, n’est pas une crise politique dans le sens où les peuples tunisiens et algériens veulent plus ou moins de démocratie mais elle est d’abord et avant tout une crise sociale, symptôme pathologique d’une crise plus profonde, la crise du capitalisme. Les motivations profondes des émeutiers de Bab Elwed ou de Kasserine ne traduisent pas des aspirations populaires pour plus ou moins de bla bla démocratique mais elles expriment la révolte d’une jeunesse désoeuvrée contre un système synonyme de misère et de pauvreté. En s’attaquant à un symbole en envoyant quarante policiers pour arrêter un seul homme, en l’occurrence Hamm Hamimi, porte-parole du parti communiste tunisien, le pouvoir en place se dévoile, car ce geste indique qu’il a affaire non pas à des casseurs, des voyous, des terroristes et des délinquants mais à une guerre de classe menée par un lumpenprolétariat désoeuvré et désespéré.

FAOUZI ELMIR
Mots-clés : Emeutes, Tunisie, Algérie, crise sociale, capitalisme, violence, répression, mass media,