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Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

août 23, 2011

Crise libyenne
Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

Mardi, 23 août 2011

La journée d’euphorie et le triomphalisme fêté à grand pompe dans les pays impérialistes et leurs marionnettes autochtones engagées dans une guerre sanglante et ravageuse contre le peuple libyen, succède soudainement une journée d’hébètement et de consternation après l’apparition soudaine devant les caméras de télévision du fils du colonel Kadhafi Saif El-Islam dans des rues de Tripoli en compagnie de trois journalistes résidant à l’hôtel Rixos. Souvenons-nous que durant toute la journée du 22 août, les commentaires et les spéculations allaient bon train sur les rasions de l’effondrement rapide comme un château de cartes du régime libyen et sur les préparatifs de transition dans ce pays notamment sur la part du gâteau qu’aurait à partager chacun des charognards et des vautours occidentaux qui tournent autour des champs pétrolifères. D’ailleurs, le premier signe de ce changement d’humeur suite à l’apparition de Saif El-Islam et ses déclarations sur le contrôle des forces loyalistes de la majeure partie de la capitale libyenne se traduit par une flambée de prix du prix du pétrole brut atteignant les 109 dollars le baril. À cela s’ajoute la convocation à Londres d’une réunion d’urgence du conseil national de sécurité à la suite de laquelle Nick Clegg, porte-parole du gouvernement fait une déclaration affirmant avoir été leurré par les déclarations triomphalistes de sa marionnette autochtone, le CNT mais qu’il espère toujours voir le colonel Kadaffi déloger du pouvoir.

Quand les deux va-t-en guerre, Cameron et Sarkozy ont pris l’initiative de déclencher un conflit armé contre la Libye sous prétexte de protéger les populations civiles contre les soi-disant exactions commises par les troupes du colonel Kaddafi, ils ne se doutaient pas un seul instant que leur entreprise guerrière allait tourner au vinaigre et se trouver dans une impasse totale. En effet, aujourd’hui, après bientôt six mois de bombardements continus contre la Libye, ses populations et son infrastructure, le régime du colonel Kadhafi est toujours là et les prétendues avancées militaires des « révolutionnaires « relèvent plus de la science-fiction tissée de toutes pièces par la chaîne qatarioite Al-Jazeera et les médias occidentaux que de la réalité sur le terrain.

Face à ce fiasco de la guerre en Libye et vu les coûts exorbitants entraînés par ce conflit armé, les pays de la coalition ont voulu frapper un « grand coup » en mettent en oeuvre un plan de campagne minutieusement préparée dont la conception et l’exécution ont été confiées aux services secrets britanniques, français, américains allemands dans le but de faire bouger les choses et avec un peu de chance de faire vaciller le régime à Tripoli. Ce plan de campagne se divise en deux parties: partie proprement militaire avec des bombardements air, terre, mer, combinés avec une partie propagande psychologique visant à déstabiliser les populations de la capitale et les retourner contre le régime du colonel Kadaffi. C’est ce plan qui a été mis en place à partir de samedi soir quand les forces de l’OTAN ont mené simultanément des opérations d’embarquement et de bombardement, suivies d’une intense propagande visant à soulever les habitants de la capitale contre le régime et le gouvernement. Parmi les procédés utilisés dans le cadre du plan de campagne de l’Otan et de ses marionnettes autochtones, des messages envoyés sur les téléphone portables appelant les populations à se soulever contre le « tyran ». C’e ce même procédé qui a été utilisé avant la guerre d’Irak quand l’armée américaine envoyait des messages aux hauts responsables du régime basiste les incitant à ne pas se battre.

C’est ce plan de campagne a été mis en échec par le régime libyen qui s’est déjà préparé depuis longtemps à ce genre de guerre psychologique et qui a déjà préparé les habitants de la capitale à se défendre contre les « croisés » atlantistes et ses marionnettes autochtones, les rebelles du CNT. Contrairement aux supputations fallacieuses des commentateurs et des déclarations publiques dans les pays impérialistes et chez leurs marionnettes autochtones du CNT, le régime du colonel Kadaffi n’est pas au bout de souffle, bien au contraire, il se renforce jour après jour surtout après les bombardements de l’OTAN qui ont fait jusqu’ici selon des estimations officielles plus de cinq mille morts sans compter les dégâts matériels et la destruction de l’infrastructure du pays. Ce qui est au bout de souffle aujourd’hui, ce n’est pas le régime du colonel Kadaffi mais les agresseurs impérialistes et leurs marionnettes autochtones du CNT qui ne représentent rien, qui sont complètement discrédités aux yeux de l’écrasante majorité du peuple libyen et qui regroupent des opportunistes, des arrivistes et des affairistes de tout poil.

Pour avoir une vue différente de ce qui se dit dans les mass media atlantistes et pour mieux comprendre la psychologie du peuple libyen, je ne saurais que conseiller la lecture des analyses pertinentes de Franklin Lamb dont voici les liens :

http://www.counterpunch.org/lamb08222011.html

http://www.counterpunch.org/lamb08192011.html

http://www.counterpunch.org/lamb08182011.html

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, guerre, propagande

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Après l’Irak, la Libye recolonisée ?

août 22, 2011

Après l’Irak, la Libye recolonisée ?
Lundi le 22 août 2011

Pour commencer cet article, je voudrais m’associer aux animateurs du Réeau Voltaire pour exprimer mes vives inquiétéudes face aux menaces de mort proférées contre Thierry Meyssan Président fondateur du célèbre site et contre Mahdi Darius Nazemroaya, chercheur associé du centre for Resarch on Globalization.( http://www.voltairenet.org/fr)

A en croire les images diffusées en boucle et sur les sites internet des mass media asservies en Europe, aux Etats-Unis et surtout leur clone arabe, la chaîne qatariote, Al-Jazeera, les « révolutionnaires » libyens arrivent enfin à Tripoli mettant fin à 42 ans de règne du colonel Khadaffi et annonçant une « nouvelle ère » avec l’édification d’un « Etat islamique modéré ». Les images montrées par des media et une presse tenus en laisse par les pays agressurs de la coalition impérialiste, de « révolutionnaires » libyens en liesse sont en réalité des images bidonnées pour le besoin de la cause car on a du mal à croire que ce sont quelques pantins et quelques marionnettes financés et manipulées par leurs maîtres à Washington, à Londres, à Paris ou à Berlin qui ont réussi à entrer à Tripoli, à fêter leur « victoire » et à occuper quelques quartiers de la ville. Ce qui s’est réellement passé depuis samedi soir, et Thierry Meyssan l’explique bien dans ses deux derniersartiles datés du Samedi 20 août et de ce lundi matin, ce sont des opérations militaires de dbarquement menées essentiellement par les forces de l’OTAN qui ont ené une offensive de grande ampleur, par air, mer et sol aidés par leurs marionnettes autochtones, le CNT et ses soi-disant combattants. (http://www.voltairenet.org/Carnage-de-l-OTAN-a-Tripoli. Les responsables de l’OTAN et ceux des pays participant dans l’agression contre le peuple libyen savent pertineent que le colonel Kaddafi n’a jaaisété aussi populaire que depuis qu’ils ont commencé à bombarder les populations civiles au ois de mars dernier. C’est pourquoi, ayant perdu tout espoir de déloger le colonel Kaddafi avec l’aide de leurs pantins autochtones, les pays impérialistes et leur bras armé, l’OTAN, ont changé de tactique en optant acrrément pour un engagement direct de leurs forces spéciales sur le terrain comme l’explique fort justement Thierry Meyssan.

Après l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak par l’iéprialsieaéricain et ses satellites, aujourd’hui c’est la Libye qui est en train d’être recolonisée, avec toujours à la clé le pillage du pétrole et de mettre des pantins locaux qui ont la charge de protéger les intérêts de leur maître et de leurs commanditaires en Occident. Aujourd’hui, avec le recul, la volonté de recoloniser la Libye pour faire main basse sur son pétrole remonte non pas au début des événements en Libye ais bien avant avec des plans de débarquement et d’occupation d’une partie du territoire libyen, sur tout sa partie abritant les puits de pétrole. http://www.voltairenet.org/Washington-planifie-une-occupation Alors que les opérations militaires ne sont pas encore terminées en Libye que les compagnies pétrolières des pays impérialistes comment à se disputer sur le partage du gâteau. La compagnie italienne qui s’occupe aujourd’hui de la production du pétrole en Libye, ENI, lutte pour garder le gros morceau du gâteau qui est également convoité par d’autres compagnies comme la compagnie nationale du pétrole de Qatar, des compagnies européennes et américaines, BP, Shell, Total etc. Il faut rappeler que la Libye produit actuellement 1,6 million de barils par jour et ses réserves sont estimés à 80 ans. Avec les événements libyens et la guerre impérialiste qui s’y déroule actuelle pour le contrôle des ressources des pays sirués à la périphérie, on se croit à la veille de la Première Guerre mondiale et à ce propos, on peut dire que la théorie léniniste de l’impérialisme n’a pas pris une seule ride depuis cent ans.

Vu l’histoire de la Libye et sa lutte héroîque non seulement italienne aussi contre l’empire Ottoman, le peuple libyen va-t-il accepter que son pays soit recolonisé une fois de plus ? L’histoire le dira.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, guerre,

Défaite de l’impérialisme occidental en Libye et en Syrie

juillet 14, 2011

Défaite de l’impérialisme occidental en Libye et en Syrie

Le 14 juillet 2011

Depuis le 27 mars dernier, date du lancement des opérations militaires initiées par l’Occident impérialiste contre la Libye avec la couverture politique d’une marionnette arabe, le Qatar et une couverture médiatique, la chaîne arabe Al-Jazeera, le constat est sans appel, l’impérialisme occidental a été, une fois de plus, défait, vaincu et humilié. Au même moment, le complot ourdi en sous-main contre le régime syrien de Bachar Al-Assad, par les mêmes forces impérialistes a également été mis en échec grâce au bourbier libyen d’une part et au soutien de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah libanais d’autre part.

L’impérialisme occidental n’avait aucunement prévu les événements du Moyen-Orient et encore moins la chute de leurs hommes de main, Ben Ali en Tunisie et Hosni Mubarak en Egypte dont les régimes étaient là naturellement pour servir, sauvegarder et gérer en bon père de famille les intérêts économiques, politiques et géostratégiques du capital transnational dans cette région du monde riche en ressources naturelles. La révolte libyenne qui avait été à l’origine l’expression d’un réel mécontentement populaire contre le régime de Moammar El-Kadaffi a été déviée de son objectif initial et exploitée par une bande d’opportunistes et d’arrivistes à la solde de la CIA, de l’impérialisme occidental et des forces réactionnaires arabes qui, sous prétexte de protection des populations civiles, voulaient intervenir dans les cours des événements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord dans un but bien précis : étouffer dans l’oeuf toute velléité de libération et d’émancipation des peuples arabes et prévenir tout changement dans les rapports de pouvoir et de classe dans cette région du monde. Il suffit d’observer de plus près les réactions et les stratégies politiques des monarchies moyenâgeuses du Golfe face aux révoltes des peuples arabes pour se rendre à quel point les révoltes des peuples arabes en Tunisie, en Egypte, au Yémen, au Bahreïn avaient poussé ces forces réactionnaires et contre-révolutionnaires pour réagir afin de maintenir le statu quo au MOAN(Moyen-Orient et Afrique du Nord)

Il va sans dire que l’intervention militaire en Libye, les machinations et le complot contre le régime syrien font partie d’un même plan global mis au point par les impérialistes occidentaux avec l’aide de leurs marionnettes autochtones, les monarchies réactionnaires du Golfe, visant d’abord au renversement de ces deux régimes et ensuite leur remplacement par des gouvernements fantoches qui viendront grossir les rangs des forces réactionnaires dans le monde arabo-musulman. Mais la tournure prise par les événements en Libye et en Syrie montre manifestement l’échec des stratégies et des plans des forces impérialistes occidentales et de leurs satellites autochtones, les monarchies moyenâgeuses et réactionnaires du Golfe. En effet, aujourd’hui, plus de trois mois après le début de l’intervention militaire en Libye, les forces impérialistes et leur fer de lance, l’OTAN, aidé sur le terrain par leurs marionnettes que la propagande politique capitaliste appellent les révolutionnaires, se révèlent incapables de réaliser la moindre avancée ni sur le terrain militaire ni sur le terrain politique. À présent, la coalition militaire occidentale se trouve dans la nasse grâce, selon les propres aveux d’Alain Jupé, à la résistance inattendue du régime libyen. Après plus de trois mois de bombardements et de pressions politiques et judiciaires, El Kadhafi et son régime sont toujours là, inflexibles, et tout indique qu’ils ne sont pas prêts à se rendre et à se soumettre au diktat des va-t-en-guerre et des « napoléonites ». Objectivement, ce sont au contraire les agresseurs impérialistes qui sont découragés et démoralisés à juger par le retrait de la Norvège de la coalition à partir du mois d’août et l’appel de l’Italie à une solution politique. Non seulement, l’agression occidentale contre la Libye n’a pas atteint ses objectifs politiques et militaires, elle a coûté des millions d’euros aux contribuables des pays participant à la coalition militaire. Il faut rappeler que l’aventure militaire française a coûté jusqu’ici au contribuable la maudite somme de 160 millions d’euros et 290 millions d’euros au contribuable anglais alors que ces deux pays n’hésitent pas à imposer à leurs peuples respectifs des politiques d’austérité draconiennes.

On peut dire la même chose de la Syrie de Bachar Al-Assad. En effet, malgré toutes les pressions régionales et internationales dont il est l’objet quotidiennement et malgré le soutien politique, financier et logistique apporté par l’impérialisme occidental et les monarchies réactionnaires du Golfe à une opposition syrienne fabriquée de toutes pièces, le régime syrien a résisté et résiste toujours et le scénario d’un imminent changement politique dans ce pays semble, du moins dans l’état actuel des choses, de plus en plus improbable. Aujourd’hui, le plan de déstabilisation de la Syrie avec à terme un changement de régime se trouve contrarié à cause du refus de la Russie et de la Chine de porter le dossier syrien devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, Syrie, impérialisme occidental, guerre, Moyen-Orient, Afrique

TRIBULATIONS D’UN IMPERIALISME DECADENT EN LIBYE

mars 20, 2011

TRIBULATIONS D’UN IMPÉRIALISME DÉCADENT EN LIBYE

Apparemment, Muammar El-Khadaffi a la baraka, car cet homme, connu pour ses caractères étranges et ses comportements imprévisibles et donné mort voilà il y a encore quelques jours sinon physiquement du moins politiquement, n’en attendait pas tant de ce cadeau providentiel offert par Sarkozy et Cameron qui ont fait voter à la va vite au Conseil de Sécurité de l’ONU la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre le régime libyen accusé de massacre et d’exactions contre les populations civiles notamment dans les régions de l’Est et de l’Ouest du pays, tenues par les rebelles. Il va sans dire que les raids menés par l’aviation française, britannique et américaine contre les troupes et les positions militaires des loyalistes et des partisans du colonel libyen, non seulement n’atteindront aucun de leurs objectifs fixés mais renforceront bien au contraire un régime affaibli en proie à une insurrection depuis le 17 février en donnant l’impression à l’opinion et à la rue en Libye et dans le monde arabo musulman comme une nouvelle agression impérialiste et colonialiste. Ce faisant, non seulement la popularité d’El-Kadaffi va se voir grimper en flèche en transformant du jour au lendemain un dictateur sanguinaire en héros et en libérateur, un nouveau Omar EL- Mukhtar mais les membres du Conseil provisoire formé après le début de la révolte le 17 février vont être discrédités et vont apparaître qu’on le veuille ou non comme les hommes de main des agresseurs occidentaux et comme des traîtres à la cause de leur pays.

Sarkozy et Cameron justifient leur activisme en faveur d’une intervention militaire en Libye pour des raisons humanitaires, en l’occurrence la protection des populations civiles notamment celles de Benghazi contre la vengeance du colonel El-Khadaffi qui a promis de leur faire payer cher leur rébellion et leur révolte contre son autorité. Franchement, il faut être un imbécile pour croire aux soi-disant raisons humanitaires invoquées par les promoteurs de la résolution de 1973 et par leur volonté de protéger des populations civiles désarmées. Si Sarkozy, Cameron et Clinton étaient vraiment si soucieux de la protection des populations civiles, pourquoi n’ont-ils pas montré le même zèle et la même compassion pour les victimes des régimes répressifs au Bahrein et au Yémen qui n’hésitent pas à tirer sur des manifestants désarmés et à tuer sans ménagement tous ceux qui contestent le pouvoir en place ? Tous ces responsables occidentaux qui pleurent aujourd’hui dans les chaumières et qui se lamentent sur le sort des populations civiles en Libye, sont restés dans le passé de marbre quand l’entité sioniste massacrait les populations civiles en Palestine occupée et au Liban. On se souvient encore dans la foulée de la guerre du Gaza, le même Sarkozy qui s’active pour faire voter une résolution contre la Libye, a envoyé à l’époque une frégate en Méditerranée pour participer à côté de l’Egypte et d’Israël à la soi-disant surveillance de trafics d’armes en direction du Hamas mais dont l’objectif était aussi et surtout d’asphyxier la bande de Gaza pour obliger ses habitants à se révolter contre ce dernier.

Derrière l’activisme de Sarkozy et de Cameron pour une intervention militaire en Libye, il y a évidemment les arrières-pensées politiques de l’un et de l’autre. Pour le premier, cette crise libyenne est l’occasion pour se montrer sur la scène internationale et pour faire du marketing politique dans la perspective des élections présidentielles de 2012. Car, il faut rappeler que la candidature de Sarkozy est donné battu dès le premier tour devant Marine Le Pen et même sa candidature pour les prochaines élections est contestée au sein même de son propre camp. La crise libyenne apparaît alors comme un pari, une sorte de quitte ou double pour engranger des dividendes en vue des prochaines élections présidentielles de 2012. Quant à Cameron, la crise libyenne, c’est son premier baptême de feu en essayant de montrer à son opinion publique comme ce fut le cas pour Tony Blair que la Grande Bretagne peut encore jouer dans la cour des grands. La stratégie et les objectifs visés par l’un et l’autre sont en dernier lieu la chute du régime du colonel El-Khadaffi et son remplacement par un régime plus favorable et plus ouverts aux intérêts des capitalistes français et anglais.

Enfin, pour ceux qui ont encore quelques doutes sur le sujet, la crise libyenne vient confirmer l’idée que notre monde actuel entre dans une nouvelle phase de son histoire. Nous avons pu remarquer, notamment depuis les « révolutions arabes » qui balaient le monde arabo-musulman, que l’impérialisme américain est non seulement incapable d’intervenir pour infléchir le cours des choses dans le sens de ses intérêts mais qu’il a complètement perdu pied et qu’il n’est plus le maître de la situation imposant ses propres conditions politiques et économiques. Auparavant, les Etats-Unis étaient le meneur du jeu qu’ils imposaient à tout le monde en intervenant partout, envahissant là où ils voulaient et quand ils le voulaient sans demander quoi que ce soit, surtout pas la caution de l’ONU comme lors de l’invasion de l’Irak en 2003, soit pour renverser des régimes hostiles à leur hégémonie planétaire soit pour soutenir des dictatures et des félons inféodés à leurs intérêts. À présent, les choses et la donne ont changé et le fait que ce ne sont plus les Etats-Unis qui mènent la danse dans la crise libyenne mais deux pays satellites de second rang, en l’occurrence la France et la Grande Bretagne, montre une fois de plus la mort cérébrale du capitalisme et par voie de conséquence celle de son rejeton naturel, l’impérialisme.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, guerre, France, Grande Bretagne, impérialisme, capitalisme.

TONY BLAIR, CRIMINEL DE GUERRE BLING BLING

octobre 16, 2010

TONY BLAIR, CRIMINEL DE GUERRE BLING BLING

 

L’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, était lundi soir l’invité de l’émission « Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddei. Depuis qu’il s’est fait virer de son poste de premier ministre en 2007, son pote et compère, un autre criminel de guerre, Georges Bush lui a trouvé un autre job, celui de représentant du Quartat(ONU, US, Russie, UE) au Moyen Orient. Pour écrire ses « Mémoires », Blair a reçu une avance de 5,5 millions d’euros mais en fin spécialiste de la communication politique, il a décidé de faire donation de cette somme et de ses droits d’auteur à la légion royale qui aura la mission de construire un complexe sportif pour les blessés de guerre britanniques.

 

N’ayant pas encore lu les « mémoires » de Tony Blair, il est difficile de se faire une idée de l’argumentaire, mais on peut déjà, au vu de ce qu’on lit et entend par ci et par là, deviner quelques uns des moyens de défense et les « arguments » de fait et de droit avancés par ce criminel de guerre pour se dédouaner et pour se laver les mains tachées de sang. Nous ne parlerons pas de la légende fabriquée par les deux criminels de guerre, Bush et Blair, autour des ADM (armes de destruction massives) servant de prétexte à l’invasion de l’Irak en 2003. Ce qui nous intéresse ici, c’est plutôt la manière dont Blair entend se justifier aujourd’hui devant son opinion publique ainsi que sa prise de décision d’engager le Royaume uni à côté de l’armée américaine pour mener sa croisade colonialiste et impérialiste contre un pays riche en pétrole. Après la découverte par le monde entier de la supercherie et de l’imposture de la propagande anglo-saxonne sur les ADM irakiennes, Blair change de stratégie en recentrant désormais son discours sur l’urgence et la nécessité d’éliminer un Saddam Hussein qui constituait un véritable danger et pour ses voisins arabes et pour les autres pays de la région notamment Israël. La première question que l’on a envie de poser à Blair: qui représente aujourd’hui et a représenté hier le vrai danger pour le Moyen-Orient, Saddam Hussein ou l’entité sioniste implantée avec l’aide et la bénédiction des puissances impérialistes au début du XXème siècle, notamment avec le soutien du gouvernement de Sa majesté et la promesse Balfour de 1917? Pour peu que l’on se penche sur l’histoire de la région du Moyen-Orient depuis un siècle, on découvre que ceux qui sèment les troubles, la mort et la destruction et ceux qui constituent une menace potentielle et permanente pour la paix et la sécurité collective dans cette région du monde ne sont ni Saddam Hussein, ni son régime ni les pays arabes bien que leurs dirigeants participent indirectement aux complots permanents ourdis contre leurs peuples, mais les puissances impérialistes menées par les Etats-Unis, leurs satellites européens et leur base militaire et gendarme, l’entité sioniste. Evidemment, on ne peut pas reprocher à un dirigeant d’un Etat connu pour son passé colonialiste et impérialiste de se défendre et de justifier sa décision d’envahir les territoires d’un Etat souverain mais de là à dire que l’invasion de l’Irak était motivée par la volonté d’écarter un danger imminent représenté par le régime irakien de Saddam Hussein, il y a un pas à ne pas franchir car les turlupinades et les turpitudes de Blair ne trompent personne et ses élucubrations et affirmations péremptoires et à l’emporte-pièce ne résistent pas un seul instant à l’examen attentif.

 

Mais admettons que le régime de Saddam Hussein fût réellement un véritable danger pour ses voisins et pour la région du Moyen Orient, nous avons le droit de demander à Blair, Bush et leurs acolytes qui les a érigés en justicier et en juge du bien et du mal dans le monde. Pour châtier et punir les méchants et les hors-la-loi, il faut d’abord juger mais en vertu de quel droit divin ou humain, Blair, Bush et leurs acolytes jugent que tel individu, tel peuple ou tel régime est bon ou mauvais ?  Blair évoque à l’appui de sa thèse les soi-disant valeurs propres à l’Occident qui sont la liberté et la démocratie et entre autres le droit de manifester en faisant allusion lors de son interview à la manifestation prévue le lendemain sur les retraites. Il est bien vrai que le droit de manifester existe depuis cent ans mais ce droit a été arraché par la force par les classes dominées et il n’a jamais été donné par le bon vouloir de la bourgeoisie et des capitalistes. De plus, le droit de manifester a montré son inefficacité à faire bouger les choses d’une façon significative puisque les structures du système et l’exploitation capitaliste sont restées intactes. En tout cas, si les manifestations changeaient l’ordre des choses, il y a belle lurette que le droit de manifester comme d’ailleurs les élections et le suffrage universel auraient été supprimés et abolis. Si on laisse les gens battre le pavé, c’est pour se défouler pendant quelques heures avant que tout rentre dans l’ordre. En cas de menace sérieuse sur l’ordre établi, ce sont aussitôt les moyens de répression qui prennent le dessus et l’armée et la police sont là pour veiller au grain.

 

Mais admettons une fois encore avec Blair que l’Occident possède ses propres valeurs incarnées par la liberté et la démocratie mais qui a dit que ces valeurs là sont supérieures aux valeurs d’autres sociétés et pourquoi il faut les imposer par les armes et le feu, par les guerres, la force et la violence aux autres peuples de la planète ? En réalité, Blair, Bush et leurs acolytes se considèrent comme de nouveaux messies à qui incombent la responsabilité de recréer un monde nouveau régi par les valeurs de l’Occident. Mais ce messianisme et ce manichéisme qui ont conduit Blair, Bush et leurs acolytes à envahir l’Afghanistan et l’Irak ne datent évidement pas d’aujourd’hui et ne concernent pas tel dirigeant politique ou tel autre, ils font partie intégrante de ce fonds mythologique propre aux « élites » de l’Occident capitaliste, colonialiste et impérialiste qui se considèrent comme appartenant à cette « race des seigneurs » chère à Adolf Hitler et qui se croient investis d’une mission providentielle pour apporter la lumière, la science et la civilisation, à des peuples et à des races « inférieures », à des barbares, les « peaux rouges », « peaux noires » etc. Le messianisme d’un Blair ou d’un Bush n’a donc rien à envier à celui d’un Stuart Mill, d’un Churchill, d’un Cecil Rhodes, d’un Truman, d’un Thomas Paine, d’un Georges Washington, d’un Théodore Roosevelt, d’un Ronald Reagan ou d’un Bill Clinton. Tous ces illustres personnages ont cru à un moment donné qu’ils étaient les nouveaux messies envoyés par la Providence pour combattre le mal sur la terre et pour débarrasser l’humanité de tous ces méchants.

 

RECONVERSION DU CRIMINEL DE GUERRE DANS LES AFFAIRES

 

S’il y avait une justice internationale digne de ce nom et non pas une parodie de justice taillée sur mesure par les Etats capitalistes et l’impérialisme américain, Tony Blair, comme Georges Bush, Aznar, Berlusconi, auraient dû être traduits devant un tribunal pénal international pour être jugés comme criminels de guerre après l’invasion de l’Irak en mars 2003. Nous disons une justice internationale taillée sur mesure, car les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale ne se sont pas gênés pour établir le tribunal de Nuremberg appelé à juger les crimes du régime nazi. Quand il a fallu punir Milosevic, Karadzich, Mladic etc., les Etats-Unis et leurs satellites européens se sont empressés pour créer le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Pour mettre fin à la présence syrienne au Liban, les Etats-Unis avec le soutien du gouvernement français ont instrumentalisé la justice internationale en créant sur mesure un Tribunal pénal spécial pour rechercher et juger les tueurs de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri. Pour punir certains Chefs d’État du sud qui n’obéissent pas à l’œil et au doigt, les Etats-Unis et leurs satellites n’ont pas hésité à recourir aux lois de compétence universelle mais quand il s’est agi de faire justice aux victimes palestiniennes et irakiennes, les parlements de certains États européens comme l’Espagne et la Belgique se sont dépêchés d’abroger ou du moins de restreindre les domaines de compétence universelle. Pour juger les bourreaux et les criminels de guerre des victimes palestiniennes et irakiennes, il n’y a plus de justice internationale ni tribunaux pénaux internationaux pour le punir et pour les châtier et il n’est question ni d’« Etat de droit » ni de « droits de l’Homme » , cette parole divine qui a remplacé les Ecritures saintes du Moyen Âge. Les victimes palestiniennes et irakiennes doivent passer pour pertes et profits.

 

Contre le criminel de guerre, Tony Blair, toutes les tentatives pour le juger en tant que tel ont jusqu’ici échoué grâce à l’ostracisme de l’establishment militaire et politique britannique qui est largement compromis dans l’invasion militaire de l’Irak. Certaines déclarations publiques faites par Blair montrent clairement que ce qui a motivé ce dernier et son gouvernement n’est pas la possession par Saddam Hussein des armes de destruction massive mais une volonté délibérée de le renverser et de changer son régime.  Cela veut dire concrètement que Blair et le gouvernement britannique avaient délibérément planifié et déclenché une guerre d’agression contre un autre Etat et cela suffit amplement à constituer une preuve suffisante pour diligenter des poursuites pour crimes de guerre contre non seulement Blair mais contre ceux qui ont participé à un degré ou à un autre aux opérations militaires contre l’Irak. Or, non seulement rien n’a été fait pour juger Blair et ses compères pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, mais la direction du parti travailliste et le gouvernement ont fait bloc et œuvré pour restreindre les domaines d’application des lois et de la jurisprudence de compétence universelle. 

 

Non seulement, le criminel de guerre Tony Blair n’a nullement été inquiété mais il est devenu un multimillionnaire depuis qu’il a quitté son poste de premier ministre en 2007. Au lieu de croupir derrière les barreaux dans une cellule de prison dans l’attente d’être jugé comme criminel de guerre, Tony Blair mène une vie royale, de star et de bling bling comme son alter ego Sarkozy. Blair pèse aujourd’hui, trois ans après son départ du 10 Downing street, quelque dix-huit millions d’euros  et ce n’est qu’une estimation, car cette maudite somme de 18 millions d’euros concerne uniquement le parc immobilier du couple Blair qui possède cinq maisons et appartements dont la résidence principale à Londres évaluée à 4,5 millions d’euros, à Bristol, dans la campagne anglaise, une maison pour chacun de ses fils. Blair a en outre créé une société de consultant au Moyen Orient dont la structure reste très opaque bien que légale et qui lui rapporte 2,4 millions d’euros annuels. Pour remercier Blair pour sa guerre irakienne, la banque américaine JPMorgan Chase lui trouve un job de consultant rémunéré 2,4 millions d’euros par an. Il faut rappeler que la banque Morgan Chase a largement profité des retombées économiques  de la guerre d’Irak puisqu’elle gère la Trade Bank of Irak(Banque commerciale de l’Irak). Dans la foulée, une autre banque fait appel aux services de Blair, la banque suisse Zurich Financial qui le rétribue 500 000 livres sterling par an. Chaque apparition publique de Tony Blair(galas, conférences huppées etc) lui rapporte environ 120 000 euros et le Telegrah de Londres à chiffré à 11 millions d’euros ce business. Ce n’est pas tout. Tony Blair est devenu un consultant près du groupe LVMH, propriété du milliardaire français, Bernard Arnault qui le rétribue avec un salaire à « six chiffres ». Depuis trois ans, le salaire de Blair  s’élève à quelque 15 millions de livres, un chiffre qui fait jaser et qui laisse pantois plus d’un. Jusqu’ici, Tony Blair a eu beaucoup de chance et il n’en espérait sûrement pas tant. Comme quoi la solidarité entre les exploiteurs et les criminels de guerre est sans faille. Pendant ce temps là, les vicitmes palestiniennes, irakiennes et afghanes gisent dans le silence des cimetières. À quand une vraie justice internationale, des tribunaux pénaux internationaux pour juger les criminels de guerre  en Palestine, en Irak et en Afghanistan?

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés: Blair, guerre, Irak, crimes.