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L’Organsiation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN) et ses mercenaires crient victoire en Libye, quelle blague!

octobre 27, 2011

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) et ses mercenaires crient victoire en Libye, quelle blague !

Depuis une semaine, le 20 octobre, jour de l’assassinat de Mouammar Kadaffi, leader de la révolution libyenne et héros de la résistance contre les envahisseurs impérialistes et leurs créatures CNTiens, le désormais célèbre trio criminel de guerre, Sarkozy, Cameron et Obama, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN) et leurs medias serviles jubilent et pavoisent après leur prétendue victoire en Libye. La victoire sur qui ? En assassinant Muammar Kadaffi, son fils Muatassem an de son le ministre de la défense Abu Baker Younès ? Certes, ces trois personnages sont des symboles de la lutte contre l’invasion impérialiste, mais ceux qui ont juré de chasser les agresseurs occidentaux et leurs hommes de main n’ont pas encore dit leur dernier mot. D’ailleurs, nous avons envie de demander à ces psychopathes OTANIENS meurtriers d’enfants, de femmes et de populations civiles, que faites-vous donc du peuple libyen qui a refusé pendant plus de huit mois, de courber l’échine devant votre machine destructrice? Que faites-vous donc de la résistance héroïque, de ces hommes et de ces femmes volontaires qui ont combattu et qui continuent à combattre sur tous les fronts, de ces grandes tribus libyennes qui sont restées fidèles au leader et qui ont juré de le venger tôt ou tard, des Touareges et de tous ceux, dans le monde arabo musulman et en Afrique subsaharienne, qui se reconnaissent dans le combat et dans les idées de la révolution du 1 septembre 1969 ? Dimanche dernier, les mercenaires CNTiens fêtent la soi-disant libération de la Libye, pourquoi, ces mêmes mercenaires CNTiens supplient-ils leurs maîtres otaniens de ne pas les abandonner à leur sort et ce jusqu’à nouvel ordre ?

Franchement, cette mise en scène digne des grandes productions hollywoodiennes sur la prétendue victoire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et de ses agents autochtones ne trompe évidemment que les aveugles, les sourd-muets et tous ceux qui ont déjà été bernés par la propagande menée tous azimuts par les planistes et les stratèges de la guerre psychologique dépendant de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN). À examiner les choses attentivement, c’est plutôt une tout autre réalité qui parle sur le terrain, et cette réalité est de correspondre aux feuilletons de science fiction de CNN, la BBC, Al Jazeera. Ceux qui suivent les informations sur la Libye en dehors des media serviles qui sont à la botte des Etats membres de l’Organsiation Terrosriste de l’Atlantique Nord, constatent et voient autre chose sur le terrain, qu’il y a quotidiennement des combats partout et la résistance libyenne est plus que jamais active et déterminée à chasser les envahisseurs impérialistes et leurs agents autochtones CNTiens. L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, ses agents spéciaux, français, anglais, qatariotes et leurs mercenaires CNTiens contrôlent à peine 10% du territoire et le 90%, c’est-à-dire tout le sud libyen est sous la bannière verte. Les combats continuent donc et tous les jours des mercenaires CNTiens et des agents spéciaux étrangers, français, anglais et qatariotes se font tuer par les résistants libyens. Curieusement, de tous ces morts, les medias otaniens n’en parlent jamais. La réalité sur le terrain que les criminels et les sanguinaires de l’Organsiation Terroriste de l’Atlantique Nord cherchent à occulter par des célébrations et des fanfaronnades, c’est celle de la défaite et de la débandade et non pas de la vicitoire tant annoncée, car cette association criminelle en bande organisée(Sarkozy, Cameron, Obama) a beau se réjouir de la mort d’un homme, mais elle ne tuera jamais ni les idées du leader libyen ni à fortiori la volonté de son peuple déterminé à lutter, coûte que coûte, contre les envahisseurs impérialistes et leurs marionnettes CNTiens. Cette campagne médiatique menée tambour battant par les medias de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord sur leur prétendue victoire après l’assassinat de Mouammar Kadhafi vise dans un premier lieu à saper le moral de la résistance libyenne qui s’organise et qui est en train d’asséner ses coups aux traîtres CNTiens et dans un second lieu, à manipuler mentalement et psychiquement les masses et les opinions publiques en Occident, dans les pays arabes et africains et au-delà l’opinion mondiale.

Quand le trio de la bande criminelle en bande organisée(Sarkozy, Cameron, Obama) et les responsables de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord(OTAN) prononcent le mot victoire, ce mot sorti de leur bouche veut dire une seule, semer la mort et la destruction, tuer des dizaines de milliers de civils, détruire et raser des pays et des villes. C’est dans ce sens qu’il faut traduire le mot quand il est prononcé par les impérialistes occidentaux. Car, ces psychopathes otaniens, ils n’ont rien compris au jeu et ils essaient de brouiller les pistes pour mieux cacher plutôt leur défaite et eur désarroi sur le terrain. Car, il faut bien comprendre, bombarder à une altitude de 5000 ou de 10 000 pieds, semer la mort la désolation parmi les populations civiles, se faire accepter par les peuples envahis en est une autre, surtout s’agissant des peuples ayant vécue une longue histoire anticoloniale. Ceux qui crient aujourd’hui victoire en Libye, ce sont des amnésiques et ils ont la mémoire courte comme si nous n’avions pas vu déjà leur prétendue victoire en Afghanistan et en Irak. Depuis les deux guerres menées par les Etats-Unis et par l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, nous commençons maintenant à savoir ce que veut dire le mot victoire dans la bouche des envahisseurs impérialistes. Après l’invasion de l’Afghanistan en octobre 2001, les medias serviles de l’époque contrôlées par les pays impérialistes nous ont annoncé une ère nouvelle avec LEUR victoire sur leurs ennemis, qu’étaient leurs anciennes marionnettes, les Talibans. Dix ans plus tard, l’Organisation Terroristes de l’Atlantique Nord est toujours embourbée dans une guerre sans fin contre ceux que l’on croyait vaincus dix ans plus tôt. Souvenons-nous encore, le 1er mai 2003, un autre criminel de guerre dans la lignée des criminels de guerre du XXIème siècle, George W. Bush lançant le 1er mai 2003 sa fameuse « Mission accomplie » et aujourd’hui, huit ans après, la résistance irakienne ne faiblit pas et elle frappe là où elle veut et quand elle veut. Sans être un grand devin ou un grand marabout, la Libye va être un nouvel enfer pour les forces de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et pour ses mercenaires CNTiens , car dans une guérilla urbaine qui va être la nouvelle arme de combat de la résistance libyenne, la haute technologie militaire et le renseignement n’auront aucune utilité. Mao Tsé Toung, les Vietnamiens et les Coréens du Nord ont vite compris l’intérêt de cette guerre asymétrique dans la lutte conre la machin de guerre impérialiste.

Cette prétendue victoire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord en Libye, c’est de la poudre aux yeux, c’est de la science fiction, c’est du cinéma façon Hollywood et AlJazeera. Pourquoi plus précisément l’idée de victoire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord est une idée simpliste et une fumisterie? Nous l’avons tous compris, la propagande orchestrée par les stratèges de la guerre psychologique et des medias serviles et aux ordres de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord cherchent à focaliser les regards sur un seul homme, en l’occurrence Mouammar Kadaffi comme si le peuple libyen se réduisait à un seul homme, fût-il Muammar Kadaffi. Certes, Muammar Kadhafi est entré aujourd’hui dans l’histoire comme l’homme et le guide qui a refusé de se mettre à genoux face aux envahisseurs impérialistes de son pays et il est mort sur le champ de bataille dans sa ville natale Sirte, en devenant le Che Guevarra arabo africain et l’un des symboles de la résistance face à l’hégémonie impérialiste à travers le monde. Mais n’oublions pas, celui qui a résisté durant huit mois à l’agression impérialiste et qui a tenu tête à l’armada et à la machine de guerre la plu meurtrière de l’histoire, c’est d’abord et avant le peuple libyen lui-même. Les criminels de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et leurs mercenaires du CNTiens ont certes réussi à tuer Mouammar Kadhafi mais elle ne pourront jamais venir à bout de tout un peuple ni à briser la flamme de sa résistance dans sa lutte contre les envahisseurs impérialistes et leurs mercenaires CNTiens.

Si l’on examine les choses posément, on découvre que le tintamarre médiatique autour de l’assassinat de Mouammar Kadhafi n’est autre chose qu’un simple écran de fumée pour cacher la débandade et la capitulation de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et de ses mercenaires du CNT. En réalité, après huit mois de bombardements incessants appelant une féroce résistance de la part du peuple libyen, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord n’en peut plus et elle était bout de ses forces et elle cherchait désespérément le moindre prétexte et une porte de sortie pour prendre la fuite. Comme en Irak, L4organsiaition Terroriste de l’Atlantique Nord achète des gros bras à Blackwater pour venir en aide à ses mercenaires CNTiens pour tuer des libyens en sachant que chaque mercenaires de Blackwater coûte 800 dollars pa jour hors assurance. Non seulement la longue et patiente résistance du peuple libyenne a sapé le moral des envahisseurs et leurs marionnettes locales, et cela explique pourquoi les bombardements de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord deviennent au cours de ce conflit de plus en plus meurtriers et dévastateurs, elle a aussi saigné à blanc, en prolongeant la durée des opérations militaires, les États membres de cette organisation criminelle qui pensaient venir à bout du régime libyen au bout de deux semaines seulement. En effet, les trois criminels de guerre, Sarkozy, Cameron et Obama tablaient au départ sur un blitzkrieg contre le Jamahiriya, sur une guerre de 6 heures au lieu de six mois mais ils n’avaient prévu ni la résistance du peuple libyen ni son degré d’attachement à son guide et à son régime. Lors de l guerre d’Irak, le criminel de guerre Rumsfeld pensait lui aussi que la guerre allait durer pas plus de six jours.

Après l’assassinat de Mouammar Kadhafi, l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord pensait crier victoire comme s’elle n’avait pas détruit 90% d’un pays jadis riche et prospère en cherchant à vendre par l‘intermédiaire de ses médias serviles, comme elle l’avait fait dix ans en arrière pour l’Afghanistan et huit ans pour l’Irak, l’idée que la guerre en Libye est à présent terminée et qu’une nouvelle page vient d’être tournée dans ce pays. Encore une fois, l’idée que la fin de la guerre en Libye s’apparente davantage à une mise ne scène médiatique et à une super production hollywoodienne qu’à une réalité vécue et ressentie sur le terrain. Cette guerre impérialiste contre le Jamahiriya a non seulement engendré un esprit de résistance et ravivé les souvenirs de la lutte anticoloniale au début du XXème sicle contre, elle a aussi fait voler en éclats la société libyenne. On voit mal comment les marionnettes à la solde des membres agresseurs de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord peuvent dominer une situation aussi complexe et aussi explosive en effaçant avec une baguette magique les stigmates d’une guerre qui a fait environ 90 000 victimes en majorité des femmes et des enfants, qui a exacerbé les rivalités tribales et qui a engendré par voie de conséquence un mouvement de résistance qui crie vengeance pour l’assassinat de son guide et de son chef et dont les actions vont sûrement s’intensifier dans les jours et les semaines à venir et vont prendre pour cibles les symboles du nouveau « pouvoir » CNTiens.

Curieuse victoire annoncée par le trio criminel(Sarkozy, Cameron, Obama) et l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, puisque les dernières nouvelles font état de l’arrivée massif des mercenaires de Blackwater et débarquement des troupes qatariotes au sol. Cela veut dire concrètement que la victoire annoncée par l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et par ses mercenaires autochtones relève plus de la propagande et de la guerre psychologique qu’autre chose et il y a fort à parier que la vraie guerre de Libye ne fait que commencer et qu’elle promet d’être le nouveau bourbier, après l’Afghanistan et l’Irak, pour les envahisseurs impérialistes occidentaux.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN), Mouammar Kadhafi, Libye, CNT, guerre, impérialisme, résistance

Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

août 23, 2011

Crise libyenne
Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

Mardi, 23 août 2011

La journée d’euphorie et le triomphalisme fêté à grand pompe dans les pays impérialistes et leurs marionnettes autochtones engagées dans une guerre sanglante et ravageuse contre le peuple libyen, succède soudainement une journée d’hébètement et de consternation après l’apparition soudaine devant les caméras de télévision du fils du colonel Kadhafi Saif El-Islam dans des rues de Tripoli en compagnie de trois journalistes résidant à l’hôtel Rixos. Souvenons-nous que durant toute la journée du 22 août, les commentaires et les spéculations allaient bon train sur les rasions de l’effondrement rapide comme un château de cartes du régime libyen et sur les préparatifs de transition dans ce pays notamment sur la part du gâteau qu’aurait à partager chacun des charognards et des vautours occidentaux qui tournent autour des champs pétrolifères. D’ailleurs, le premier signe de ce changement d’humeur suite à l’apparition de Saif El-Islam et ses déclarations sur le contrôle des forces loyalistes de la majeure partie de la capitale libyenne se traduit par une flambée de prix du prix du pétrole brut atteignant les 109 dollars le baril. À cela s’ajoute la convocation à Londres d’une réunion d’urgence du conseil national de sécurité à la suite de laquelle Nick Clegg, porte-parole du gouvernement fait une déclaration affirmant avoir été leurré par les déclarations triomphalistes de sa marionnette autochtone, le CNT mais qu’il espère toujours voir le colonel Kadaffi déloger du pouvoir.

Quand les deux va-t-en guerre, Cameron et Sarkozy ont pris l’initiative de déclencher un conflit armé contre la Libye sous prétexte de protéger les populations civiles contre les soi-disant exactions commises par les troupes du colonel Kaddafi, ils ne se doutaient pas un seul instant que leur entreprise guerrière allait tourner au vinaigre et se trouver dans une impasse totale. En effet, aujourd’hui, après bientôt six mois de bombardements continus contre la Libye, ses populations et son infrastructure, le régime du colonel Kadhafi est toujours là et les prétendues avancées militaires des « révolutionnaires « relèvent plus de la science-fiction tissée de toutes pièces par la chaîne qatarioite Al-Jazeera et les médias occidentaux que de la réalité sur le terrain.

Face à ce fiasco de la guerre en Libye et vu les coûts exorbitants entraînés par ce conflit armé, les pays de la coalition ont voulu frapper un « grand coup » en mettent en oeuvre un plan de campagne minutieusement préparée dont la conception et l’exécution ont été confiées aux services secrets britanniques, français, américains allemands dans le but de faire bouger les choses et avec un peu de chance de faire vaciller le régime à Tripoli. Ce plan de campagne se divise en deux parties: partie proprement militaire avec des bombardements air, terre, mer, combinés avec une partie propagande psychologique visant à déstabiliser les populations de la capitale et les retourner contre le régime du colonel Kadaffi. C’est ce plan qui a été mis en place à partir de samedi soir quand les forces de l’OTAN ont mené simultanément des opérations d’embarquement et de bombardement, suivies d’une intense propagande visant à soulever les habitants de la capitale contre le régime et le gouvernement. Parmi les procédés utilisés dans le cadre du plan de campagne de l’Otan et de ses marionnettes autochtones, des messages envoyés sur les téléphone portables appelant les populations à se soulever contre le « tyran ». C’e ce même procédé qui a été utilisé avant la guerre d’Irak quand l’armée américaine envoyait des messages aux hauts responsables du régime basiste les incitant à ne pas se battre.

C’est ce plan de campagne a été mis en échec par le régime libyen qui s’est déjà préparé depuis longtemps à ce genre de guerre psychologique et qui a déjà préparé les habitants de la capitale à se défendre contre les « croisés » atlantistes et ses marionnettes autochtones, les rebelles du CNT. Contrairement aux supputations fallacieuses des commentateurs et des déclarations publiques dans les pays impérialistes et chez leurs marionnettes autochtones du CNT, le régime du colonel Kadaffi n’est pas au bout de souffle, bien au contraire, il se renforce jour après jour surtout après les bombardements de l’OTAN qui ont fait jusqu’ici selon des estimations officielles plus de cinq mille morts sans compter les dégâts matériels et la destruction de l’infrastructure du pays. Ce qui est au bout de souffle aujourd’hui, ce n’est pas le régime du colonel Kadaffi mais les agresseurs impérialistes et leurs marionnettes autochtones du CNT qui ne représentent rien, qui sont complètement discrédités aux yeux de l’écrasante majorité du peuple libyen et qui regroupent des opportunistes, des arrivistes et des affairistes de tout poil.

Pour avoir une vue différente de ce qui se dit dans les mass media atlantistes et pour mieux comprendre la psychologie du peuple libyen, je ne saurais que conseiller la lecture des analyses pertinentes de Franklin Lamb dont voici les liens :

http://www.counterpunch.org/lamb08222011.html

http://www.counterpunch.org/lamb08192011.html

http://www.counterpunch.org/lamb08182011.html

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, guerre, propagande

TRIBULATIONS D’UN IMPERIALISME DECADENT EN LIBYE

mars 20, 2011

TRIBULATIONS D’UN IMPÉRIALISME DÉCADENT EN LIBYE

Apparemment, Muammar El-Khadaffi a la baraka, car cet homme, connu pour ses caractères étranges et ses comportements imprévisibles et donné mort voilà il y a encore quelques jours sinon physiquement du moins politiquement, n’en attendait pas tant de ce cadeau providentiel offert par Sarkozy et Cameron qui ont fait voter à la va vite au Conseil de Sécurité de l’ONU la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre le régime libyen accusé de massacre et d’exactions contre les populations civiles notamment dans les régions de l’Est et de l’Ouest du pays, tenues par les rebelles. Il va sans dire que les raids menés par l’aviation française, britannique et américaine contre les troupes et les positions militaires des loyalistes et des partisans du colonel libyen, non seulement n’atteindront aucun de leurs objectifs fixés mais renforceront bien au contraire un régime affaibli en proie à une insurrection depuis le 17 février en donnant l’impression à l’opinion et à la rue en Libye et dans le monde arabo musulman comme une nouvelle agression impérialiste et colonialiste. Ce faisant, non seulement la popularité d’El-Kadaffi va se voir grimper en flèche en transformant du jour au lendemain un dictateur sanguinaire en héros et en libérateur, un nouveau Omar EL- Mukhtar mais les membres du Conseil provisoire formé après le début de la révolte le 17 février vont être discrédités et vont apparaître qu’on le veuille ou non comme les hommes de main des agresseurs occidentaux et comme des traîtres à la cause de leur pays.

Sarkozy et Cameron justifient leur activisme en faveur d’une intervention militaire en Libye pour des raisons humanitaires, en l’occurrence la protection des populations civiles notamment celles de Benghazi contre la vengeance du colonel El-Khadaffi qui a promis de leur faire payer cher leur rébellion et leur révolte contre son autorité. Franchement, il faut être un imbécile pour croire aux soi-disant raisons humanitaires invoquées par les promoteurs de la résolution de 1973 et par leur volonté de protéger des populations civiles désarmées. Si Sarkozy, Cameron et Clinton étaient vraiment si soucieux de la protection des populations civiles, pourquoi n’ont-ils pas montré le même zèle et la même compassion pour les victimes des régimes répressifs au Bahrein et au Yémen qui n’hésitent pas à tirer sur des manifestants désarmés et à tuer sans ménagement tous ceux qui contestent le pouvoir en place ? Tous ces responsables occidentaux qui pleurent aujourd’hui dans les chaumières et qui se lamentent sur le sort des populations civiles en Libye, sont restés dans le passé de marbre quand l’entité sioniste massacrait les populations civiles en Palestine occupée et au Liban. On se souvient encore dans la foulée de la guerre du Gaza, le même Sarkozy qui s’active pour faire voter une résolution contre la Libye, a envoyé à l’époque une frégate en Méditerranée pour participer à côté de l’Egypte et d’Israël à la soi-disant surveillance de trafics d’armes en direction du Hamas mais dont l’objectif était aussi et surtout d’asphyxier la bande de Gaza pour obliger ses habitants à se révolter contre ce dernier.

Derrière l’activisme de Sarkozy et de Cameron pour une intervention militaire en Libye, il y a évidemment les arrières-pensées politiques de l’un et de l’autre. Pour le premier, cette crise libyenne est l’occasion pour se montrer sur la scène internationale et pour faire du marketing politique dans la perspective des élections présidentielles de 2012. Car, il faut rappeler que la candidature de Sarkozy est donné battu dès le premier tour devant Marine Le Pen et même sa candidature pour les prochaines élections est contestée au sein même de son propre camp. La crise libyenne apparaît alors comme un pari, une sorte de quitte ou double pour engranger des dividendes en vue des prochaines élections présidentielles de 2012. Quant à Cameron, la crise libyenne, c’est son premier baptême de feu en essayant de montrer à son opinion publique comme ce fut le cas pour Tony Blair que la Grande Bretagne peut encore jouer dans la cour des grands. La stratégie et les objectifs visés par l’un et l’autre sont en dernier lieu la chute du régime du colonel El-Khadaffi et son remplacement par un régime plus favorable et plus ouverts aux intérêts des capitalistes français et anglais.

Enfin, pour ceux qui ont encore quelques doutes sur le sujet, la crise libyenne vient confirmer l’idée que notre monde actuel entre dans une nouvelle phase de son histoire. Nous avons pu remarquer, notamment depuis les « révolutions arabes » qui balaient le monde arabo-musulman, que l’impérialisme américain est non seulement incapable d’intervenir pour infléchir le cours des choses dans le sens de ses intérêts mais qu’il a complètement perdu pied et qu’il n’est plus le maître de la situation imposant ses propres conditions politiques et économiques. Auparavant, les Etats-Unis étaient le meneur du jeu qu’ils imposaient à tout le monde en intervenant partout, envahissant là où ils voulaient et quand ils le voulaient sans demander quoi que ce soit, surtout pas la caution de l’ONU comme lors de l’invasion de l’Irak en 2003, soit pour renverser des régimes hostiles à leur hégémonie planétaire soit pour soutenir des dictatures et des félons inféodés à leurs intérêts. À présent, les choses et la donne ont changé et le fait que ce ne sont plus les Etats-Unis qui mènent la danse dans la crise libyenne mais deux pays satellites de second rang, en l’occurrence la France et la Grande Bretagne, montre une fois de plus la mort cérébrale du capitalisme et par voie de conséquence celle de son rejeton naturel, l’impérialisme.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, guerre, France, Grande Bretagne, impérialisme, capitalisme.

LA « CHUTE DU MUR » DE L’IMPERIALISME DANS LE MONDE ARABE

février 22, 2011

LA « CHUTE DU MUR » DE L’IMPÉRIALISME DANS LE MONDE ARABE

Désormais, il n’est plus possible d’écrire un article sur les événements dans le monde arabe sans penser à toutes les victimes de répression qui sont tombés hier en Tunisie, en Egypte et qui tombent aujourd’hui par centaines en Libye, et sûrement celles qui tomberont demain au Yémen, au Bahreïn, au Maroc, en Algérie etc. Ce n’est pas encore fini car les révoltes héroïques des peuples arabes qui éclatent un peu partout contre leurs gouvernements fantoches, produit du colonialisme et de l’impérialisme, ne sont plus une question de jours mais une question d’heures. Avec la répression féroce dont le peuple libyen est aujourd’hui la victime, on pensait que les atrocités et l’utilisation d’armes chimiques prohibées par la Convention de Genève contre les populations civiles palestiniennes et libanaises étaient une spécialité israélienne et sioniste. Et bien non, le bombardement des tripolitains par l’aviation et le recours à des mercenaires africains pour réprimer sauvagement la révolte du peuple libyen, au vu des images présentées par la chaîne arabe Aljazeera, montrent si besoin est que Sharon, Olmert, Ben Ali et Moubarak sont des apprentis sanguinaires à côté de Muammar Kadhafi.

Revenons à présent à une analyse sommaire des événements qui secouent le monde arabe en commençant d’abord par un scénario. Imaginons un seul instant que les milliers de morts et de blessés tunisiens, égyptiens, libyens, yéménites, bahreïnis, marocains etc soient des victimes chinoises, cubaines ou nord coréennes. Dans ce cas là, nous aurions bien évidemment assisté à une véritable hystérie médiatico-politique dans les pays capitalistes et à un matraquage continu 24H sur 24H sur la répression des régimes communistes, comme ce fut le cas jadis lors du coup d’état de Jaruzelski en Pologne en décembre 1980 ou de Tienanmen en Chine en juin 1989, l’invention des charniers fictifs à Timisoara avant la chute du régime communiste. On se rappelle encore que, pour liquider le régime communiste roumain, les pays impérialistes inventent de toutes pièces les charniers de Timisoara et donnent des interprétations tendancieuses du massacre de Katyn durant la Seconde guerre mondiale. On se souvient aussi que pour démanteler l’ex-Yougoslavie, la propagande politique capitaliste orchestrée par les Etats-Unis et leurs satellites européens invente des massacres et des génocides de populations civiles par les méchants serbes et par le méchant Milosevic. En revanche, nous assistons aujourd’hui à un phénomène inverse et à un retour du balancier, où ce sont des régimes alliés des Etats-Unis et de l’Europe qui sont en proie à des contestations populaires et qui sont en train de tomber comme les pièces de domino les uns après les autres. À leurs alliés dictateurs dans le monde arabe, les Etats-Unis et leurs satellites européens demandent seulement un « usage modéré » de la force et de la violence policière et armée. Autrement dit, les Etats-Unis et l’Europe disent à leurs pions les dictateurs du Moyen-Orient de tuer petit à petit, disons par paquet de 10 personnes au lieu de cinquante ou de cent personnes à la fois, pour ne pas créer un choc au sein des opinions publiques internationales. Pour traiter les révoltes dans le monde arabe, les mass media capitalistes en Europe et aux Etats-Unis pratiquent la politique de l’esquive et de la désinformation en occultant le soutien inconditionnel militaire et politique de leurs pays à leurs créatures moyen orientales et en maquillant la nature et la portée des révoltes comme si c’étaient des mouvements de contestation pour l’instauration et l’imitation servile d’une parodie de démocratie capitaliste. Les peuples arabes en révolte contre leurs régimes répressifs veulent-ils réellement des constitutions, des partis politiques et des journaux ou plutôt du pain et du travail ? Si l’on essaie de dresser une photographie des mouvements de révolte contre les régimes en Tunisie, en Egypte, au Yémen, en Libye et demain en Jordanie et au Maroc, on s’aperçoit vite que la démocratie à l’occidentale est le cadet des soucis des manifestants et des révoltés qui sont en réalité des exploités, des spoliés vivant avec moins d’un dollar par jour et victimes d’un système et d’un mode de production, synonyme de misère et de pauvreté, le capitalisme.

Quand les mass media et les classes dominantes en Europe et aux Etats-Unis interprètent à leur manière les mouvements de révolte dans le monde arabe, il faut traduire en ces termes, impérialisme agonisant dans le centre cherche désespérément de nouveaux pions pour remplacer ceux qui ont été chassés par leurs peuples avec pour mission: continuer le travail des dictateurs déchus mais sous d’autres formes.

Le vent de révolte qui souffle aujourd’hui au Moyen-Orient et en Afrique du Nord constitue à bien des égards un tournant non seulement dans l’histoire de cette région du monde mais dans l’histoire de l’humanité tout entière. C’est en effet la fin d’un cycle et le début d’un autre, la fin d’un système qui agonise et qui meurt lentement de sa mort naturelle et le début d’une nouvelle période marquée par des incertitudes et des convulsons. Ceux qui sont allés un peu vite en besogne en annonçant la fin du monde et de l’histoire avec la fin de la « guerre froide » et la dislocation du bloc communiste en ont pour leurs frais, car, ce à quoi nous assistons aujourd’hui au Moyen Orient, ce sont d’une part les symptômes pathologiques de l’agonie et de la mort du capitalisme et la déconfiture du système impérialiste et d’autre part le début d’une nouvelle ère historique inaugurée par les luttes des peuples arabes, n’en déplaise au néocon Bernard Lewis, qui sont les véritables fossoyeurs d’un système qui domine le monde depuis plus de cinq siècles, depuis la découverte par Colomb de l’Amérique en 1492. Pour terminer cet article, nous voudrions reproduire cette prophétie de l’historien marxiste Immanuel Wallerstein qui écrit ceci « Fukuyama nous dit que la fin de la guerre froide, c’est la fin de l’histoire. Bien au contraire ! Les conflits profonds ne font que commencer. Les cinquante ans qui viennent seront la période d’une transformation profonde du système-monde dans lequel nous nous trouvons et autour de laquelle il y aura une lutte assidue, sans doute féroce, et d’une issue incertaine. La chute des régimes communistes ne marquait pas le triomphe du libéralisme mondial mais plutôt l’annonce de sa déchéance définitive » dans « l’histoire continue », éditions l’aube, 2005, première édition 1999.p.7.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : monde arabe, révoltes, révolution, capitalisme, impérialisme

LE MONDE CAPITALISTE EST SONNE

janvier 29, 2011

RÉVOLTES TUNISIENNE ET EGYPTIENNE :
LE MONDE CAPITALISTE EST SONNÉ

En l’espace de quinze jours, le monde capitaliste occidental a connu deux révoltes successives en perdant d’abord le régime fantoche de Ben Ali en Tunisie et un autre en Egypte qui est en train de vaciller sur ses pieds et de vivre ses derniers jours avant sans doute d’être balayé par des émeutes populaires. Les trois jours de « colère » en Egypte ont causé pour le moment une quarantaine de morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers d’arrestations sans parler de tous les dégâts matériels, incendies dans les bâtiments publics et dans les différents sièges du parti National dirigeant, pillage de magasins, désertion de soldats et de policiers etc. À n’en pas douter, ces deux tremblements de terre qui frappent quasi simultanément deux régimes fantoches considérés comme deux pions importants pour les Etats-Unis et l’Europe, pour le capital transnational qui exploite honteusement une main d’œuvre docile et bon marché et pour les bourgeoisies compradore de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord ont entraîné un changement immédiat dans la météo du capital puisque depuis les manifestations de « colère » en Egypte, les bourses mondiales ont plongé en clôturant en forte baisse et une ruée vers l’or.

Comme, lors de la révolte tunisienne où le pouvoir en place avait manœuvré jusqu’au bout pour étouffer la colère de la rue, on assiste aujourd’hui à une répétition générale, à un un remake avec le même scénario en Egypte où Hosni Mubarak et sa clique cherchent désespérément à juguler les protestations de « colère » contre son régime en proposant dans son discours démagogique un changement de gouvernement et des réformes et des promesses mais il est fort à parier qu’il est trop tard pour arrêter un mouvement et une jeunesse désespérée décidées à en découdre une fois pour toutes. Le problème principal auquel se trouve confronté actuellement le gouvernement égyptien et d’ailleurs tout pouvoir en place, est la manière de retourner une situation explosive et incontrôlable en sa faveur en divisant les rangs des manifestants et des protestataires. Comme pour la Tunisie de Ben Ali où la France a cherché à sauver le régime de son allié et protégé en dépêchant sur place des experts spécialisés dans « la gestion des foules », aujourd’hui, les Etats-Unis font de même, car , tout en invitant publiquement le gouvernement égyptien à laisser les manifestants s’exprimer et à faire entendre leurs voix dans les rues, ils échafaudent, avec la collaboration de hauts responsables politiques et militaires égyptiens et israéliens, des « plans de sauvetage » du régime de leur allié et protégé, pour venir à bout de la révolte. D’ailleurs, la première mesure concrète qui figure dans les « plans de sauvetage » états-uniens du régime de Mubarak et visant à une meilleure « gestion des foules » égyptiennes, concerne fatalement les nouvelles technologies de l’information, Internet, les réseaux sociaux de Facebook et Twitter, le téléphone portable et mine de rien, les téléphones fixes et cela dans le but d’empêcher les protestataires de la « colère » de se communiquer entre eux leurs mots d’ordre et leurs stratégies de mobilisation et de mouvement. Cette mesure de contrôle des nouvelles technologies de l’information par le pouvoir en place s’avère périlleuse et incertaine, et elle peut être ou non efficace selon les circonstances, car si elle a réussi en Iran à étouffer les contestations sociales et politiques nées dans la foulée de la réélection d’Ahmadinejad, elle a en revanche lamentablement échoué en Tunisie et cet aveu d’échec apparaît dans le dernier discours de Ben Ali avant de prendre la fuite quand il a décidé d’accorder à la jeunesse tunsiienne la « pleine liberté » de l’Internet. L’échec du gouvernement égyptien semble patent puisque la coupure d’Internet et des téléphones mobiles le jeudi soir n’a nullement empêché la mobilisation des foules dans les grandes villes après la prière de vendredi.

Victime de son manichéisme et d’un esprit borné, le monda capitaliste cherche une fois de plus, comme lors de la révolte tunisienne, à noyer le poisson en attribuant la cause et les racines de la révolte égyptienne à un problème politique, à la soi-disant absence de démocratie et de réformes politiques. Il faut rappeler à toutes fins utiles que ce qui se passe aujourd’hui en Egypte n’a aucun rapport avec la soi-disant démocratie et liberté d’expression et il n’est nullement le résultat d’un manque de réformes ou d’un quelconque immobilisme politique de la part du pouvoir en place. Bien au contraire, la pauvreté et la misère qui frappent la moitié des égyptiens avec un dollar par jour ont été aggravées par l’instauration en Egypte d’un capitalisme sauvage et par la mise en œuvre d’une politique sauvage de privatisation tous azimuts menée par le propre fils de Hosni Mubarak, Jamal, sans doute sous la pression des bailleurs de fonds égyptiens, du capital transnational et des gouvernements capitalistes des Etats-Unis et d’Europe. C’est cette politique archéo-libérale qui a aggravé une situation économique déjà désastreuse et qui a entraîné un élargissement du fossé entre les plus riches et les plus pauvres. La propagande politique capitaliste cherche à manipuler les opinions publiques tant en Occident que dans les pays arabes en attribuant les racines des révoltes tunisienne et égyptienne à l’absence de démocratie et de liberté d’expression dans ces deux pays. Nous le savons tous, la démocratie et la liberté d’expression, ces chantres de l’Occident capitaliste, c’est tout simplement de la foutaise et une histoire à dormir et ceux qui les prennent pour argent comptant, et ils sont, il faut le dire franchement et sans détour, soit des illuminés soit des imbéciles. Pour les révoltés de la Tunisie et de l’Egypte, la démocratie, ce poncif de la propagande politique, est le cadet de leurs soucis, car ce qu’ils veulent avant tout et ce qu’ils cherchent à obtenir, ce n’est pas du bla bla et du vent mais du pain et du travail.

En guise de conclusion, il faudra dire pourquoi le monde capitaliste a perdu son latin avec les deux révoltes tunisienne et égyptienne. D’abord, ces deux révoltes l’ont pris de court et elles ne figuraient nulle part dans l’agenda du capital transnational qui a investi massivement dans la Tunisie de Ben et dans l’Egypte de Hosni Mubarak, deux régimes fantoches qui étaient considérés comme des dictatures assez sûres pour la prospérité des affaires et deux dictateurs perçus comme le meileur rempart et la meilleure garantie pour maintenir en coupe réglée les classes exploitées de leurs pays. Ensuite, avec ces deux révoltes presque simultanées, le monde capitaliste ne réalise pas qu’il change d’époque, celle de l’agonie d’un système et d’un mode de production qui ont fait leur temps et qui vivent aujourd’hui leurs derniers jours. A cet égard, les deux révoltes tunisienne et égyptienne, ainsi que les autres révoltes en gestation, sont loin d’être des troubles passagers liés à des simples dysfonctionnements homéostatiques inhérents à un régime politique mais les symptômes pathologiques d’un changement profond de paradigme, la dislocation du système impérialiste qui se révèle désormais incapable désormais de maîtriser et de dominer ses contradictions internes. Les conditions objectives qui ont donné naissance aux deux révoltes tunisienne et égyptienne sont identiques à celles qui ont permis aux bolcheviques de réussir leur révolution en 1917 et à Mao d’instaurer le régime communiste en Chine.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Egypte, Tunisie, révolte, capitalisme, impérialisme, démocratie.

COMMENT EXPLIQUER LES REVOLTES DANS LE MONDE ARABE?(texte en arabe)

janvier 28, 2011

كيف نُفسرإنتفاضات العالم العربي ؟

فوزي المير

ما يحدث اليوم في العالم العربي بعد ألأنتفاضة التونسية هو مُؤشر هام على أن المنطقة الشرق ألأوسط دخلت في مرحلة جديدة من تاريخها التي يمكن وصفها بدون أي شك بالصراع الطبقي وحرب طبقية بين من ناحية، طبقة حاكمة مستغلة(مع كسر ال غ) و من ناحية اُحزى، ألأعلبية الساحقة من طبقة المستغلين(مع فتح ال غ). عندما نقول أن المجتمعات العربية تجتاز مرحلة صراع طبقي هذا لا يعني أبدآ أنه لن يكن هناك صراع أو حرب طبقية حتى ألأن، بل يعني أن إيدلوجية والدعاية السياسية للطبقات الحاكمة في العالم الغربي الرأسمالي نجحت في أفساد عقول نخبتها والفئات المثقفة في العالم الثالث بشكل عام وفي العالم العربي بشكل خاص عندما روجت فكرة نهاية الماركسية واُسسها العامة، المادية التاريخية والمادية الديالكتية التي تعلمان أن تاريخ المجتمعات ألأنسانية ما هو إلا تاريخ صراع طبقي بين المُستغِلين والُمُستغَلين. سقوط ألأنظمة الشيوعية في ألأتحاد السوفياتي واُوروبا الشرقية أدى حتميآ إلى تلاشي وأضمحلال الماركسية وفكرة الصراع الطبقي وإلى إنتصار فكرة نهاية التاريخ مع إنتصار ألأأنظمة الرأسمالية على المعسكر الشيوعي.

مصيرأُسطورة نهاية التاريخ لفرنسيس فوكوياما كلنا نعرفها اليوم ومعها كل الاُطروحات والنظريات الوهمية التي أنطلقت من الولايات المُتحدة، والتي روجها يالتحديد جامعيين ومختصين في علم ألأقتصاد من ما يسمى « مدرسة شيكاكو » ألتي نجحت في تضليل وتلويث عقول النُخب ليس فقط في العالم الغربي بل في جميع دول العالم. كل هذه ألأساطير والنظريات الزائفة والوهمية التي تدعي أن هناك قوانين طبيعية تحكم المجتمعات ألأنسانية ومن بينها قانون السوق، تكسرت وتحطمت في بضعة أيام بين أيلول وتشرين ألأول 2008 مع ما تُسميه اليوم وسائل الإعلام الرأسمالية والدعاية السياسية، ألأزمة المالية مع إفلاس كبار البنوك ألأمريكية مثل لهمان برودرز ولكن هذه ألأزمة المالية ما هي في الحقيقة الا ظاهرة من عدة ظواهر تُنبأ عن دخول النظام الرأسمالي في غيبوبة عميقة وفي حالة موت دماغي بطيء. بوادر هذا الموت البطيء للنظام الرأسمالي لا تظهر فقط في إفلاس كبار المصارف ألأمريكية وألأوروبية بل بإفلاس دول مثل اليُونان وإيرلندا والبرتغال وأسبانيا…ألخ ولم يتم انقاظ هذه المطارف وهذه الدُول من ألفلاس محتوم إلا بفضل أموال الناس ومُدخراتهم في هؤُلاء البنوك والمصارف.

ما حصل مُؤخراً في تونس، ما يحصل اليوم في مصر وغداً في ألجزائر، في ألأردن، في اليمن، في السودان، في لبنان وفي جميع الدُول العربية وبقية دُول العالم، كل هذه ألأنتفاصات وكل هذا الفوران الشعبي في العالم العربي لا يمكن فصله أبداً عن ظاهرة الموت البطيء والمحتوم للرأسمالية والنظام ألأمبرالي العالمي, لتبسيط ولفهم ما نقصده بهذا الربط بين ما يحصل اليوم على الساحة العربية والموت البطيء والمحتوم للرأسمالية وألأمبريالية، يجب التذكير أن دُول منطقة السرق ألأوسط وبشكل عام كل دُول ما يُسمى بدُول العالم الثالث، هم نتاج محض للرأسمالية وأنهم صنعوا من قبل القوات ألامبريالية التي كانت تُسيطر على منطقة الشرق ألأوسط وشمال أفريقيا في بداية القرن العشرين. بعد الحرب العالمية الثانية الذي شهد أُفول ألأمبرالية البريطانية والفرنسية في العالم العربي، أستطاعت ألولايات المتحة ألأمريكية أن تحل محل بريطانيا وفرنسا وأن تلعب نفس الدور في تثبيت وحفظ هيمنة النظام ألأمبريالي العالمي. نحن نعرف أن النظام ألأمبريالي العالمي هو مُكون من عدة عناصر مُرتطبتة ببعضها ببعضاً وإن أي خلل في عنصر له طبعاً إنعاكاسته على العناصر الاُخرى وعلى سير وعمل النظام بشكل عام. على سبيل المثال، ضعف وتخلخل النظام ألأمبريالي خلال الحرب العالمية ألأُولى أتاح الفرصة للحزب البلشفي لنجاح ثورته وألأطاحة بالقيصرية والطبقة البورجوازية في روسيا ونفس الضعف والخلل في النظام ألأمبريالي خلال الحرب العالمية الثانية أعطى ماو تسي تونغ فرصة ذهبية لنجاح ثورتة في الصين. ماحصل قي تونس وما يحصل اليوم في مصروما سيحصل غداً في آخر البلدان العربية ما هي الا بوادر ليس من خلل عابر او ضعف عابر للنظام ألأمبريالي العالمي بل هي ظواهر تُنبئ بالموت البطيء لهذا النظام وللرأسمالية, ألأسابيع والشهور والسنوات المقبلة سوف تعطينا مزيداً من الدلائل الحية عن أحتضار نظام الذي هيمن على العالم وعلى ألأرض منذ أكثر من خمسة قُرون. ألسؤال الذي يُمكن طرحه ألأن هو معرفة بوادر هذا العالم الجديد الذي هو ألأن في قيد التكوين.