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Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

août 23, 2011

Crise libyenne
Cinglant échec du plan de campagne atlantiste à Tripoli

Mardi, 23 août 2011

La journée d’euphorie et le triomphalisme fêté à grand pompe dans les pays impérialistes et leurs marionnettes autochtones engagées dans une guerre sanglante et ravageuse contre le peuple libyen, succède soudainement une journée d’hébètement et de consternation après l’apparition soudaine devant les caméras de télévision du fils du colonel Kadhafi Saif El-Islam dans des rues de Tripoli en compagnie de trois journalistes résidant à l’hôtel Rixos. Souvenons-nous que durant toute la journée du 22 août, les commentaires et les spéculations allaient bon train sur les rasions de l’effondrement rapide comme un château de cartes du régime libyen et sur les préparatifs de transition dans ce pays notamment sur la part du gâteau qu’aurait à partager chacun des charognards et des vautours occidentaux qui tournent autour des champs pétrolifères. D’ailleurs, le premier signe de ce changement d’humeur suite à l’apparition de Saif El-Islam et ses déclarations sur le contrôle des forces loyalistes de la majeure partie de la capitale libyenne se traduit par une flambée de prix du prix du pétrole brut atteignant les 109 dollars le baril. À cela s’ajoute la convocation à Londres d’une réunion d’urgence du conseil national de sécurité à la suite de laquelle Nick Clegg, porte-parole du gouvernement fait une déclaration affirmant avoir été leurré par les déclarations triomphalistes de sa marionnette autochtone, le CNT mais qu’il espère toujours voir le colonel Kadaffi déloger du pouvoir.

Quand les deux va-t-en guerre, Cameron et Sarkozy ont pris l’initiative de déclencher un conflit armé contre la Libye sous prétexte de protéger les populations civiles contre les soi-disant exactions commises par les troupes du colonel Kaddafi, ils ne se doutaient pas un seul instant que leur entreprise guerrière allait tourner au vinaigre et se trouver dans une impasse totale. En effet, aujourd’hui, après bientôt six mois de bombardements continus contre la Libye, ses populations et son infrastructure, le régime du colonel Kadhafi est toujours là et les prétendues avancées militaires des « révolutionnaires « relèvent plus de la science-fiction tissée de toutes pièces par la chaîne qatarioite Al-Jazeera et les médias occidentaux que de la réalité sur le terrain.

Face à ce fiasco de la guerre en Libye et vu les coûts exorbitants entraînés par ce conflit armé, les pays de la coalition ont voulu frapper un « grand coup » en mettent en oeuvre un plan de campagne minutieusement préparée dont la conception et l’exécution ont été confiées aux services secrets britanniques, français, américains allemands dans le but de faire bouger les choses et avec un peu de chance de faire vaciller le régime à Tripoli. Ce plan de campagne se divise en deux parties: partie proprement militaire avec des bombardements air, terre, mer, combinés avec une partie propagande psychologique visant à déstabiliser les populations de la capitale et les retourner contre le régime du colonel Kadaffi. C’est ce plan qui a été mis en place à partir de samedi soir quand les forces de l’OTAN ont mené simultanément des opérations d’embarquement et de bombardement, suivies d’une intense propagande visant à soulever les habitants de la capitale contre le régime et le gouvernement. Parmi les procédés utilisés dans le cadre du plan de campagne de l’Otan et de ses marionnettes autochtones, des messages envoyés sur les téléphone portables appelant les populations à se soulever contre le « tyran ». C’e ce même procédé qui a été utilisé avant la guerre d’Irak quand l’armée américaine envoyait des messages aux hauts responsables du régime basiste les incitant à ne pas se battre.

C’est ce plan de campagne a été mis en échec par le régime libyen qui s’est déjà préparé depuis longtemps à ce genre de guerre psychologique et qui a déjà préparé les habitants de la capitale à se défendre contre les « croisés » atlantistes et ses marionnettes autochtones, les rebelles du CNT. Contrairement aux supputations fallacieuses des commentateurs et des déclarations publiques dans les pays impérialistes et chez leurs marionnettes autochtones du CNT, le régime du colonel Kadaffi n’est pas au bout de souffle, bien au contraire, il se renforce jour après jour surtout après les bombardements de l’OTAN qui ont fait jusqu’ici selon des estimations officielles plus de cinq mille morts sans compter les dégâts matériels et la destruction de l’infrastructure du pays. Ce qui est au bout de souffle aujourd’hui, ce n’est pas le régime du colonel Kadaffi mais les agresseurs impérialistes et leurs marionnettes autochtones du CNT qui ne représentent rien, qui sont complètement discrédités aux yeux de l’écrasante majorité du peuple libyen et qui regroupent des opportunistes, des arrivistes et des affairistes de tout poil.

Pour avoir une vue différente de ce qui se dit dans les mass media atlantistes et pour mieux comprendre la psychologie du peuple libyen, je ne saurais que conseiller la lecture des analyses pertinentes de Franklin Lamb dont voici les liens :

http://www.counterpunch.org/lamb08222011.html

http://www.counterpunch.org/lamb08192011.html

http://www.counterpunch.org/lamb08182011.html

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Libye, guerre, propagande

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LA REVOLTE EGYPTIENNE VUE PAR LA PROPAGANDE CAPITALISTE

février 6, 2011

LA RÉVOLTE ÉGYPTIENNE VUE PAR LA PROPAGANDE CAPITALISTE

Pour la propagande capitaliste, la révolte de la jeunesse égyptienne contre Hosni Moubarak exprime la volonté de tout un peuple de se libérer d’un régime despotique et dictatorial et traduit ses aspirations vers la démocratie et la liberté. Depuis la révolte jadis de la jeunesse tunisienne qui a mis fin à un régime établi depuis 23 ans et la révolte d’aujourd’hui de la jeunesse égyptienne qui est en train d’asséner le coup de grâce au régime de Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans, la propagande capitaliste martèle et intoxique les opinions publiques en présentant ces deux événements comme des mouvements de révolte la démocratie. Disons le tout de suite, si tout le monde sait ce qu’est une dictature, en revanche, personne ne sait exactement ce que désignent le mot démocratie et le mot peuple. Sauf évidemment les nouveaux missionnaires bornés à savoir les politicards, ces techniciens de surface du Capital, les journalistes des mass media, ces scribes tenus en laisse par le pouvoir politique et par une intelligentsia endoctrinée et dressée comme les animaux cirque et qui répètent bêtement comme un perroquet les poncifs habituels des agents attitrés de la propagande capitaliste.

Quand la propagande capitaliste qualifie le mouvement de contestation qui secoue actuellement l’Egypte, de révolte de la jeunesse et du peuple égyptien pour la démocratie, elle n’explique pas, elle ne fait qu’interpréter un fait et un événement, car son rôle n’est pas à vrai dire l’explication mais l’intoxication des masses et la manipulation du psychisme humain. La première question que nous sommes en droit de se poser est la suivante: la révolte de la jeunesse et du peuple égyptiens est-elle réellement une révolte pour la démocratie comme le prétendent les agents attitrés de la propagande et ses nouveaux missionnaires bornés? La réponse aurait été d’une simplicité déconcertante si nous savions à l’avance ce qu’est la démocratie et si nous étions capables de délimiter les frontières entre démocratie, dictature et despotisme. S’il est malaisé pour ne pas dire impossible ce qu’est au fond la démocratie, c’est pour une raison très simple, personne n’est aujourd’hui en mesure de dire ce qu’est d’abord le peuple qui en est le fondement, les individus qui le composent, et le degré de sa conscience politique lui permettant de jouer en toute connaissance de cause le jeu démocratique. Prenons l’exemple des régimes fasciste et nazi dont les dirigeants avaient été élus par leurs peuples respectifs, la question que nous voulons poser à nos missionnaires bornés: le nazisme et le fascisme sont-ils des démocraties ou des dictatures quand on sait que Hitler et Mussolini avaient été démocratiquement élus voire plébiscités par leurs peuples respectifs, des peuples soi-disant souverains?

Le mot démocratie martelé mile fois par jour et répété à tout bout de champ par nos missionnaires bornés n’a rien à voir ni de près ni de loin avec l’origine grec du mot, le demos, le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Le peuple de l’agora n’a aucun rapport avec le peuple des temps modernes manipulés et bernés par la propagande, dressés et endoctrinés des années durant des écoles spécialement aménagés comme des animaux du cirque. Pour être dans le vrai, nous disons que la démocratie de nos jours est plus une dictature déguisée et maquillée qu’une vraie démocratie dans le sens où les dictateurs puisent leur légitimité non pas dans un droit divin ou dans les coups d’états militaires mais dans un césarisme où le peuple ne choisit pas mais apporté une légitimité douteuse à un système et à un ordre établi dominé par une caste de capitalistes et manipulé par la propagande politique.

Voici trois arguments qui montrent que ce que nos missionnaires bornés appellent démocratie n’est autre chose qu’une dictature déguisée. Premier argument, le suffrage universel accordé au peuple n’avait pas pour objectif le choix « démocratique » du peuple mais son contrôle et sa manipulation par des moyens et des techniques sournoises et discrètes pour le pousser à choisir les hommes de main d’un système et d’une idéologie dominante. Il faut rappeler à toutes fins utiles que dans l’esprit de celui qui fut l’initiateur du suffrage qu’était Napoléon III, l’objectif n’était pas la démocratie et l’expression démocratique du peuple français mais bel et bien une technique de manipulation politique pour asseoir sa dictature et son césarisme sur le vote populaire.

Deuxième argument, le pluralisme politique. Le pluralisme politique claironné par les agents attitrés de la propagande politique et par les missionnaires bornés de la démocratie est un pluralisme en trompe-l’œil, car si nous regardons de plus près les partis qui gouvernent dans les pays capitalistes depuis le milieu du XIXème siècle, en Europe et en Amérique du Nord, on s’aperçoit que ce sont grosso modo un ou deux partis au plus qui alternent au pouvoir en Angleterre, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne etc. Ces partis appelés à juste titre par le politologues « partis de gouvernement», ce sont en réalité des partis uniques dont les membres sont voués corps et âme à la défense des intérêts du Capital et des capitalistes. Quant aux autres partis présents sur l’échiquier politique, ce sont en fait des partis bidons qui sont là uniquement pour la figuration et pour la mise en scène carnavalesque lors des kermesses électorales qui sont organsinées à intervalles olympiques dans les pays capitalistes.

Troisième argument, la liberté de la presse et d’opinion. Il est bien vrai que tout le monde peut dire et écrire ce qu’il veut et qu’il existe dans les pays « démocratiques », une kyrielle de sources d’information, radio, télévision, journaux, internet etc. Mais tous ces supports de communication de masse, ce sont en réalité des leurres de dupes, car derrière cette profusion de messages et d’informations, seuls les messages et les informations véhiculés par les mass media contrôlées par le grand capital et par les États qui servent ses intérêts qui parviennent au grand public et qui touchent le « peuple » à qui on demande périodiquement de mettre un chiffon de papier dans l’urne pour désigner ses « représentants » légitimes. Sans se demander aucunement si les électeurs qui ont choisi l’ont fait dans leurs propres intérêts ou s’ils ont choisi des politicards asservis appelés à défendre dans les enceintes parlementaires et les assemblées élus, les intérêts bien compris de leurs maîtres, les détenteurs de la propriété économique et des grands capitalistes.

Les deux révoltes tunisienne et égyptienne révèlent si besoin est le vrai fonds totalitaire de l’Occident capitaliste et un dogmatisme à toute épreuve. Comment ces missionnaires bornés et les nouveaux croisés de la démocraties devinent-ils que les deux révoltes tunisienne et égyptienne sont des révoltes pour la démocratie telle qu’elle est martelée par la propagande politique capitaliste? La jeunesse et le peuple de ces deux pays veulent-ils réellement des élections « libres », du multipartisme politique et des mass media « libres » ou aspirent-ils plutôt à autre chose qu’a cette fable et cette fiction, qu’est la démocratie? Pourquoi chaque révolte, soit dans le monde arabe ou ailleurs dans le monde, est-elle toujours interprétée comme une révolte pour une démocratie à l’occidentale? Pourquoi n’est-elle pas autre chose qu’une simple aspiration à la démocratie ? Pourquoi le sens de l’histoire doit-il forcément s’orienter dans un seul sens, celui de la démocratie de nos missionnaires bornés ? N’y a-t-il pas un autre sens de l’histoire ? Pourquoi l’histoire ne s’orienterait-elle pas vers un autre système plus ou moins égalitaire, un système « partageux » où les richesses sociales reviennent à tous ceux qui les ont produites et non pas à une poignée de profiteurs et d’exploiteurs capitalistes?

Après toutes les épreuves qu’ils ont dû subir depuis un siècle, et tout dernièrement la croisade bushienne en Irak et en Afghanistan, les peuples du Moyen-Orient à ne pas confondre avec leurs dirigeants félons et leurs gouvernements fantoches, sont aujourd’hui suffisamment mûrs et instruits par l’histoire et les leçons du passé pour comprendre à demi-mot ce que veut dire une démocratie à l’occidentale. Les deux récentes révoltes tunisienne et égyptienne sont deux messages d’espoir que l’histoire n’est pas à sens unique et qu’il est possible de l’orienter, grâce à une conscience politique affirmée conjuguée avec un peu de volonté et un peu de ténacité, dans un autre sens, non pas celui des riches, des puissants et des capitalistes mais dans celui des peuples opprimés.

FAOUZI ELMIR

Mots-clés : Egypte, Tunisie, propagande, démocratie, capitalisme.

RETRAITES(2 ANS FERME): COMMENT LA PROPAGANDE MANIPULE-T-ELLE L’OPINION?

octobre 12, 2010

RETRAITES(2 ANS FERME) :

COMMENT LA PROPAGANDE MANIPULE-T-ELLE L’OPINION ?

 

La propagande est un phénomène trop subtil pour être vu et observé à l’œil nu mais les remous actuels autour de la question des retraites en France laissent entrevoir quelques-unes des techniques auxquelles recourent les propagandistes pour parvenir à leur fin : faire accepter par la majorité des français l’allongement de l’âge des retraites de 60 à 62 ans. Pour y parvenir, le gouvernement met en place un plan de campagne visant à agir en profondeur sur le psychisme humain en enfonçant à coup de marteau quelques idées très simples et des formules tranchantes et concises. C’est le principe même des réflexes conditionnés.

 

Première technique : suggérer la peur

 

Quelques jours avant chaque manifestation sur les retraites, on assiste dans les mass medias contrôlées par l’État et les groupes capitalistes à une campagne d’envergure de martelage selon le principe bien connu « au secours, on coule ». Le thème de la propagande politique du gouvernement vise à accréditer l’idée que le régime actuel est menacé et il se trouve dans une situation irrémédiablement compromise si rien n’est fait dans ce sens. La première technique du propagandiste consiste d’abord à semer la panique dans le corps social et à créer un état de psychose collective dans l’opinion. Cette stratégie de la peur n’est qu’une première étape qui prépare l’étape suivante: faire accepter par l’opinion le plan de la « réforme » des retraites du gouvernement, c’est-à-dire l’allongement de l’âge des retraites de 60 à 62 ans comme une nécessité absolue pour sauver ce qui peut être sauvé avant qu’il ne soit trop tard.  Nous avons déjà une première idée de ce qu’est le premier travail du propagandiste, suggérer d’abord la peur avant d’entrevoir l’issue de la situation dangereuse et de proposer d’atteindre la sécurité par les moyens suggérés.

 

Deuxième technique: amoindrir le nombre des manifestants

 

À la fin de chaque manifestation, on a pu remarquer qu’une intense bataille de chiffres s’engage entre les organisations syndicales et le gouvernement. Pour les premières, il y a 1 500 000 manifestants et pour le second il en y trois fois moins. À première vue, cette question de chiffrage du nombre des manifestations est d’une banalité déconcertante et elle relève plutôt de la chicane ou du simple verbalisme. Nous avons cependant tort de sous estimer ou d’esquiver cette question de chiffrage du nombre des manifestants qui n’est pas seulement un problème de chiffres mais, mine de rien, elle fait partie de la complexe machinerie qu’utilise la propagande politique pour manipuler psychologiquement les groupes cibles. Les chiffres de la police qui sous-estiment le nombre des manifestants dans les rues se révèlent en réalité comme une arme psychologique d’une redoutable efficacité car leur diffusion dans le public et les mass media a pour effet immédiat de décourager les syndicats et les manifestants eux-mêmes mais aussi et surtout de dissuader tous ceux qui sont tentés de se mobiliser et de participer aux prochaines manifestations. Personne n’est dupe, la police, par ses chiffres bidonnés, participe à la mise en œuvre du plan de campagne et de la propagande du gouvernement en essayant de créer un état de lassitude et de découragement parmi les irréductibles et les jusqu’au-boutistes mais aussi de gagner les indécis et les passifs et généralement de tous ceux qui sont facilement manipulables et violables psychiquement.

 

Troisième technique : retourner les indécis, les passifs et les hésitants

 

Dans Mein Kampf, Hitler distingue entre le propagandiste proprement dit qui est de s’attirer des adeptes et l’agitateur qui est de capter des partisans et des affiliés au parti. Dans chaque opinion publique, il y a des « zones mobiles » que les propagandistes et les agitateurs cherchent à mobiliser ou à neutraliser mais on estime généralement à 10% le nombre de ceux qui résistent à la propagande et à 90% le nombre de passifs, d’indécis et d’hésitants qui sont par définition influençables et violables psychiquement et dont les mécanismes psychiques sont facilement accessibles à la suggestion émotionnelle. Si l’on essaie d’affiner un peu les choses, on peut dire que dans chaque propagande, il y a en réalité deux propagandes différentes selon qu’elles s’adressent au 10% ou au 90%.

 

Pour neutraliser les contestations et les oppositions à sa « réforme » des retraites, la propagande gouvernementale telle qu’elle transparaît dans les mass media vise justement à gagner une grande partie des indécis et des passifs qui ne savent plus sur quel pied danser et qui n’ont que des idées très vagues sur la question des retraites. On assiste déjà à une première action du plan de campagne du gouvernement, le vote précipité de la loi sur els retraites à l’Assemblée nationale et au Sénat et visant deux choses : d’une part, décourager et neutraliser psychologiquement les opposants et les récalcitrants, c’est-à-dire ceux qui manifestent aujourd’hui dans les rues et d’autre part, gagner le plus d’indécis possible à sa « réforme ». D’ailleurs, cette stratégie de sape psychologique commence à payer et à donner des résultats tangibles à juger par les derniers sondages d’opinions qui montrent une majorité des français sado masochistes qui sont d’accord pour travailler deux ans de plus. Mais les sondages peuvent avoir aussi deux significations contradictoires : ils peuvent donner une image fidèle à un instant de l’état de l’opinion publique en montrant en effet un net fléchissement de l’opinion en faveur de la « réforme » du gouvernement, dû à l’action corrosive de sa propagande politique mais ils peuvent être utilisés comme un outil de manipulation psychologique pour retourner une opinion publique hostile en tapant directement dans cette immense zone immobile de l’opinion, les indécis, les passifs et les hésitants.

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés, réforme des retraites, propagande, gouvernement